LIVRE î
Ce n'est pas qu'il y admet encore d'autres valets , comme on voit par ce vers :
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Ils couronnoient de vin les coupes, c'est-à-dire qu'ils les remplissoient. La première chose qu'on faisoit, c'étoit de boire en l'honneur des dieux, comme de Jupiter l'Hospitalier et de quelques autres dieux, et même de ses meilleurs amis, lorsqu'ils étoient morts ou absents, comme on voit partout dans Homère et dans d'autres auteurs. Ainsi dans Héliodore, Calasiris. devant que souper avec Cnémon, boit en l'honneur des dieux, et aussi, dit-il, en l'honneur de Théagène et de Chariclée. qui méritent bien cet honneur. Cette cérémonie consistoit à répandre quelques gouttes de vin, et puis après d'en boire un peu: c'est ce que les Grecs appellent Xeîêo), et les Latins liho , c'est-à-dire leviter degnsto. Cela s'observoit inviolablement au commencement des festins; et si Homère l'omet ici, il faut attribuer cela à l'importunité de tous ces amoureux qui mettoient le trouble partout. Sur la fin du festin, un musicien chantoit. Après qu'on avoit levé les tables, on chantoit encore, ou bien on dansoit : c'est ce que font ici tous ces importuns.
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Car ce sont là, dit-il, les embellissemens d'un festin. Pour Télémaque. il avoit d'autres choses à songer; et, pendant que le musicien touche son luth, il entretient Pallas, et il lui dit que ces gens- Là ont bon temps, parce qu'ils se divertissent aux dépens d'autrui.
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Puis il lui demande ce qu'on demandoit d'abord à un étranger ;
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Après il demande si elle est des anciens amis de la maison, parce qa'on avoit encore plus d'égard à eux; et il dit ces belles paroles à la louange d'Ulysse:.
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SiO REMARQUES SUR L'ODYSSÉE.
II faisoit du bien aux hommes, c'est-à-dire qu'il les traîtoit toujours bien. Pallas lui répond qu'elle s'appelle Mentes, de Taphe; et que lui et Ulysse sont amis de père. Elle l'assure qu'Ulysse n'est pas mort, et qu'il reviendra assurément à Ilhaciue. Et puis elle dit à Télémaque , pour lui donner du courage , qu'il ressemble tout à fait à Ulysse,
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Après, Homère décrit parfaitement le caractère d'un jeune homme, en la personne de Télémaque, qui souhaiteroit d'être plutôt le fils de quelque homme riche, qui lui eût laissé beaucoup de biens, que non pas d'Ulysse, qui lui a laissé une maison qui s'en va en ruine à cause de l'insolence des amans de Pénélope.
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Pallas le console, et lui demande qui sont tous ces gens-là qui font tant d'insolences chez lui; et elle lui fait cette demande afin de l'irriter davantage. Télémaque dit qu'Ulysse avoitfait une fort bonne maison tandis qu'il demeuroit à Ithaque, mais qu'à présent on ne savoit ce qu'il étoit devenu, et qu'il étoit mort^ans faire parler de lui. Il vaudroil bien mieux, dit-il, qu'il fût mort glorieusement devant Troie ; les Grecs lui auroierit dressé un tombeau , et la gloire en seroit revenue à son fils. Après, il parle de tous les rivaux qui font ensemble l'amour à sa mère.
7ï 8' o'jt' àpveïxai (Txuyepèv yà(jLov, o-jte TcXeuTYiv IToiticrai SOvaxai' roi ôè cpOivûOouTiv e&ovxe; Oîv.ov i[}.ôv. Tàya ôr\ \).e Stappaiaouai xal aÙTOv.
Il fait voir là la prudence de Pénélope, qui, ayant ce mariage en horreur, ne les rebute pas pourtant tout à fait, de peur qu'ils ne s'emportent aux dernières extrémités. Pallas répond que si Ulysse revenoit au logis au terrible état où elle l'a vu quelquefois, il leur feroit d'étranges noces.
'AXX' J^Toi {jLÈv xaùta GeôSv èv youvaffi xeirofi
Le vers est assez fréquent dans Homère, pour marquer la providence de Dieu, de qui dépendent toutes choses. Apre-, elle conseille à Télémaque d'assembler le lendemain tous ses rivaux, et de leur dire hardiment que chacun s'en aille chez soi. et qu'il dise à sa mère que si elle veut se marier, elle s'en aille chez ses parens,