LIVRE I
qui lui feront tel avantage qu'ils voudront ; qu'après cela il aille chercher qui lui donne des nouvelles de son père : si on lui dit qu'il vit encore, qu'il ait. patience; que s'il est mort, il lui fasse des funérailles, et qu'il tâche après de se défaire de tous ces importuns, sive dolo, sive palam. Car vous n'êtes plus enfant, dit-elle,
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Ne voyez-vous pas, dit-elle, quelle gloire s'est acquise Oreste en vengeant la mort de son père ?
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.Télémaque la remercie de ses conseils, et lui veut faire un présent avant qu'elle s'en aille; mais elle remet cela à une autre fois : car jamais Homère ne laisse sortir un étranger qu'il ne lui donne un présent, afin qu'il se souvienne de celui qui l'a reçu à sa maison , et que ce soit à l'avenir une marque de leur amitié. Aussitôt Pallas s'envole comme un oiseau , lui inspirant dans l'âme de la hardiesse et du courage.
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Et lui s'aperçoit bien que c'est une divinité, et il va trouver les rivaux.
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Ce vers exprime bien l'attention qu'on a dans une grande assemblée lorsque quelque musicien chante. Celui-ci chanloit le retour des Grecs après la prise de Troie. Là-dessus vient Pénélope, qui descend de sa chambre; car elle demeure toujours dans une chambre d'en haut, toute seule avec ses servantes, et n'a point de communication avec ses amans, si ce n'est qu'elle descend quelquefois pour voir ce qui se passe dans le logis, comme présentement pour entendre ce musicien; et elle n'entre jamais dans la salle, mais se tient toujours à l'entrée, ayant deux servantes à ses côtés, telle qu'elle est dépeinte en cet endroit :
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Homère lui fait toujours tenir un voile ou un mouchoir devant ses joues, pour montrer qu'elle pleuroit presque toujours son mari. Elle dit en pleurant à ce musicien qu'il prenne un autre sujet, parce que celui-là est trop douloureux pour elle. Mais Télémaque, qui veut commencer à prendre quelque autoriié dans la maison, et qui est bien aise même qu'on chante la gloire de son père, afin d'entretenir le deuil et l'affliction de Pénélope pour son mari , dit qu'elle laisse faire ce musicien. Car, dit-il, ce n'est pas sa faute si vous pleurez : mais il s'en faut prendre aux dieux qui font les faveurs qu'il leur plaît aux hommes d'esprit en les inspirant. Outre cela, dit-il, les hommes n'aiment rien plus qu'une nouvelle chanson.
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C'est-à-dire qu'en matière de poésie les plus nouvelles sont toujours les plus estimées. Mais , poursuit Télémaque , remontez à votre appartement, ayez soin de votre ménage, et laissez Tentretien aux hommes, et à moi surtout, qui suis le maître du logis.
'AXà' elç oixov louera xà a' avxfi: '^pya. v.6\xi^£ , 'latov t' YjAaxaTYiv TE, xat à\).v\.Ti6'koiai xéXeue "EpYov ETîoi/EcOai* [j.ùOoc ô' àvôpeaai [Lelriazi,
Ce qu'elle fait; et elle s'en va avec ses femmes, où elle pleure continuellement son mari, jusqu'à ce que Minerve lui envoie un peu de sommeil.
Cependant ses amans font grand bruit, et chacun voudroit bien coucher auprès d'elle. Télémaque leur dit qu'ils se taisent, et qu'ils écoutent ce musicien qu'il appefle
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Et il leur dit que le lendemain ils s'assemblent, afin qu'il leur déclare sa volonté, et qu'ils s'en aillent tous chacun chez soi; sinon qu'il implorera la vengeance des dieux. Ils se mordent tous les lèvres de rage , admirant la hardiesse de Télémaque. Antinous lui dit qu'il est un hardi discoureur, u^î^ayôpyiv , et qu'il seroit bien marri qu'un homme comme lui fût roi d'Ithaque, comme l'a été son père. Télémaque répond : Je le voudrois bien être , moi , si les dieux m'en faisoient la grâce : croyez-vous qu'il y ait du mal à l'être ? Aa contraire, dès qu'on est roi, on fait une maison riche, et on se faxt honorer; mais le soit qui voudra : au moins je le veux être de nrw