‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 136 sur 170 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

*E<7r/î 6' Èv Tcpoôupotci, yoÀo^ oé [xiv a^pto? ?P~^*

Venez , ô Jupiter ! et vous autres , dieux immortels , venez voir des choses honteuses et qui ne sont pas supportables. C'est ainsi que Vénus m'outrage à cause que je suis boiteux , et qu'elle aime le cruel Mars ,

Ouvs// ô txèv Y.oô.6z TE v-at àpTiTTOç, aÙTap lywYfc 'HTicoavô; yevôiJLriV • àxàp outt [jloi cdv.o;; àXXo;, 'A).Àà xo/.rjô ôûo).

Je voudrois qu'ils ne m'eussent point mis au monde. Je ne crois pas qu'ils puissent aisément dormir ensemble, quelque amour qu'ils aient, et peut-être ne voudront plus y revenir; mais je les tiendrai renfermés jusqu'à ce que Jupiter me rende tout le douaire de sa fille.

"Ojcra ol lyyuaAi^a , xuvwtîiSo; eivÊv.a xoûpY)ç, Ouvexà ol xa/./) Ô'jyâxrjp* àxàp oOx è/eOujxo;.

Ainsi parla-t-il; et tous les dieux accoururent à sa maison. Neptune y vint; et l'agréable Mercure, et l'adroit Apollon y vint,

©rjXurepai oè ôsat (xivov alSoï otxoi éxâcrr).

Les dieux vinrent donc à la porte de la chambre.

"Eorav 5' èv T:po9'jpotat 6eoi, ôwrîipe; èàwv* "AcrêcCTTo; o' àp' IvûpTO yéXw? y.axâpsacri Osoiciv, Té/va; elcocQoiai TioX'jc^povo; 'lioaiaxoio.

Et chacun disoit à son voisin : Les mauvaises actions ne réussissent point bien, et quelquefois le foible attrape le plus fort.

a Oùx àpetâ xav.à epya" xiyâvei toi ppao'j; à)/.uv «'lie xai vOv ^'Ucpoc'.aTo; é<bv ppao-j; eUev *\pr,a, oc 'ûx'JTaTÔv Ttep èôv-ra 6cc5v, o'î 'OÀufj-Trov eyouat, a XwXàc £(ov, T£/vrj<ji • TÔ xat (jLOiyâypi' ôïéX/.si. ï>

C'est-à-dire qu'il est coupable d'adultère manifeste, ayant été pris en flagrant délit. Ainsi se parloient-ils les uns aux autres; et Apollon interrogea Mercure.

« 'Ec'j.eta, Aïo; 'Aï SiàxTops, Sûtoo sàwv, 'H ^â xîv £v ôtcr|xoï; iOéXoi; xpaTEpoïfft TC'.Eaôeiç EûûEiv £v Xi'/.Tpoicn Ttapà yp-jcrr/; 'A:;po6tTrj ; »

Et Mercure lui répondit :

« Aî yàp toOto yevoito , àva| év.atriSoX' 'AtioXXov,

Aeafxot aèv rpî; TÔaaoi àTieîpovsç àu.cplç exouv, Tfxsîç ô' eî(70p6a)T£ 6£0t, nàcraî re ôéatvai' AÙTàp Èycov £uSot(xi uapà ^(^puaÉiQ 'AaspoôiTT). »

Tous les dieux se prirent à rire ; mais Neptune n'en rit point du tout : au contraire , il prioit toujours Vulcain de les délier . et s'engageoit à lui payer tout ce qu'il faudroit. Mais Vulcain le prioit de ne lui en parler point , et qu'il n'étoit pas meilleur que les autres.

AeiXaî TOI otikùiv ye xal iyy\)ai iyyvda.abai..

Et comment vous pourrois-je attraper dans mes filets , si Mars s'en étoit une fois fui sans rien payer?

Mais Neptune l'en pressa tellement , et en répondit de telle façon, que Vulcain les délia. Mais pourquoi Neptune est- il le seul qui s'empresse pour leur délivrance , vu que Jupiter , le père de l'un et de l'autre , n'en dit pas un mot? Je crois que c'est à cause que Neptune étoit le plus sérieux d'entre les dieux, et le moins enjoué: c'est ce que Lucien fait dire à Momus dans le Jupiter tragique : 0 dieu! dit-il, Neptune, que vous êtes ruste et grossier! Ainsi l'on voit qu'il n'y a rien de plus ruste que ces sortes de gens qui sont toujours sur la mer ,

Slelilque in limine barbis horrenlibus nauta.

Petr.

outre que la mer est le plus farouche de tous les élémens. Enfin ils sortent de ces filets.

Ta) ô' èirei iv. oea[).QXo Xuôsv. xparepoù Ttep èovxoç, AOîix' àvaiçavte, o (xsv 0pf,y.Y)v5£ psêvîxEt, 'H ô' apa KÛTrpov l'y.avô cpiXo[ji,u.£tôïiç 'AçipooîxY], 'Eç nàcpov • £vôa*0£ ol t£[X£vo;, pwfxô; te 6"J'iq£iç • "EvOa oé [j-iv XàpiTeç XoOaav xat y^gXaoLV èXaitù '\|j.êp6Ttp , ola ÔEOÙ; èTTEVTTjVoQev aliv ÈovTa;' 'Aij.cDÎ Ô£ Eiuata ëaaav ÈTiripaTa, 6aO{jLa ISÉcyôat.

Après cela, Alcinoùs fit danser deux de ses enfans, qui excelloient sur tous les autres. L'un jetoit une balle bien haut en l'air, et l'autre, s' élevant de la terre , la prenoit avant que de retomber. Après, ils dansèrent, et tout le monde leur applaudissoit. Ulysse prend occasion de flatter Alcinoiis , et lui dit qu'il avoit raison de tlatter leurs danseurs, et qu'il étoit tout étonné de les voir.

"Cl; çàto • y'^iOtitev ô' Upôv \).éyo; 'AXxivooto.

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