‹ Œuvres complètesChapitre 73 sur 140 · CHAPITRE XUL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XUL

DE LA FRACTURE DE LA JAMBE. to

Les deux os qui composent la jambe , Savoir : le tibia'et Je péroné, peuvent être cassés ensemble ou séparément. Quelquefois l’un est cassé en haut, et l’autre en bas : rarement le sont-ils dans le même . endroit, si ce n’est lorsque la cause agit en même temps sur les deux, comme la roue d’une charrette, celle d’un carrosse , ou autre cause semblable. Quand la jambe se casse par un EOUp qui ne frappe que le tibia, ce seul os est cassé au lieu frappé ; mais le péroné se casse quelqueféts Parla chute du blessé, cet os ne pouvant soutenir seul le poids du corps. Pour lors la fracture du péroné se fait le plus souvent dans un endroit éloigné de celui où le tibia est cassé. Le même os peut être cassé en plus d’un endroit; et la fracture arrive quelquefois près de la jointure, où dans la jointure même, ainsi ‘qu'on ‘a vu, dans la luxation du pied, les malléoles se casser. Ces fractures ont différents figures , et souffrent différens déplacemens. Elles sont avec éclat ou Sans éclat , ef les esquilles séparées du corps de l'os sont entièrement

détachées, ou encore adhérentes aux chairs, Ce sont là autant de dif

férences notables dans la fracture de la jambe, qu'on peut diviser généralement en simple et en composée. Je parlerai d’abord de celles de la première espèce.

Les signes se manifestent à la vue ; à l’ouïe et au toucher. On voit si la jambe a perdu sa rectitude et sa figure ; on entend la crépitation quand on remue la partie, et que les os se froissent ; et on sent l’inégalité avec les doigts quand on les coule le long dela face interne du tibia ou le long de sa crête. Hi , ., La fracture du tibia seul est facile à connaître parce que la face interne de cet os n’est point couverte de muscles ; maïs la fracture du péroné se connaît difficilement lorsque le tibia n’est point cassé. Pour s'assurer s’il y a fracture au péroné il faut embrasser avec une main la partie de la jambe qui-est au-dessous des jumeaux, et, avec l’autre , la plante du pied près du talon. On tourne alors le pied alternativyement en dehors et en dedans pour pousser l'astragale contre la malléole externe, et faire mouvoir le péroné. S'il est dans son entier, avec la main qui tient la jambe., on s'aperçoit qu'il résiste ; et, s’il est cassé, on le reconnaît par la crépitation.

Quand on est assuré de la fracture, et qu’on a une idée juste du lieu où l'os est cassé, et, autant qu'il est possible , de la figure des pièces rompues , on rase la partie si elle est garnie de poils, et on se dispose à faire la réduction. Pour cet effet, supposant les deux os de la jambe fracturés à quatre travers de doigt au-dessus des chevilles, et le malade étant couché , la jambe cassée aussi près du bord du lit qu’il est nécessaire pour faciliter l'opération , un aïde passera doucementles quatre doigts de ses deux mains, les uns en dedans, les autres en dehors, au-dessous de l'articulation du genou et au-dessus du grasde la jambe. Ses doigts, avancés de chaque côté en dessous , entreront les uns dans les intervalles des autres pour s’affermir mutuellement, et les deux pouces s’étendront en devant pour embrasser la jambe au-dessous de la tubérosité du-tibia. Un autre aide, plus fort que le premier, placé au bout‘du lit, passerales doigts des deux mains. sous la jambe, au-dessus du talon, et les entrelacera les uns dans les autres, comme celui qui tient au-dessous du genou ; mais , la jambe ayant moins de volume par en bas, les doigts s'engageront plus avant, et les deux pouces se toucheront parallèlement en devant pour embrasser avec force toute la jambe. Le chirurgien , placé à la partie externe de la jambe, le dos tourné vers le pied du lit, embrassera:doucement le. lieu de la fracture avec ses deux mains ; les doigts en dessous et les pouces en dessus , sans les appuyer. I1 ordonnera alors aux deux aides de tirer chacun de son côté en levant doutement la jambe pendant que, avec ses mains, il soulévera avec douceur le lieu fracturé sans faire encore aucun usage de ses pouces,

Lorsque la jambe sera élevée assez pour faire aisément la réduction, le chirurgien fera tirer ses. aides fortement en ligne droile ;

et, avec le gras de ses pouces , placés, lun un peu au-dessus de l'autre, au-dessous du lieu de la fracture; il agira pour replacer les os: Cette opération, que les anciens appellent coaptation ou conformation, ne s'exécute pas toujours de la manière que je viens de dire. Souvent le chirurgien est obligé, pour comprimer plus

fort et plus exactement, de placer les pouces vis-à-vis l’un de l’autre pour faire effort dans l’endroit même de la fracture. Quand

ec moyen ne suffit pas, on est obligé de faire une incision pour découvrir les os, et mettre en usage les élévatoires ou le tire-fond.

