‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 100 sur 170 · A^Zécru "it'jpi · texte numérisé non relu

A^Zécru "it'jpi

2. L'intcvpréle -a. mis en cet endroit ardentissimo igne , et plus bas il a mis calca viva. Mais le y.xi kùtoI qui est au deuxième passage l'ait bien voir qu'ils n'ont tous deux qu'un même sens. Outre que ces païens étoient trop cruels pour faire mourir tout d'un coup, ardentissimo igne, ceux contre qui ils cloient si enragés, oùx -ùdxj^ èiri roc xupjjLÔzx-x fj.ép-n rù^ 7rA>5-/àç s'jîî/jsv, dit Pliilon, 'ha. fj.v} Ôxtztov Te).zurr,7a.yrsq , zxzto-j xv.l Tyjv Tûv èou-jr,p(h-j àjriXr^'piv KTro^&jvTat. 11 dit même qu'ils ne brûloient les Juifs que dans de fort petits feux, composes d'un peu de sarments, oiccrpor-fjO-j y.v.i èTCift-r/Xsarspo-j oÀsOpov oet/.ai'otç Tsy-^y.^ovzs:. — IJYote de Racine.^

3. Saint Macar. — 4. Saints Épimaque et Alexandre. — 5. Sainte Ammonarie. — 6. Sainte Mercurie. — 7. 2s/zvo7r,oe7rfTTâT/7 Tipisèvrii — S. Sainte Denise.

l'amour qu'elle avoit pour Dieu ; et une autre femme que l'on nommoit encore Amraonarie'. Comme ie juge étoit tout honteux d'avoir exercé en vain tant de cruautés, et qu'il rougissoit de se voir vaincu par des femmes, ces trois dernières ne passèrent point par les tourmeus, mais il les fit tout d'un coup périr par le fer. Aussi leur illustre conductrice, la généreuse Ammonarie, avoit été assez tourmentée pour toutes les autres.

Ensuite Héron, Ater et Isidore, qui étoient tous trois d'Egypte, furent livrés en jugement avec un jeune enfant de quinze ans, nommé Dioscore'. Le juge voulut commencer par ce dernier; et croyant qu'il se laisseroit facilement surprendre ou intimider, il tenta d'abord de le persuader par de lieaux discours, et enfin de le forcer par les supplices; mais Dioscore ne se laissa ni tromper ni vaincre. Quant aux autres, après qu'il les eut fait mettre tout en sang, voyant qu'ils demeuroient toujours fermes, il les fit aussi jeter au feu. Mais, pour revenir à Dioscore, s'étant fait admirer de tout le monde, et ayant répondu avec une extraordinaire sagesse à toutes les demandes qu'on lui faisoit, le juge, qui ne pouvoit s'empêcher lui-même de l'admirer, ie laissa aller, disant qu'en considération de son âge il lui vouloit encore donner du temps pour se repentir. Et maintenant cet invincil)le soldat de Jésus-Christ est avec nous, ayant été réservé pour soutenir un combat plus long, et pour remporter une couronne plus sublime et plus glorieuse^.

Il y eut un autre chrétien qui étoit aussi d'Egypte, et qu'on nommoit Némésien, lequel fut faussement accusé comme un compagnon de voleurs. Mais s'étant purgé, en présence de son centenier*, d'une calomnie qui lui avoit été imposée avec si peu de fondement, on le déféra ensuite comme chrétien, et on l'amena lié et enchaîné devant le proconsul', qui, par une extrême injustice, l'ayant fait fouetter et tourmenter au double de ce que les voleurs ont accoutumé de l'être, le fit brûler en la compagnie de ces infâmes. Et ainsi ce bienheureux martyr eut l'honneur d'être traité en sa mort comme on auroit traité Jésus-Chrisl même.

Au reste, il y avoit devant la place où les juges étoient assemblés une compagnie entière de soldats chrétiens, qui étoient Ammon, Zenon, Ptolémée et Ingène*, et avec eux un vieillard nommé Théophile. Il arriva qu'un chrétien ayant été présenté en jugement, ces généreux soldats reconnurent qu'il étoit près de succomber et de renoncer à la foi. Ce fut alors qu'ils commencèrent à serrer les dents de dépit, à lui faire signe du visage, à tendre les mains vers

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