‹ Œuvres complètesChapitre 95 sur 140 · MT · texte numérisé non relu

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EH ou of fort , et suivant la manière dont il a été WHO. 3 J'ai observé en effet que le même coup, poussé avec la même force ,

cause une bosse bien plus considérable et plus prompte à paraître

s'il, frappe obliquement que s’il frappe perpendiculairement; car, dr ce dernier cas , comme la contusion est plus forte, et les vaisseaux étant, pour ainsi dire; écrasés, le sang qui doit faite la bosse est long-emps retenu dans les vaisseaux avant de s ’épancher ; au lieu que, lorsque le corps qui frappe est poussé obliquement , il déchire les vaisseaux plus qu’il ne les meurtrit, et le sang sort plus promptement eten plus grande quantité : ce due dt une bosse plus grosse et plus prompte à à paraitre.

De cette dernière espèce de bosses il y.en a: qui. er dures, et d'autres qui sont molles. La dureté vient du: sang quis'infiltre dans ‘le tissu cellulaire du péricrâne, du périoste ou de la peau , de. la même manière que le sang qui s'infiltre dans le tissu cellulaire des environs d’une veine mal ouverte y forme un trombus. La mollesse des aulres bosses vient au contraire de ce que le sang ; au, lieu. de s’infiltrer , s'amasse dans un seul endroit où l’oa sent au toucher de la. mollesse et de la fluctuation. Ceux qui voient ces tumeurs pour la: première fois DeRyEns se. vAF URSS dans le jugement ques en portent. : is dede fine ta

Un jour on me’ manda pour voir l'enfant d’un de mes voisins qu’ on disait avoir le crâne enfoncé par un coup de. bâton sur le pariétal droit. Ce coup produisit à l’instant-une bosse de la grosseur d’un œuf de poule :il est wrai que le milieu de cette bosse étäit mou; et, comme iLobéissait, ilsemblait, en y touchant , qu'on enfonçait le doigt plus avant que la convexité du cr ‘âne. Ce qui trompait encore plus c'est que là circonférence de cétte: tumeur était ferme ,'et résistait comme aur aient fait les bords d’une enfonçure de âne: des plus considérables. Si je n’avais pas été trompé par ces appar ences quelques années auparavant ,.je l'aurais été cent fois; car rien*ne ressemble mieux à l’enfonçure du crâne que ces sortes de tumeuïs; et afin que les jeunes chirurgiens: profitent de un remarque, je leur ca rapporterai à ot di exemples.

L’ enfant dont il s agit ici fat sa sans fnciston, ‘par + re et les médicamens dont j'ai parlé, quoique la tumeur. fût grosse , et-qu’elle contint plus de’trois cuillerées de’sang ; mais il ne faut pas toujours. s'attendre à un pareil suCCès ; Care quelquefois , loin que la tumeur diminue et se dissipe,. elle ‘augmente | au contraire , et devient douloureuse les premiers jours, à moins que quelques circonstances particulières ne s'y opposent. Si on voit que Ja tumeur augmente, ou qu’ elle devienne douloureuse, H faut J'ouÿrir, faire: sortir le sang qu ’elle- contient, et ne point: dilater ni remplir la plaie de charpie, à moins qu'il n'y ait “hémorrhagie. Une pareille plaie est . toute simple , et ne demande que la réunion. Dans le premier cas c’est une marque qu il Y a quelque grosse branche d’artère ouverte ; "et, dans le second ,c est un'signé qui menace d'inflammation : alors il est nécessaire d'ouvrir, parce que, si fl épanchement devient con-

sidérable, la résolution ne peut se faire, et que d’ailleurs il faut dé- \ 25

couvrir Je. vaisseau pour arrêter le Sang ;:et, dans le second cas, on Goit aussi ouvrir ; parce que l’inflâmmation ‘qui surviendrait rendrait cette maladie fâcheuse par les accidens qu’elle attirerait.

J'ai dit que rien ne réssemblait plus à l'enfoncure du crâne que les bosses dans lesquelles il y à un épanchement considérable , surtout. lorsque le sang a conservé sa fluidité ; mais cette’ ‘espèce de bosse en impose bien davantage lorsqu'on apéreoit une pulsation: 2 ai vu PINsiers foisle cas arriver; en voiciun A 1 :

.Un enfant de huit à néif ans tohba* asus une câve : il se fit urie- bosse de Ja grosseur d'ue poire de rousselét; elle occupait la tempe depuis le coin de l'œil jusqu’au. devant, de l'oreille. IL n°y avait pas un quart d'heure que cet enfant: s’élait blessé lorsque je le vis. Toute la “maison était en alarmes parce qu’ un jeune chirurgien, qui venait de lui raser la tête, avait dit indiscrètement : que ‘les os du crâne étaient enfoncés , et. qu il faudrait faire lopération du trépän, Cette. tumeur était comme: ‘celle dont j ai parlé ci-dessus, c’est-à-dire qu elle était molle, et que sa circonférénce résistait comme feraient les bords d’une enfonçur ‘e., ‘Une autre circonstance qui semblait confirmer le jugement qu’ou ‘en avait porté c’est qu'il y avait une pulsation des plus. considér ables, que deux de n'es” ‘confrères disaient être causée par le mouvement pulsatif de la -dure-mère! : je les.assurai qu “l n'y avait point d’enfoncure, et que la pulsation que l’on'apercevait était celle de l'artère temporale; qui, ayant été. ouyerle par le Coup, formait ce qu’on appelle anévrisme, par épanchement; qu’aû ae UE nous saurions bientôt la vérité puisque l’un ou l’autre cas exigeait qu’ "on ouvrit la tuneur. : Non-seulement il n’y avait point d’enfonçure à l'os, mais le sang épanché se trouva entte le crotaphite et les tégumens. Celui quiscoulait encore du Yaisseau ouvert fut: arrêté par une simple compression, dont-on céssa, l'usage 1e deuxième jour. On pansa cette plaie in ns rs . et elle fut promptement guérie. : # $