On peut aussi se trouver dans la nécessité de scier un des bouts des os pour parvenir à les réduire, ou d’emporter, avec les gouges et le marteau de plomb, les pointes et les inégalités qui s'opposent à la réduction. | L # LE LU

J'ai jusqu’à présent évité ces opérations, qui sont quelquefois plus fâcheuses par leurs suites qu'elles ne sont cruelles par ellesmêmes, en me servant de lacqs pour faire des extensions assez fortes ; car la difficulté de réduire les fractures ne vient que de ce que quelques portions d'os se touchent encore par les côtés ; obstacle qui ne subsiste plus quand on a fait des extensions:suffisantes. La réduction peut aussi dépendre d’un tour de mäin que doit faire celui qui tient la partie inférieure quelquefois à droite, quelquefois

. à gauche, d'autres fois en haut ou en bas, et toujours dans le temps qu’on lui commande, car il ne doit point agir sans ordre, Il faut seulement qu’il soit bien instruit pour exécuter à propos ce qu'on lui ordonne : c’est pour cette raïson qu'il faut placer du côté du pied l’aide qui est non-seulement le plus fort, maïs qui est aussi le plus intelligent et le plus expérimenté.

Comme ces opérations sont quelquefois longues , il faut, dés le commencement, placer commodément les deux aïdes afin qu'ils puissent se conserver dans la même situation pendant tout le temps qu’on emploie pour la réduction et l'application de l'appareil.

Quand la fracture sera réduite, l’aide qui tenait la partie inférieure de la jambe au-dessus des malléoles changera doucement ses deux mains. Si c’est la jambe droite , il glissera doucement la paume de sa main gauche sous le talon du malade; le pouce embrassera le bas de la malléole externe , et les quatre doigts embrasseront le bas de la malléole interne. Il déplacera sa maïn droite avec la même douceur en glissant sur le pied, et sans le quitter. Il placera sa main de manière que la partie interne du pied soit dans la paame de sa main, que son pouce embrasse la plante du pied, et que ses quatre doigts embrassent le dessus du tarse le plus près qu'il est possible de sa jonction avec la jambe. Ce changement doit se faire avec promplitude , exactitude et douceur, en conservant la jambe dans la même situation, et en tirant toujours de l’une des mains pendant que l'autre se déplace, et des deux sitôt que la seconde

est. placée. Pendant cette manœuvre le. chirurgien maintiendra toujours le. lieu fracturé pour que rien ne se dérange, et ensuite fera. approcher de lui son. appareil, qu'il aura rangé lui-même afin que, sans chercher, il trouve toutes les pièces dans l’ordre où illes aura mises , et qui doit être celui dans lequel on les applique.

Il,prendra d'abord la compresse nié qu il FremRGEN dans Veau-de-vie aromatique.

Il la tiendra par les deux coins du côté non fendu avec les bouts des pouces et les deux doigts indicateurs; ces derniers étant placés en dessous et les pouces en. dessus. IL portera, la. compresse en dedans de la jambe ; il baissera les deux mains, et conduira lé chef non fendu de la compresse en,bas et en dehors de la jambe ; il ira chercher les bouts fendus de cette compresse avec le doigt du milieu et les autres doigts de chaque main ; il les tirera enfin de dedans en dehors par-dessus le chef non fendu de la compresse, lequel chef s’engagera en lâchant les poutes peu à peu jusqu'à ce que les deux bouts du chef fendu de Ja compresse laient entiérement recouyert, et aient passé par-dessus pour achever . leur circonvolution. On évite ainsi les plis et les godets. qui causer aient de la douleur.

. Cette compresse étant exactement appliquée, on prendra la pr emicre bande, longue de trois aunes et demie , plus ou moins , selon la grosseur de la-jambe ; elle aura trois petits travers, de doigt. de large tout au plus. On la déroulera de huit ou dix travers de doigt; et, pour l'appliquer avec facilité , on tiendra le globe dans la paume de la main droite ; sic’est pour la jambe droite, le. pouce sera placé du côté que la bande se déroule , et les quatre doigts embrasseront , du côté opposé, le globe de la bande. Le bout déroulé de cette bande sera tenu entre la partie du doigt du milieu opposé à l’ongle et les ongles des doigts indicateur et annulairé.

