‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 112 sur 170 · LIVRE ill. 32 j · texte numérisé non relu

LIVRE ill. 32 j

plus braves, et grand ami d'Achille : aussi y mourut-il. Pisistrate donc leur présente à boire, et les avertit de boire en l'honneur de Neptune : car ce festin est à son honneur : et il dit un peu devant que c'étoit sur le bord de la mer.

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Tout le monde, dit Pisistrate, a besoin des dieux, et par conséquent doit les honorer. Mais il donne la coupe à Pallas la première, parce, dit-il, étranger, que vous paroissez le plus âgé. l'autre étant de mon âge. Pallas fait une prière à Neptune , et puis après donne la coupe à Télémaque.

Elle pria ainsi, dit-il, et elle-même accomplit tout ce quelle demandoit à Neptune , ou bien elle accomplit toute la cérémonie des libations. Ils soupent, et après Nestor leur demande qui ils sont. Télémaque lui répond , et avec assurance, car Pallas lui en inspiroit.

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Illui demande des nouvelles de son père, et l'en conjure par son père même , s'il en a jamais reçu quelque service à la guerre de Troie

Ai<7^0jj.ai, £1 TTOTÉ Toi Ti 7TaTr,p è(J(.oç èaôXè; 'Oôuccre'ù^

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Car rien ne lie si bien l'amitié que d'avoir enduré de la misère ensemble. En effet, Nestor commence à lui parler de la guerre de Troie, et dit qu'ils y ont tant souffert de maux que, quand il seroit cinq ans entiers à en parler toujours, il ne pourroit pas tout dire. Il lui raconte ce qui se passa au retour des Grecs, et comme ils se séparèrent les uns des autres. C'est là le caractère qu'Homère donne à Nestor , de parler beaucoup . et de rapporter des histoires de sop vieux temps. Nous voyons dans Vlliade que, quand il y a quelque différend, Nestor se produit toujours, et leur dit qu'ils se taisent tous, et qu'il est plus expérimenté qu'eux : aussi avoit-il vu trois siècles Homère a pratiqué encore cela dans quelques autres vieillards, comme dans Phénix, au neuvième livre de Vlliade; dans le fermier d'Ulysse, à la fin de VOdyssée, etc. Nestor dit que jamais ils ne furent d'avis différens lui et Ulysse.

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322 REMARaUES SUR L'ODYSSÉE.

OuT£ ttot' £Îv àyop^i ôt^' âêà!îou.£V, out' ivl pouXt\ $ûaÇ6[J.£6' ^\pY£'oicriv ÔTtwç ôy' àpiorTa •yévot'tO.

Cela montre que deux hommes sages discordent rarement quand il s'agit du bien public.

01 S' ^>0ov olvto peêapYiÔTEç viîeç 'AxaitÔv.

Il parle d'une assemblée des Grecs, où tout se passa fort mal et avec désordre , et dit que les Grecs étoient chargés de vin.

NviTrtoç* oùSè tô ^By\ 5 où iiEto-scrQai £(xeX\ev. Où yâp t' cd^a. Oeûv tpÉTr&Tat vooc aiàv eôvtwv.

Agamemnon vouloit persuader aux Grecs de demeurer jusqu'à ce qu'ils eussent fait des sacrifices à Pallas. Mais, dit-il, il ne savoit pas qu'il ne leur persuaderoit jamais cela, les dieux ne le voulant pas permettre , parce qu'ils étoient irrités contre eux ; et l'esprit des dieux ne se change pas si aisément.

Nùxxa [jL£v àî'ffa(ji£v ya>.E7tà çpsirîv ôppiaivovTEç AXXrjXoiç. 'EtïI yàp Zeùç fjpxuE uviaa "/.axoTo.

Nous passâmes la nuit en dormant; nous voulant du mal les uns aux autres, car Jupiter préparoit aux Grecs un grand orage de malheurs.

'Eatope^ev 8e ôeôç ^tya.v.rf:£a. -Jtovxov.

Ce vers exprime bien le calme et la tranquillité de la mer. Il dit donc que quelques-uns , du nombre desquels il étoit , s'embarquèrent , et qu'ils eurent un retour assez heureux; mais que les autres avec Agamemnon et Ulysse demeurèrent. Les autres revinrent enfin , à ce que j'ai ouï dire , et Agamemnon même , qui a été tué et venge après par son fils.

'Qç àyaôôv xat TcaîSa xaxaçôtixlvoio XiTTEffôat 'AvSpoc. ^

Tant il est bon de laisser un fils après soi; et vous, mon enfant, qui êtes beau et grand , ayez du courage , afin que la postérité parle bien de vous.

Kal (T'j, çi\oc, (jLà)a yo-p a' ôpoto xaXov te iiéycuv te, AXxijxoç iaa\ ha. tîç aE y.al oii/iyôvwv £Ù etrtir).

Télémaque dit qu'il voidroit bien faire parler de lui, mais qu'il est trop foible , étant seul contre tant d'hommes. Ah ! dit Nestor ,

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