LIVRE II
'H|xo; 8' ripiyéveia çàvY] poSoôàxxuXoç *Hwç.
C'est le vers qui est le plus fréquent dans Homère , et il exprime admirablement le lever de l'Aurore. Héliodore l'applique à Chariciée.
Brî 8' ifxev èx 6a),â{xoio, 6£c5 èvaXtyxio: àvT7]v.
Il décrit Télémaque , qui sort de sa chambre aussitôt qu'il est habillé. Il appelle les Greci à l'assemblée, et il vient lui-même, ayant un javelot à la main.
O'Jx oTo?, aaa tûy^ ^^o xûveç àpyol £7:ovto,
Pour montrer sans doute qu'il étoit en équipage de chasseur; et aussitôt il dit que Pallas lui donna une grâce tout à fait haute.
©eff-rteaÎYiv ô' àpa xCôys, xaxÉx^uev 'AÔTivr].
Tout le monde l'adrairoit, dit-il; et il s'alla seoir à la place de son
314 REMARQUES SUR L'ODYSSEE.
père, et les vieillards se levèrent devant lui, parce que les vieillards étant plus sages que les jeunes, le reconnoissoient pour le succès seur de son père. Un vieillard nommé Égyplius,
"Oc 5:^ Y^po'"' y-y 90; eYjv xat fjiyoîa r,on.
et de plus dont l'un de ses enfans avoit suivi Ulysse et avoit été dévoré par Polyphèrae, et dont l'autre faisoit l'amour à Pénélope, commence à parler, et demande qui esl-ce et à quel dessein on a convoqué l'assemblée : car, dit-il, depuis le départ d'Ulysse nous ne nous sommes point assemblés; mais qu'on dise librement pourquoi nous sommes assemblés à présent. Télémaque répond, et auparavant un héraut lui donne un sceptre à la main. Homère a cette coutume de mettre toujours un sceptre à la main des princes qu'il fait haranguer; sans doute que cela donnoit plus de grâce et plus de majesté. Ainsi dans le second livre de V Iliade, parlant d'une assemblée, il appelle les princes ctxvitîtov/oi Paat^ris?; et il dit qu'Agaraeranon se leva pour parler ayant un sceptre à la main.
Xvà Se xpetcov 'AyaixIfAVWv
'IXtàS. c, lot.
Et il parle de la dignité de ce sceptre, disant que Vulcain l'avoit fait pour Jupiter, lequel l'avoit donné à Mercure, et Mercure aux ancêtres d'Agamemnon.
Tû ôy' èp£i(7a|jL£vo<; £7iea iTTeposVTa 7:pocmu5a.
Et dans le troisième livre de VIliade , Anténor parlant d'Ulysse lorsqu'il vint à Troie en ambassade avec Ménélas : Lorsqu'il se leva, dit-il, pour haranguer, il avoit les yeux fichés contre terre, et tenoit son sceptre immobile sans le remuer, ni par devant, ni derrière lui, comme- feroit un ignorant; mais, etc.
SxYÎTtTpov S' out' ôtuico) outs TrpoTTpYivèç iv(xi\J.Cf. 'A>.X' à<jT£(X!pè:; £y£crx£v àiopeï çcotî èoixo);* 4?a{Yi; x£v i,â.y.oz6v riva £[j.[x£vai, açpovà 6' avittoç.
Télémaque donc répond, et décrit bien au long l'insolence de ces jeunes gens qui mangent tout son bien , et les conjure par les dieux d'avoir égard à ce que diront les peuples voisins, et de craindre la colère des dieux mêmes, de peur qu'ils ne les abandonnent à cause de leurs méchantes actions.
AC<iîTO[;.ai r,\j.ïv Zr^vô; '0>,u[ji.7t'o'j viSè OsjXiarTOç "Hz' àvopôiv àyopà; fjjjLèv Xu£i -rjoà xaOîCet.
'Oô. B, 6 .