La bande ainsi tenue, le chirurgien tournera du côté de la jambe le dos de la main qui tient le globe ; il portera par-dessous la jambe le bout de la bande tenu par la main gauche , et l’appliquera. au-delà du côté interne du tendon d'A Chille, près de la face interne du tibia, et à l'endroit de la fracture. Le bout de la bande, s attachant à la compresse qui est mouillée, sera facilement. arrêté par. le second tour de bande. Lorsque la portion de bande déroulée aura été portée assez avant pour que le bout se trouve engagé dessous.,'on continuera, avec la main droite, de dérouler la bande jusqu’à.ce qu’elle soit descendue perpendiculairement, de la longueur. de-six travers de doigt, du côté interne de la jambe. Alors, avec la.main gauche, on prendra le globe, de. la bande en.ce lieu, et, dans le même instant, on portera. légèrement, dans la partie ntersatienl a jambe ,. les quatre doigts de la main droite, qu'on avancera jusques en dessous pour soufenir les pièces fracturées pendant que, avec la

main gauche , on commencera le second tour circulaire de la bande, Lorsque le globe aura été porté au côté externe de la jambe, on l'élèvera perpendiculairement et assez haut pour que la bande se trouve déroulée de cinq ou six travers de doigt. Pour lors, avec la main droite, on prendra le globe de la bande, sans le mouvoir que la maïn gauche n’ait été placée sous la jambe, pour soutenir Ja fracture , jusqu’à ce que la main droite ait achevé la seconde circulaire de bande , lequel doit couvrir exactement le premier (our. En continuant ce manuel on fait le troisième circulaire ; puis on commence les doloires en montant, et en observant toujours qu’alternativement l’une des mains soutienne la or pendant que l'autre déroule et emploie la bande. c

On remarquera que, la jambe étant plus menue au lieu où nous l'avons supposée fracturée , les contours de bande ne peuvent se faire en mourant par doloire sur le mollet de la jambe qu’il n’arrive un godet, c’est-à-dire un vide, dans l’endroit où la bande n’appuie pas; ce qui a deux inconvéniens : le premier est que ces tours de bande, n'étant serrés que par le bord supérieur , ne compriment la partie que comme ferait une corde ou un ruban étroit, et par conséquent ne peuvent contenir comme il convient la fracture: Le second inconvénient est que le:bord inférieur de la bande, qui est lâche, et fait un godet, se plisse au gré des tours de bande qui reépassent dessus : de sorte que le bandage non-seulement est inutile en ce qu'ilne contient point la partie , mais encore est nuisible en ce que la bande se plie et se chiffonne de manière à blesser le malade.

Pour éviter ces inconvéniens les uns veulent égaliser la jambe par des compresses qui s'étendent depuis le talon jusqu’au mollet ou gras de la jambe avant que d'appliquer la premiére bande ; d’autres font des renversés. A l'égard des compresses qu’on applique: avant la premiére bande , je n’approuve point cette méthode, parce qu’il faut que les circonvolutions du bandage approchent de la fracture le plus qu’il est possible pour mieux retenir les os dans leur place. Par cette raison les renversés conviennent beaucoup mieux.

Pour bien faire ces renversés il faut observer plusieurs choses : 1° de les commencer où la partie, devenant plus grosse, ne peul pérmettre l'application égale de la bande, c’est-à-dire iorsqu’on aperçoit que, si l’on continuait d'employer la bande, elle ferait des godets ou des rampans au lieu de doloires. 2° On doit observer de ne point déployer à la fois une trop grande portion de bande. 3° Il faut empêcher que le doloire qui vient d’être fait ne se relâche ; et, pour cela, on appuiera les quatre doigts de la main gauche sur la portion de la bande qui vient d’être employée en doloire; on approchera en même-temps le pouce en devant pour: diriger le renversé.

. 4° Pour faire ce renversé ainsi déterminé par l'avance du pouce on “renversera le globe de la bande de façon que lé bout supérieur de-

vienne infériéur , et par conséquent aussi que le bord supérieur de la bande devienne inféri ieur, et que Ce qui aurait été intérieur devienne extérieur. 5° Il nè faut tirer le globe dé la bande pour serrer qué lorsque le pli ou renversé est achevé. 6° On doit observer de ne dérouler de la bande , en la tirant doucement en bas, que ce qu’il en faut pour achever le tour, qui, commé on l'a dif, doit se finir en reprenant le globe de la bande avéc la main gauche. 7°. La main droite , en quittant le globe de la bande répris par la gauche, passera légèrement, de dedans en dessous, sur le renversé qu’on vient de faire pour l'aplanir et l’égaliser. La “Haiti droite , en faisant ce mouvement , doit suivre le glabe que la main gauche emporte de dessous en dessus en tirant modérément la bande en même temps qu'elle la déroule pour former le second renversé.

Après ce premier renversé, on en fait un second, puis un troisième, un quatrième , et plus s’il ést nécessaire , remontant toujours du côté du genou. On observera donc, à chaque renversé ou doloire , de relever la bande ; et, pour mesurer cette élévation ou l’éloignement d’un tour à l'autre , on prendra le témps que la bande passe par-dessous la jambe , ét qu'elle reparaît à la partie externe ; pour lors on règle aisément la distance qu’on veut mettre entre hate renversé. La précaution dont nous venons de parler est si nécessaire que , si on la négligeait, la bande , loïn de remonter , se trouverait souvent, en arrivant à la partie externe de la jambe, plus basse que le renversé au'on vient de faire. Il faut observer aussi de placer les plis des renversés de manière qu'ils se rencontrent en montant dans la même ligne; ce qui donne exactement la. figure d’un épi de bié. Lorsque les renversés ne sont plus nécessaires , on fait des doloires toujours en montant pour finir la bande près du genou par des circulaires. Si je suis entré dans un si grand détail sur la manœuvre de ce bandage, c'est parce qu’elle renferme celle de tous les autres, et qu’il n’en est aucun qu'on ne puisse exécuter dès qu’on s’est exercé à bien faire celui-ci.