Le fils de mon couielier. , âgé de dix ans, tomba. dans une cave. Le sommet de la tête porta en glissant sur le bord du degré. Ileut sur-le-champ une bosse de la longneur de cinq poucés, large ‘de den, travers de-doigt, occupant toute l'étendue de la sujure sagittale. ‘on y sentait une pulsation si forte que plusieurs crurent, en ‘touchant cetté bosse, que la suture sagittale était écartée; ce qui n'était pas: Jefis, à la par tie postérieure de cette bosse, une incision longitudinale de la longueut d’un pouce, et j jé: fis sortir tout le sang. caillé ébéfluide qui était ‘épanché ; mais parce: qu'il n 14 avait pas plus d’un quart d'heure que cet énfant était blessé, l’hémorthagie éontinuait , parce que : le caillot n avait pas eu le temps dese former à l'embouchure des vaisseaux . qui fournissaient le sang. Pour lParrêter jesfis : une compresse épaisse d’un. travers de doigt, percée d’un trou que je plaçai vis-à-vis l’incision,; le surplus de: la compresse qui s'étendait” sur Les tégumens ep était assujetti pa. un bandage compressif, ; qui, Comprimant le reste, arfêta le sang, et DAIEURR la réunion ? de: “manière que le blessé fat. guéri en trèé-pen de jours. - ù

Depuis ce temps-là j'ai guéri plusieurs, bosses, même plus considérables , sans les ouvrir; mais je conseille’ de ne pas.porter. trop: loin l'espérance de résoudre le sañg épanché , car , pour différer trop long-temps d'ouvrir , ce sang s'altère; il survient inflammation au

péricrâne , qui se communique dans l’intérieur, @t qui fait périr les” malades. J'ai vu arriver d’autres événemens moins fcheux pour avoir tardé d'ouvrir ces sortes de tumeurs sanguines.

Tinel dame de. snndi bon iomba,s sur 5. le bras ‘dan fauteuil, “ el s sê fit une contusion.sur Vos. de la pommette : il survint une bosse de. la grosseur d’une pomme d'api. Jelà pansai dans l'espérance de résoudre plus de ! trois cüillerées de sang que contenait la tumeur , et j’ espérais de rêu lr parce que, en vingt-. quatre bout es’, la compression avait dispersé le sang dans le voisinage, et que tous les signes de la résolution’s’y- rencontraient. Le. quatrième jour je"nvaperçus d’üné Lumeur ae-dessous de, Los de là pommette, laquelle se cachait sous cet os lorsque j je la préssais ; A je: por tai un doigt. dans la bouche au-devant du muscle masseter, où était précisément le refuge de cette tuni eur lor squ’on la pressait par dehors ; ellé était grosse comme une noix, et con jait un fluide que je ne doutai point être du sang qui ne s'était point dispersé, par ce que l’os de 1 pommette je mettait à l'abri de la compression. Dès lors jé jngeai qu’ il serait nécessaire, d'ouvrir, et je le proposa : à la malade, qui n’y voulut j jamais consentir ; ie. fui proposai même d'ouvrir du côté de la bouche ; ellede refusa, etfit usage. de toutes sortes de topiques, qu elle prit des mains dé tous ses amis, Enfin la tumeur, devenüe plus g grosse, mais sans Jui causer de vives douleurs , parut à avoir émincé la peau dans un espace rond et grand comme un denier : 2 j'aperçcus de la fluctuation, et j'obtins.de faire une simple ponction avec la lancette. La matière qui en sortit était fluide et br une; mais en petite quantité : de.sorte que la tumeur ne diminua presque point. L e plaçai une petite tente dans l'onver ‘ture ; le lendemain; je trouvai la tente chassée par une chair rouge, mais indolente. Comme elle excédait la peau, je. la tirai Sâns peine au dehors de la longueur de” cinq à six lignes, et ie la coupai sais causer la moindre douleur et sans effusion de.sang. Cinq. ou six jours de suite je tr owvai par eille excroissance, et je la coupai de.même que la première fois ; enfin, le sixième jour ,'la chair ne parut point : j’essayai de la faire sortir en RATE le.fond de la tumeur avec le doigt ; que jé portai dans la bouche ; mais la tnmeur était si diminuée que-rien ne sortit ; et, peu de jours après , a plaie sé ferma, et la

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