‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 129 sur 170 · LIVRE Vïl · texte numérisé non relu

LIVRE Vïl

dire a personne, et ne regardez personne non plus, car les Phéaques n'aiment pas volontiers les étrangers.

Où Y^P ^stvo'j; oîSe |xàV âv9pw7rouç àvéxovtat, OijÔ* àyaTiaî^ôaôvo'. cpiXsoua', ô; yC àXXoôsv IXbou

Ils n'aiment que la marine, et Neptune leur en a donné l'art, et leurs vaisseaux vont plus vite que l'aile d'un oiseau et que la pensée. C'est le naturel des hommes de ce métier d'être brutaux et de n'avoir point de civilité. Et cela tourne davantage à la louange d'Ulysse, qui a été si bien reçu de ces gens-là. Il marche derrière Pallas sans que personne le voie, à cause de ce nuage qui l'environnoit. Ulysse admire le port et les vaisseaux qui y étoient en bel ordre: il admire les grands logis de ces héros et les plans et les murailles hautes et environnées de fossés.

Miratur molem ^neas, magalia cpaondara; Miralur porlas, slrepiluraque, et slraia viarum

Enfin voilà, dit Pallas, la maison d'Alcinoiis; vous y trouverez ces rois ou ces princes divins ôioxpecpéaç, qui sont à table; mais entrez et ne craignez rien.

Un homme hardi réussit toujours mieux dans toutes les occasions , fût-il étranger.

: . . . . Mr,8£ Ti Oufiw

Tàoéôf 6apc>a).£0? -^ko àvr;p èv Tià^rtv àfisîvwv "EpYOïtyiv TsXîÔei, £'. xai tîoOîv à).Xo6îv £À6oi.

Vous y trouverez d'abord la reine Arété , qui est de la même race

qu'Alcinoùs, car Neptune engendra premièrement Nausithoùs, de

Péribée la plus belle des femmes, laquelle étoit fille du brave Eury-

médon qui commanda autrefois aux géans; mais il fit périr ce peuple

arouche et se perdit lui-même.

'AXX' ô UL£V (LXsffS Xaàv àTaaOaXov, wXexo o' aÙToç.

Nausithoiis régna sur les Phéaques et eut deux fils : Rhexenor et Alcinoiis; mais le premier fut tué par Apollon, étant nouveau marié et sans enfans màlcs, à/.oupov èôv-ca; mais il laissa Arété, fille unique, qu'a épousée Alcinoiis et qu'il honore plus que femme ne peut , être honorée sur la terre. Voici l'idée d'une grande princesse qui est aimée et révérée de tout le monde :

Kaî (i.v STi(j' w; o'JTi; èttI /Oovi TieTai àXXr), "Oaaa'. vûv Y£ Y^'^*''^^'^ ^"^^ àvôpàciv oTxo; ê^ouc-iv • "Q; xsîvYi Tîépi xf;pi Tetîixr,xaî Te xat âatlv 'Ex Te ç'iXwv Ttaîûwv, ex t' aÙTôù 'AXxivooio,

Kal ^awv , di [aîv pa 6£ov &c, elcropotovre!;, A&'.ôÉyaTai [j.û6oici.v , ôte (yiûyTi^' àvà àîTTU. Où [ièv yàp Tt v6ou ye xai a.\iiy\ Ssûexai èaôXou , Oiffiv x £y 9pov£y](7i, y.at àvôpàcri vety.ea Xûec

Que si elle vous veut du bien , espérez que vous reverrez bientôt votre pays. Aussitôt Minerve s'en alla à Athènes eùpuàYuiav, à la maison d'Erechtée, roi d'Athènes, dont les filles souffrirent la mort pour leur patrie , selon Cicéron. Ulysse arrive à la maison d'Alcinoiis , dont voici la description tout entière -, car elle mérite bien d'être copiée mot à mot :

'Avixàp 'Oôucraeù^

'Aavcivoou irpô: ôcofj.at' le xXuTà • uoXÀà ôe oX v.r\o "Qpfj.aiv' IcTafxÉvo), Trplv yoXv.tov o-joQy IxéoOai • "£ÎG-TE yàp TQôXtou aiyV/i tceXev, r]è (TE/.vivrj;, Aà)(xa xa6' û^'-P^?^? [XEya^'O'f^^po; 'AXy.ivooio. XâXy.EOt [JLEV yap Tor/oi ÈÀYiAàoaT' évôa y.al ëvCa, 'Er M-'^xov eÇ oùôoO • TCEpi Se 6piyy.ô; y.uàvoto' Xp'JCTEiai OE 6'jpai uuy.ivôv ûéy.ov evtôç Eôpyov ' ^pyupEOi 6e cTTabjxol ev yaXxÉw EcrTac-av oùfiài, '\pyupcov ô' Èaj' OuEpOûotov, /oucrÉr) os y.op(ôvr(. XpucrEoi S' ExaTEpÔE y.at àpyûpEoi /uve; Y)(7av,

Ou; "HçaKJTOÇ ETEUÇEV loutriTl TipaTTlÔEaCTlV,

Aà)ij.a ov)Xa(TaÉ[X£vat [XôyaXrjTopoç 'AXxivôoio,

'A6avà-cou; ôvTa: xai àyr;pa): fiio-axa TrâvTX.

'Ev CE Opôvoi T^Epl Tor/ov ÈpripÉSa-r' £v6a y.at Ev6a,

'£; (XV/6v £^ OÙOOÏO Ô',a[X7ïEp£Ç • £V6' EVt TTETïXot

AcTTToi èuvviQTOi pEêXyiaTO , £pya yuvatxcov. 'Ev8a Ô£ 4>aiYiy.wv riyrixopEç ÉôpiôwvTo,

nîvovTEç xat eôovte; • £7r"n£Tavôv yàp e/eo-xov.

XpucTEtoi ô' àpa xoupot èOûaVcov sTît pwfxwv "Eaxaaav, ai9o[;,£va; oatoot; |X£Tà /Epo-iv e/^ovte;,

<J>atvovi:£ç vuxxa; xaxà ôa)[;,axa ôatxuixovEo-aiv.

IlEVTT^xovTa Ô£ ol 0[JLwai xaxà ûà)[ji.a yuvaïxEc.

Dont les unes travailloient à moudre le blé [ir,Xo7:a, couleur de pomme , les autres faisoient des toiles plus déliées que les feuilles d'un peuplier; et l'on voyoit dégoutter la teinture où l'on raouilloit ces voiles. Autant que les Phéaques excellent sur les autres hommes dans l'art de conduire leurs vaisseaux , autant leurs femmes excellent-elles à faire des toiles.

• ^. lIÉpi yâp crçtTt 5w/.£V 'A6y)vy]

Epya x' £7îi(jxac6at TcspixaÀXÉa xat opsva; EcrOXàç.

Ensuite il vient à la description du jardin , qui est un des beaux endroits de YOdyssée. Virgile n'en fait point lorsqu'il décrit la maison de Diion. On peut dire que c'est à cause que Didon étoit à Car-

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