Après une première bande, on en applique uné seconde, qui doit faire , comme la premièré, trois circulaires sur le Tieu de la fracture, puis descendre par des doloires jusqu’à la malléole externe, qu ’elle couvrira pour passer ensuite obliquement sur le cou-de-pied , ; traverser la plante du pied , revenir obliquement déssus , faire une croix de Saint-André avec le premier tour oblique, couvrir la malléole interne, retourner à la jambe, remonter par des doloires en passant sur la fracture, parvenir au mollet de la jambe, où elle formera des renversés, s’il en est besoin, pour finir par doloires près du genou, ainsi que la première bande.

Quand cette seconde bande est appliquée, on placé des compresses graduées, qui sont plus épaisses depuis le talon jusqu’au mollet qu’elles ne sont au-delà. On assujettit ces a avec

| FRACTURE DEULAMAMBE.:: ds

avec des dis: et ensuite on, applique trois longuettes qui ont douze ou treize, pouces de longueur, et “4 ouce et demi de largeur pour 1 les rands sujels , moins à proportion pouriles petits. À l'égard de leur épaisseur , elle est différente pour éhaque compresse. La premiére, qui s applique depuis:le: défaut : ‘du talon jusqu'à deux où trois travers de doigt du jarret, doit être fort épaisse par en bas et mince par en haut. La seconde, qui se place le Jong de la. partie interne du tibia, doit avoir deux. lignes d'énsambestoue son étendue. La troisième , qu'on applique en. dehors, <oit être un peu plus épaisse en bas qu’en haut, Ces trois compr esses, ainsi. appli- ‘ quées , sont tenues par les deux aides en haut.eten bas, puis arré- {ées avec une. troisième bande qui est plus longue que les premières. On commence l application de celle bande.par le. bas, au bord des trois longuettes., sur lesquelles on fait trois tours pour bien assujettir le bout dé bande; puis on monte par. des fioloits ejhinent bout supérieur des longuettes. Né Husi | Après avoir. décrit, le bandage pr Fo x ’ je vais: s “proposer une méthode qui m'est particulière , et que j'ai toujours pratiquée avec succès. Ayant appliqué une compresse simple, je prends une bande large de trois tfavers de-doigt, et longue de deux aunes.et demie, Je l'emploie à füre des cireonvolutions, les unessurles autres, à Pendroit de la fracture. Puis je fais des doloires en montant jusqu'à ce que je me sente obligé de faire des 1 renversés ; et, au lieu d'en faire plusieurs pour monter jusqu’au haut.de la jambe. 3j'en fais un seul pour repasser sur, la fracture , et finir ma bande en descendant ; jusqu'aux malléoles. J'applique ensuite trois compresses : deux sont jumelles et graduées } par leurs boufs , ayañt chacüne quatre ou cinq travers de doigt de longueur, un“pouce de largeur.et six lignes d'épaisseur, excenfé par Jés Bouts, que je laisse un peu plus minces. Ces deux compressés se placent, l'une, intérieurement, dans le-creux: qui se trouve entre le tendon d'Achille et le tibia; l'autre, en dehors, dans un pareil creux , qui se trouve entre le tendon et le péroné : dé manière que le tendon d'Achille n’est point comprimé , etque les os sont ténus de plus près. Outre ces deux petites compresses ielles j'en applique une troisième, laquelle a Un peu plus. de cing travers de doigt Lie en carré , et six lignes d'épaisseur. ; éxcepté un demi-travers de doigt de tous côtés, oùelle est graduée ét plus mince: Le milieu de cette | compresse couvre le tendon d Achille ; eile. ENT reste:les deux petites. compresses que j'ai appelées jumelles, ets’étend depuis le défaut du talon jusqu’ au défaut du. mollet. Je: prends ensuite laseconde bande pour assujettir le tout, en cormmencant près dutalon , puis remontant jusqu’à la fracture, sur. laquelle je: fais trois tours avant de remonter en haut pour. finir. ma bande, Pappliqueenfin les

compresses Jongnettes, que 1 ei avog Ja trejfieme: endepai ainsi qu'il a + dif, TN

La dernière bande étant appliquée, on met des plaques de ferblanc. ou des cartons qui sont d’un pouce moins longs que les longuettes; et:suffisamment larges pour embrasser toute la jambe à ua.{ravers de doigt près , tant par devant que par derrière. Ces cartons sont un peu échancrés par en'bas et par en haut ; on les applique, l'un en dedans, et Pautre en dehors ; on les retient avec ‘trois lacqs de rubans qui font deux tours, et qui sont liés, à la | partie extérieure de la jambe ; par un nœud et une rose : on commence par lier le lacq du milieu , puis on lie les deux autres.

