‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 143 sur 170 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

Ulysse , continuant ses voyages , va en Éolie ; il y avoil sept îles qu'on appeloit de ce nom, toutes proches l'une de l'autre. Elles lurent appelées ainsi à cause de cet Éole qui y régnoit du temps du siège de Troie. On l'a fait roi des vents, à cause qu'il fut le premier qui les remarqua , ou bien à cause d'une montagne ou deux qui sont dans ces îles qui jetaient du feu; et à la fumée les habitans conjecturoient que les vents souffleroient. Celle où Ëole demeuroit et où Ulysse aborde s'appeloit Strongyle. Elles sont assez près de la Sicile, à douze milles d'Italie. Ce prince étoit donc le roi des vents, et il l'appelle (ptXo; àOavàTotcri ôeotai. C'est lui à qui Junon fait une si belle harangue au premier livre de YÉnéide. Il avoit, dit Homère, douze enfans, six garçons et six filles; il les maria les uns avec les autres, si bien qu'ils demeuroient tous auprès de leur père et de leur mère,

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v^eJa représente parfaitement bien une maison paisible et commode, et qui n'est troublée d'aucune division. Ulysse y fut fort bien reçu , et Éole le retint un mois durant, lui demandant toutes les particularités du siège de Troie ; et lorsque Ulysse le pria de le renvoyer , il lui donna tous les vents enfermés dans une peau de

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