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Les vents les repoussèrent en Éolie, et Ulysse s'en alla chez Éole prenant avec lui un héraut et un de ses compagnons. Ils le trouvèrent à table avec sa femme et ses enfans. Ils furent fort surpris de le revoir, et lui en demandoient la cause: il leur dit, d'un ton fort triste :
"Aaaaàv \i.' sTapot te y.axoî , upoç xoîai te utïvoç SxétXio;* àXX' àxétracîôe, 91X01» ôuvajxiç yàp êv {ijxtv.
O! S' aveu éyévovTo* uarrip 8' yifxeîêeTO [xu6o).
Vous diriez que ces enfans n'osassent parler devant leur père, lequel prit la parole et lui dit :
"Epp' £K vyjcrou Gacaov, lléyyiart l^toovrœv. Où yàp |xoi ôsfjLtç eaxt xof;.i^£[xev oOo' à7ro7ri|X7r£iv "AvSpa TÔv, ô; x£ ôeoîcriv àTCÉxÔrjxai (xaxàpE'TClv. 'Epp' £7Tet àôavàxotaiv àTC£y 66[j,£voç xôô' ixàvEiç. Oç eiTicav, à7r£7ie[X7îe ô6[JLa)v (iapéa ax£vàyovxa.
Tel étoit le respect que les païens portoient aux dieux , vu qu'ils n'eussent pas voulu assister un homme qui paroissoit ennemi des dieux, de peur de les offenser. Ulysse s'en alla donc, et au septième jour il arriva au pays des Lestrigons. Pline dit que c' étoit une ville qui depuis a été appelée Formia, assez près du port de Caiète, aujourd'hui Noie, dans la Campanie. Homère nomme la ville de Lamus; c'étoit le père d'Antiphates, fils de Neptune, d'où est descendue la famille patricienne d'^lius Laraia. (Horace , liv. III , od. 7.)
Ulysse entra dans le port, qui étoit fort propre et fort paisible.
Xeuy.y) S' -^v àacpt ycùrivri.
Il appelle peut-être le calme blanc, à cause que l'eau paroît blanche lorsqu'elle n'est point agitée. Il vit de la fumée assez loin de là, et il envoya deux de ses compagnons pour savoir quel pays c'étoit. Ils trouvèrent la fille d'Antiphates qui alloit puiser de l'eau à une fontaine hors la ville. Elle leur enseigna la maison de son père, qui étoit roi de ce pays-là. Ils y furent, et ils y trouvèrent sa femme , aussi haute qu'une montagne , et ils en eurent peur.
• ^ Tr,v o£ Yuvaïxa
Eupov, ôay\v x' ôpeo; xopuçi^v, xaxà ô' sffxuyov aùxyiv.