La jambe étant ainsi ajustée, on la place dans des fanons. Je ne répéterai point ici tout ce qui a été dit de la manière de construire : et de poser ces fanons au sujet de la fracture ‘de la cuisse. Pour celle de la jambe, il.suffit qu'ils soient assez longs pour embrasser Jes jointures qui sont au-dessus et au-dessous de l'os fracturé , c'està-dire qu’ils doivent s'étendre depuis le dessous du pied jusque vers la partie moyenne de la cuisse. On garnit les côtés de la jambe avec de petites compresses ou des coussins pour remplir les endroits creux, et défendre ceux sur lesquels les fanons pourraient trop fortement appuyer. Avant de nouer les lacqs qui doivent attacher ces fanons , il faut que le devant de la jambe soit garni d’une compresse épaisse pour empêcher que les tégumens soient blessés par les lacgs , surtout à l'endroit de la crête du tibia.

Pour tenir le pied dans une situation convenable on se sert, comme il a été dit au sujet de la fracture de la cuisse, d’une semelle garnie d’une compresse, et assujettie aux fanons par un double lacq. Enfin, pour éviter l’enflure et les dépôts , on met sur le dessus du pied une compresse trempée dans quelque Re siens , comme J’eau-de-vie aromatique... :

La jambe sera un peu élevée du côté du pied pour: favoriser le retour du sang et de la lymphe. Elle sera du reste sûrement et mollement- appuyée. On la posera sur ‘un oreiller mollet, égal, et appuyé sur un matelas qui lui-même doit être fort égal. Pour cet effet le lit doit être garni de matelas ‘seulement, sans lit de plumes ; et même il est bon de mettre, entre le premier etle second matelas , une planche qui occupe depuis le pied jusque par-delà la hanche. Au moyen de l’archet, qui est une espèce de demi-cercele ou demicaisse de tambour , on fait un logement à la jambe et au pied , qui les met à l'abri de K pesanteur du drap et des couvertures du lit, -et sous lequel il reste assez d'espace pour garnir la jambe et le pied de serviettes et autres linges chauds , qu’on réchauffe de temps en temps lorsque le pied est froid.

Le malade doit être couché en droite ligne sur le dos , ayant la tête médiocrement élevée pour sa commodité; mais point trop, de crainte que la pesanteur du corps ne l’entraîne vers le bas. La planche et le billot mis en travers au pied du lit, ainsi qu'on l’a

proposé pour la fracture oblique de la cuisse, servent au malade pour se relever vers le chevet du lit, et lui sont d’un grand soulagement, de même que la corde pendue au plancher, au moyen de laquelle il se meut'sans peine pour tous ses besoïns. Le malade ainsi placé, on le saigne quelque temps après, ou même sur-le-champ en cas de nécessité ; on réitère la saignée ; on lui fait observer le régime ; on le tient fort chaudement enhiver ; on remédie aux excessives chaleurs de l'été. Voyez la Cure générale des fractures (1). | . Vo | De la Fracture compliquée de la Jambe.

Après ce que j'ai dit de la fracture compliquée dans le général des fractures , et de celle de la cuisse en particulier , je pourrais me dispenser de parler de celle de la jambe ; maïs le traitement des fractures compliquées est une matière si utile qu’on ne peut trop l’agiter. Je ne ferai cependant que rappeler ici les ehoses qui sont déjà détaillées ailleurs, et j'espère que , malgré la multitude et la variété des faits, dont on ne peut prévoir tous les cas, on trouvera, dans ce chapitre ou dans les âufres , de quoi se conduire sûrement dans la cure de différentes espèces de fractures compliquées. ”

J'ai déjà traité, dans la cure générale dés fractures ,; de la manière de remédier aux accidens qui peuvent faire qu'une fracture simple devienne compliquée , et dont les principaux sont lé gonflement et l'inflammation. Les maladies qui, outre l’apostème, peuvent compliquer une fracture sont : les luxations ; lesulcères, les caries, les plaies. À l'égard de la fracture avec luxation, on a suffisamment traité , dans le premier volume , de la manière de se conduire dans cette espèce de complication. Je vais donner des exemples de frac-

ture compliquée d’ulcére et de carie, P

Un jeune garçon de dix-huit à vingt ans avait ün ulcère avec carie à la partie moyenne du tibia; et, depuis plusieurs années, -il négligeait ce'mal. 11 arfiva par hasard que la roue d’une charrette lui passa sur la jambe, et la fractura àdl’endroit de la carie. La roue n'eut pas de peine à découvrir los ’ qui n'était couvert que par des chairs baveuses et spongieuses: Le péroné était dans son entier; et peut-être que le tibia n’aurait point été cassé sans la carie, qui avait altéré près de la moitié de son épaisseur. bte

