LIVRE IV
pas selon Virgile . qui le fait tuer par Pallas ; mais il dit que Neptune . irrité d'une parole impie d'Ajax qui s'étoit vanté d'échapper de la mer malgré tous les dieux, le jeta de son trident contre un rocher, où il périt. Après il conte Agamemnon qui revint à son pays, et baisa la terre natale. ,
Kal xuv£'. àTiTÔ'fie^joç, yiv TraTpîoa, T:o).)à 6' àir' aOxoû Aàxpua ôepixà yéovr', èttsI àa7:a7(to? lOô yaXoi.^.
Mais un espion d'Égisthe le vit, et le courut dire à son maître. qiii, lui ayant fait un festin, le tua comme un bœuf à l'étable.
"ûç Tiç Te xaTÉxravs [îoyv irù çàxvv].
Alors Ménélas ne vouloit plus vivre, d'affliction, et se rouloit sur le sable en pleurant.
AOxào èizii xXaîwv xe xuXivSéfxevoç t' èxopscrOr.v.
C'est une façon de parler fort ordinaire à Homère : Après que je fus soûlé de pleurer. Ainsi Ménélas dit au commencement de ce livre :
*A).X0T£ [JL£V Te v6w QÇiéva TSpTÎOtXat, à)>).OT£ Ô' a3T£
ïlauotiat. AlJ/vipo; 6è xopoc xpu£poïo yôoio.
C'est une espèce de plaisir de pleurer, et Homère ne dit jamais autrement, sinon il pleura à cœur joie: mais, dit-il, on se soûle bientôt de ce plaisir-là. Protée raconte la vengeance d"Oreste, et enfin il lui dit qu'Ulysse est dans l'île de Calypso, et lui dit que pour lui il ne mourra point à Argos , à cause qu'il est mari d'Hélène et gendre de Jupiter.
'A),)â a' £î 'HÀÛ5-10V TreStov xal •rrctpaTa y:iit]: 'AôàvaTOi TTsaiLoyaiv (Ô6i ?av6ô; 'PaôàaavÔuç, Ty] Trep prtta't] ^iott) tîéàei àv6pto7:o'.(7iv • Où viçETÔ;, O'JT âp /ciuLcbv TToÀûç, o'JTE hot' oaêpo: , 'AXX' aîei Çîs-jpoio X'.yutîvs'ovto; àriTa? 'Oxeavô? àvîr.criv, àvaij/'j/£iv àvOpw-o'j:), 0"Jv£x' Êye:; 'EXeviqv, xai (jïtv yaixêso; Aïo; ècc-i.
Pindare décrit amplement les Champs-Élysiens, ode II, et dit la même chose qu'Homère êv9a [Aaxàpcov vôctov wxeaviSe; aupa; icîpiTîvÉouaiv. Mais j'ai remarqué qu'Homère n'en bannit pas tout à fait l'hiver, mais il dit qu'il n'y en a guère, et il le dit avec raison, car rhiver est absolument nécessaire pour faire cette diversité de
saisons qui est beaucoup plus agréable qu'un printemps éternel, pourvu que le froid ou le chaud ne soit pas excessif
"Dç emwv, v%b uovTOV soûcaro xup^aivovxa,
Haec Proteus, et se jactu dédit œquor in altnm.
Gcorg., lib. IV.
Ménélas achève son récit, et ofTre des présens à Télémaque et surtout trois chevaux: mais il le remercie de ses chevaux, et il dit qu'il les garde pour son plaisir (Horace, 1. II, ep. 7): Car vous régnez dans un pays où il y a abondance de souchet ou jonc, d'orge, de blé et d'aveine; mais à Ithaque il n'y a point de pré ni de lieu pour exercer les chevaux; elle n'est bonne qu'aux chèvres, et avec tout cela elle en est plus agréable.
AiytêoTo; , v.cd {xàXXov ÈTîYipaToç tTiTtoéoTOio,
Il dit cela par l'amour qu'on a pour la patrie. Aussi Ménélas en rit, et lui promet d'autres présens, et même une coupe qui est le plus beau meuble de son logis. Télémaque dit qu'au reste il demeureroit un an entier avec lui sans songer à son pays ni à ses parens, tant il se plaît à l'entendre; mais qu'il n'ose pas faire longtemps attendre sa compagnie, qui l'attend à Pyle.
Ménélas lui dit :
Al'fxaxoç Y); àyaOoïo, coî>>ov xéxoç.
Homère laisse Télémaque chez Ménélas jusqu'au retour d'Ulysse, et il revient au logis d'Ulysse, et décrit l'étonnement qu'eurent tous ces jeunes gens quand ils surent que Télémaque étoit parti. Homère fait qu'ils l'apprennent fort naturellement d'un d'entre eux, qui lui avoit apprêté son vaisseau : c'est Noémon, fils de Phronius, qui demande à Antinoiis s'il ne sait point quand il reviendra ; et il dit qu'il a vu monter avec lui un guide qui étoit ou un dieu ou Mentor,
MÉvTopa rjè Oeov, xîo ô' aÙTco uàvTa Iwxet.
Mais, dit-il, ce qui m'étonne, c'est que j'ai vu hier Mentor ici. Ils sont tous fort surpris, et cela leur fait quitter tous leurs jeux, Mvr,c7TYiç,£ç Ô' ÛC1J.UÔIÇ xdcôiGav, yvX Tïaùaav àeÔXcov, surtout Antinoiis enrage : et Homère dit Lien cela :
Méveoç 6è (j.éya cppsvsç OL[i(piy.é\a.iv<x.i n(|A7c>>avT:', ôcxo-e ôé ol Tïupi XaaneTotovTi èi'xf/iv.