LIVRE lY
Tî) TzlzXtTXOL çeOÊi î^eiûwpo; àpoupa
4>ap(xaxa, TroXXà (jlèv èaÔXà (JLcfJLiYixéva, 7roX).à 6à Xu^pà.
Plutarque applique ce passage à la lecture des poètes . où il y a beaucoup de bonnes choses à prendre, et beaucoup de mauvaises Homère dit qu'en Egypte chacun y est fort habile médecin, car ils descendent tous de Pœon. Aussi les Égyptiens passoient partout pour des devins et des enchanteurs, comme on le voit dans le Caïasiris d'Héliodore ; cet auteur assure qu'Homère étoit Égyptien , et le prouve.
Puis elle leur parle , et leur dit ces mots qui sont fréquens dans Homère :
'Avûpûv èffô/.ûv îtaïôïÇ (à^àp 6co: àXkoxe à)vXfp Zeù; aYaôov Te xaxov t£ ôiôoï * SOvaiat '^àp auavTa).
Pour montrer que la misère et le bonheur n'ôtent et n'ajoutent rien à la vertu d'un homme, puisque ce sont des choses que Dieu donne à qui il veut, Hélène loue Ulysse, et surtout lorsqu'il se lacéra lui-même, et que, déguisé en gueux, AexxYi, il entra dans Troie, où il fit grand ravage.
Et elle dit qu'elle s'en réjouissoit, désirant alors de revenir avec son premier mari, et déplorant le jour que Vénus l'avoit emmenée à Troie: car elle fait l'honnête femme, et veut dire qu'elle avoit été enlevée par force. Ménélas dit que ce fut bien autre chose lorsqu'ils étoient enfermés dans ce grand cheval de bois où il fermoit la bouche à tous ceux qui vouloient répondre à Hélène, qui. par je ne sais quel instinct, les appeloit tous, en contrefaisant la voix de leurs femmes. Télémaque dit alors : Et le pis, c'est que tout cela ne lui a servi de rien.
'AXy'.ov, o"j vàp oï Ti Tocy' f,py.ea£ Xuvpôv ôleôoov.
Après ils se vont tous coucher. Du matin Ménélas se lève, et vient demander à Télémaque le sujet de son voyage. Il le lui conte tout au long comme à Nestor. Ménélas, indigné de l'impudence de tous ces beaux amoureux, dit :
"fi TToxoi, fj \).à\a ^i] xpaTepôspovo:; àvSpôç iv vjvyi 'HOs/.ov £'jvY;Of,vai, àvâÀx'.os; aÙToi èovteç.
Ainsi, dit-il, lorsqu'une biche vient mettre ses petits dans la tanière d'un lion tandis qu'il en est dehors, le lion revient après, qui les maltraite et les tue, tant la mère que les petits.
'îî; 8', Ô7:6t' èv Çu/oxw EXasoç xpaTepoTo Xéovtoi; Nsopo'j; xotar,(7a(?a vcïiyevÉaç ■^cùoifirtVo(Ki,
332 REMARQUES SUR L'OÛYSSÊE.
Kvyjjj.oùç è^epsYiai xaî àyxea TioiTievTo, Boaxo(J-svvi , 6 o' ër.ei-a ér.v eloTjXvOsv eOvrjv, 'AfjLi/OTÉpo'.c. ôè Toïaiv àeixÉa 7c6t[xov eçr^aei.
Rien ne sauroit être mieux dit que cette comparaison, et ceia vient bien à de certaines gens qui veulent débaucher des femmes dont les maris valent bien plus qu'eux.
Alors, pour venir à Ulysse , il raconte tous ses voyages, et les maux qu'il endura pour n'avoir pas sacrifié aux dieux,
01 ô' alel SoûXovTO Ûeoi [Ji.e[xvri(76ai èaex\i.éoiv.
Il dit qu'il étoit dans une petite île à une journée de l'Egypte, qu'on appelle le Phare , et que là il alloit mourir de faim , lui et son monde, étant réduit à pêcher quelques poissons pour vivre; mais qu'Inothée, nymphe marine, fille de Protée, au moins, dit-elle, on le dit ,
TovSs x' è[x6v ça(7iv Tcaxép' eafxevai riôè Texétrôat.
Elle lui dit qu'elle aille trouver ce Protée qui vient tous les jours dormir la méridienne là auprès, avec tous ses veaux marins. Enfin elle lui donne les mêmes avis que Cyrène en donne à son fils Aristée , au quatrième livre des Géorgiques : car Virgile a traduit cette fable mot pour mot ; sinon que Virgile fait cacher Protée dans un coin; et ici Inothée donne trois peaux de ces gros poissons à Ménélas, afin qu'il se cache de^isous avec deux de ses amis. Car Protée comptoit son troupeau chaque jour; et Ménélas dit qu'ils n'eussent pu durer, à cause de la puanteur de ces peaux Mais Inothée leur bouche les narmes d'ambroisie,
'liûù aâ),a Tcvsioyaav, olsaas oï xt^tôo; ôô[j//iv,
Protée lui demande enfin ce qu'il veut; il dit oTdôa, yéoov, sois Proteu. Protée donc lui dit la cause de ses malheurs, et dit qu'il faut qu'il retourne sacrifier sur le bord du Nil, AuTte-réo; T:oxoi\).oXo, qui coule de Jupiter-, c'est-à-dire du ciel, à cause qu'on ignoroit sa source. Ménélas lui demande des nouvelles de ses amis, s'ils sont tous revenus en leur pays, Protée dit qu'il lui en dira, mais qu'il ne sera pas longtemps sans pleurer.
Oùôé G"é cpr][xt Arjv ày.XauTov ëatcôai , ÈTcriv eu Tîàvxa iiuôriai.
Kn efiet , il dit qu'il y a deux des principaux chefs qui ont péri dans leur retour, et qu'il y en a encore un qui est vivant en un endroit de la mer. Le premier est Ajax. dont il décrit la mort, non