Après avoir reconnu la maladie telle que je viens dela décrire, je posai la. partie fracturée sur un petit matelas de la longueur de la jambe ; j’apprétai l'appareil. Je plaçai sur des fanons toutes les pièces nécessaires suivant l’ordre de leur application; ensuite je pansai la blessure. | ei

Je coupai loutés les mauvaises chairs, non-seulement celles qui étaient en

() La situation étendue de la jambe tient ses muscles fléchisseurs dans une extension très-fatigante. Voyez la nouvelle méthode de traiter les fractures el les luxations, par M. Pott, célèbre chirurgien de Londres, traduite par

M. Lassus. Paris, 4777, T, IT, pag. 389, ”

id ; 192 TRAITÉ DES MALADIES DES OS, partie détachées, mais même celles qui étaient encoré adhérentes: aux, 05 cariéss. ILn°y, eut aucune extension à faire parce que le pérôné était entier. : ce qui. avait empêché les os de monter les uns.sur les autres. La piéce inférieure surpassait seulement dé deux lignes le niveau de la:supérienre :.je<la replaçai en. IL ‘poussant avec lé pouce: dass main, et relevant le pied de l'autre; je garnis toute la plaie:de.charpie sèche, et, ayant essunyé le sang qui était autour, je fis passer sous la jambe. les, fanons sur lesquels était le réste dé mon appar il; qui consistait en.une compresse simple, fendue par les deux bouts, : avec laquelle je couvris Ja plaie en renversant les quatre chefs de la compresse les uns après les autres. Je mis ensüite une compresse plus épaisse pour s'imbiber des matières qui découleraient de la plaie, et. empêcher que le reste du bandage nié se gâtét. Aprèscette compresse, j'appliquai le bandage à dix-huit chefs en commencantpar les chefs du milieu, continuant par ceux d’en bas et d'en haut, et engageant toujours chaque bout de bande sous le suivant. Quänd j'eus placé six chefs de chaque côté, je mis, tout le long de a jambe , deux. compresses, l’une. en dedans , ét l'autre en dehors, pour servir d’attelles, lesquelles furent ‘assujetties par les Six derniers chefs du bandage. Pat dise tout je lai, avec trois Jacqs, deux routtières de. carton qui embrassaient la jambe ; je mis une compresse Baisses large de quatre doigts, et. aussi longue que iés fanons, sur la partie antérieure Fe la cuisse, de la jambe et du pied; par-dessus cette compresse je liai les fanons avec quatre lacqs, également partagés depuis les maliéoles jusqu” à quatre doigts au-dessus du genou, et observant de ne point faire passer les lacqs sur l’eudroit de la plaie où ils auraient pu nuire beauconp. Je soutins le pied. par une semelle garnie d’une compresse, et me servis de faux ADP comme je l'ai - proposé dans la fracture compliquée de la cuisse, «

Je pansai ainsi cette fracture pendant plusieurs jours sans avoir r égard à la cure radicale de Ja carie, parce que lé malade avait de la fièvre; mais, sitôt que cet accident eut cessé, j'appliquai le. cautèrê actuel sur les bouts dés os cassés et cariés, après avoir emporté-une partie de la carie avec le trépan exfoliatif, Le lendemain j'appliquaisencore le. feu, et je pansai dans la suite avec des plumasseaux trempés dans la teinture d'aloës que je mettais sur l'os , n ’nsant, dans les commencemens, que du digestif simple sur les chairs, et, dans la suite. de l'onguent- brun pour en empécher le opis grand accrois seen, qui est fort nuisible, Je suivis cette niéthode jusqu’à ce que l'os fût, exfolié, ce qui arriva cinquante jours après Papplication du: feu : poux Jors, je laissai venir les chairs , et procurai Ja’ cicatrice à la manière ordinaire. srl @n)

La fracture avec ulcère sans carie et sans 08 découvérts se pan- . serait comme ue fracture simple sil ulcère, qu'on doit panser tous ‘les jours, ne demandait absolument qu’ on. se serve d'un bandage à dix-huit chefs jusqu’à son entière guérison. Après quoi oh se sert du bandage de la fr acture ri en cas se le cal ne soït pas encore formé. : ifeue Lorsque la fracture est aitiqu ét: Wave plaie faite par un instrument tranchant, ik.faut rejoindre d’abord iles lèvres de la plaie au moyen: d’un bandage unissant si elle est en long, ou au moÿen de-la suture sk.6lle est fort oblique, ou transverse, etse servir du bandage à dix-huit chefs jusqu'à l'entière réunion de la plaie. Cette méthode réussit pourvu que le sujet soit bon, et qu'il observe tnirégime exact:

du moinsje lai vue réussir à un bras presque out coupé d’un Coup de sabre. La fracture dela mâchoire dont, J'aiparlé, et qui était accompagnée d'une plaie à lambeaux ; peut.aussi être rapportée ici.

| Dans Ja fracture avec plaie et brisement-desos onse conduira selon ce que nous. ayons prescrit dans le chapitre-deJa Fracturede la cuisse, c'est-à-dire que, s’il se trouve des esquilles-éntièr ement, séparées, on.les.tirera , et qu’on remettra en leur lieu celles-qui-sont encore adhérentes aux chairs, parce qu’ elles peuvent se réprendre, ou que, ne se reprenant point. elles tombent avec la suppuration ; cependant, si ces ésquillés ou même. les:bouts.des. os étaient si pointus que les vaisseaux , les muscles ou les tendons en pussent être incommodés, il faudrait les couper avec un ciseau , des tenailles i incisives.ou autres instrumens que le chirurgien croira plus convenables. S'il \ ‘avait hémorrhagie, il faudrait arrêter le sang par la ligature, par le bouton de vitriol, ou par les autres styptiques , ‘ou enfin par la seule compression: ‘On-frouvera dans V'article de la Fracture compliquée de la cuisse la préférence que méritent ces différens moyens selon les | différentes circonstances. S'il ÿ a quelques corps étrangers, comrne sont les pierres, les balles , quelque portion de botte, de bas ou de chaussette et autres , il faut les tirer en.suivant les règles de l’opération. de l'exéré èse; ensuite on applique le bandage à dix-huit chefs et le reste de l'a appareil comme il a déjà êté dit.

J'ai vu employer, dans.les fractures avec plaie : au bras, à lavantbras, à la mâchoire et à la jambe , une espèce de cuirasse moulée sur la partie et garnie de compresses, à laquelle on pratique une petite porte jointe par une ou deux charñnières , et qui se ferme par un crochet, et s'ouvre à l'endroit dé la plaie afin de la. panser commodément. Cette espèce de machine convient moins aux fractures de la jambe et de l'avant-bras qu’à celle du bras, de la mâchoire, parce que lon peut placer l’avant-bras et la jambe commodément sur les oreillers, et les assujettir de manière que l’on les panse. commodément sans déplacer les os ;.ce qui n’est pas de même à la maàchoir e etau bras , où il est assez difficile de tenir tes os dans Jétat où on les

a placés. Qn trouve dans l’Arsenal de chirurgie. dé Scultet la description de plusieurs machines qui approchent de celle dont nous parlons. L'usage dé la boîte est. beaucoup plus. familier. Je vais en proposer une plus ne encore que celle dont on se sert ordinairement.. La |

pacs d'une Boîte de SN MeG invention pour le pansérent ( des Fractlures compliquées de la Jambe,

Pour que.les os cassés se. réunissent parfaitement on ei qu ils doivent être rejoints et affrontés de manière à se foncher exactément | par toutes leurs surfaces cassées. On sait de plus qu'il-doit exsuder ‘réciproquement. -des deux bouts. un sue nourricier qui aititoutes

les conditions requises pour agglutiner et souder ainsi les partiés cassées; mais ces conditions ne suffisent pas, il faut en outre que , pendant les trente ou quarante jours, pls ou Moins , que la réuniort des os est à se faire, Îls soient maïntenus en repos afin que la colle . qui se fait par le suc nourricier ne soit point interrompue, dans sori agglutination, par des mouvemens qui détruiraient en une minute l'ouvrage de plusieurs jours. Pour satisfaire 2 à cette dernière intentiori on panse les fractures le moins souvent qu'il est possible; le bandage ne doit être hi trop serré nitrop lâche; il faut quele corps du malade soit commodément placé, el que la partie blessée soit un peu élevée afin dé faciliter le refour des liqueurs ; ; elle doit être aussi placée mollement, et dans un lieu assuré, afin que tout invite la partie et le malade à garder lerepos , si nécessaire à sa guérison.

La nouvelle machine que je propose, et que j'ai déjà présentée à l'Académie, est d’üne grande ulilité pour assurer tous ces avantages. Avant que de la décrire, je pense qu ‘il convient de donner une idée de celles dont on s’est servi jusqu ‘à présent : le lEteur sera plus en état de juger par la comparaison.

Je ne parleräi point des boîtes on des fanons, qu on SL convenir aux fractures simples parce ‘qu'il est assez facile de les contenir. Il n’en est pas de même des fractures compliquées : pour les maintenir on s’est servi d’écorce d'arbres, de fanons, de faux fanons et de boîte; mais le succès a fait préférer ce dernier moyen, et c’est aussi le seul auquel je m'’arrêterai, d'autant mieux que la machine que je présente n’est elle-même qu’uné boîte perfectionnée.

La boîte ordinaire est composée de quatre piéces ; savoir : d’une : semelle, d’un plancher et de deux murailles. La semelle est jointe à l'extrémité du plancher par deux gonds qui entrent dans deux fiches, et les deux murailles sont jointes de même aux parties latérales du plancher : de manière que les unes et les autres de ces pièces peuvent se joindre et se séparer du plancher pour les utilités que on dira ci-après ; le plancher est couvert d’un petit matelas qui soulient la jambe ; les murailles , aussi garnies dé matelas , en s’'approchant, contiennent la jambe, et empêchent les mouvemens qu’elle pourrait faire sur-les côtés ; la semelle matelassée soutient la . plante du pied;, qui, par son moyen, est tenu plus ou moins fléchi à la faveur de deux crochets qui, des deux côtés de la semelle, vont s'engager dans deux crémaillères attachées au bout et à l’extérieur .des murailles; ces crémaillères ont plusieurs trous pour donner plus ou moins d’élévation à la .semeile dont elles reçoivent les crochets.

La boîte nouvelle diffère de la première et par sa structure et par ses usages. Par sa structure elle diffère 1° parce que, au lieu de plancher, elle a une espèce de lit de sangle, formé par un coulil cloué sur un châssis, lequel est COMPOSÉ de deux jumelles , cintrées

à l'endroit du pli du genou, et de deux traverses , dont l’une, droite et plus courte, joint les jumelles par lé bout du côté du pied; l'autre, plus longue et cintrée, les joint du côté du genou. La seconde chosé ‘en quoi cette ‘boîte différe de la première est un châssis composé. aussi de deux jumelles et de deux traverses , le tout parallèle au châssis de dessus, excepté que les jumelles de ce dernier châssis sont toutes droites, et que celles du châssis supérieur sont cintrées sous le jarret., Les jumelles de l'un et de Pautre châssis, par le bout qui regarde la cuisse, sont jointes ensemble par deux charnières, ce qui permet de les écarter et rapprocher plus ou moins ; ét, pour les maintenir au degré de proximité ou d’éloignement qui convient , il y a une espèce de palette jointe par deux gonds de bois, reçus dans deux fiches attachées aux extrémités des jumelles du châssis supérieur ; cette palette se plie contre les jumelles ; et peut $’en éloigner par une suite de degrés qui lui sont marqués par des crans creusés sur là partie supérieure des jumelles du châssis inférieur du côté du pied : de manière que Ton peut lever plus ou moins et baisser de même le. châssis. supérieur sur lequel se trouve la jambe.

Telle est la construction dé cette machine ; qui, sans avoir les défauts de la boîte ordinaire , en ætous les avantages, avec beaucoup. d’autres encore plus considérables. 1° En conséquence du double châssis , la jambe peut être élévée plus ou moins pour la satisfaction. du tilades qui, ne pouvant sans peine être” long-temps dans: la même âttitude, se trouve trés-soulagé quand on lui baisse la jambe, ou quand on là lui relève à son gré. L'on change ensuite l'attitude du malade sans qu’on ait à craindre que les 6 rompus se déplacent, parce que ce changement ne dépend que de la flexion ou de l'asterièn du genou » mouvemens qui peuvent se faire par le moyen du châssis supérieur sans courir le risque dé déplacer les os,

2 La palette, ayant des degrés de repos sur les jumelles du châssis . inférieur, peut mettre fa jambe en sûreté à tous les degrés de hauteur qui conviendront au malade dans lés patsemens ou dans'les intervalles.

3° Comme les fractures: compliquées: doivent ordinairement être pansées ‘une ou deux fois par jour, et que, à chaque pansement , faut lever et baisser la jambe, pour que ces mouvemens ne soient point nuisibles à la formation du cal on lèvera le châssis supérieur, et par conséquent la jambe, jusqu’à ce que la palette soit à son dernier degré d'élévation: Dans cette situation ‘on fera tenir la jambe par deux aides ; on baissera ensuite le châssis supérieur pour le tirer dé dessous la jambe , et le donner à un élève, qui le nettoiera, et le garnira d’un nouveau bandage; ensuite on le remettra sous la jambe à la hauteur convenable pour la replacer : par ce moyen on évite des mouvemens nu: , auxquels on s’expose-

toujours lorsque, pour lever Ja jambe ‘ou pos la baisser, on emploie:deux nominés, qui ‘souvent n'ént pas la force ni Peu: esse qu'il fautavoir. 7 | j

“40° jé Coutit dont le châssis Li est garni. fait une espèce de lit ‘dé sangle, sur lequel Ta jambe. est bien plus commodément que sur le plancher de l’ancienne boîte : Je molletset.le talon & "y: né Late un logement, et toute la jambe paraît s'y rouler.

59 Le: cintre des jumelles, du châssis: supérieur qui se trouteih Yendroit du. pli du genou. est, très-utile: en ce: qu'il tient'la jambe

pliée, te qui ne contribue pas peu à éviter a Gouleur insupportable

du talon, douleur que sentent presque tous ceux-à quion met la jambe dans la boite ordinaire, qui-tient la partie trop:étendue ce qui cause la tension: du tendon. FAC y au : lieu qu'on: le relâche en pliant la jambe. : à}

6° Le châssis inférieur recoit, ds son carré, tenir dui mate pressé par le poids de la jambe, ce quiretient la boîte, etl'empêche de glisser : vers le pied du lit: avantage que: n’a point da boîte ordi naire, parce qu’elle estunie, et qu ‘elle ‘glisse: sur assises ow sur le motos: |

Page 1