‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 149 sur 170 · ODE I · texte numérisé non relu

ODE I

'Afjiépai S' iîrîXoiTcot Màp-njpêç (Toçco-aTOu

Mais les jours de l'avenir sont des juges sages et infaillibles.

'EffTi S' àvopt <pà[jL£v 'Eoixoç à|X9i Aaifxôvcov xa- U'

Il sied bien à un homme, ou il est juste que l'homme parle tou jours bien des dieux.

'E[Aot S' àiropa YaarptjjiapYOv Maxàpwv Tiv' eÎTTôïv.

©aixivà xaxcfYopou;.

Il dit cela après avoir réfuté la fable que Pélops avoit été mis en pièces par les dieux, pour être mangé; il dit seulement que Pélops fut enlevé par Neptune au palais de Jupiter, pour lui servir d'échanson, comme après lui Ganymède.

^XXà yàp xaxa-

»c£<|^ai \i.éyas 6Xêov oOx èouvàcÔT)* xopto ô' ëXev ^xav uitÉpoTîXov,

Il parle de Tantale , que les dieux avoient honoré plus qu'aucun homme ; mais il ne put digérer ce grand bonheur , et il s'attira un malheur infini par son dégoût. Il fait allusion aux viandes, qui nuisent beaucoup à l'estomac, lorsqu'il ne sauroit les digérer. Quelques-uns entendent par ce dégoût l'orgueil et l'insolence. Il marque par là qu'un homme qui ne peut digérer son bonheur se perd souvent.

EOcpoCTuvat; àXâTat* 'Eyzi ô' àivàXafiov 6îov

ToOtov, è(XTieô6[JLoy6ov,

Il décrit la misère de Tantale , qui , voulant détourner de sa tête cette pierre qui est pendue sur lui , ne sauroit avoir de joie, et mène une vie toujours pénible.

.... à^avàttov 6ti xXéJ/aiç 'AXixeaat <TU(JL7î6Tatç NÉxTap àu.êpofT(av -e A(Lx£v, oI(Tiv àaô'.TOv 'EÔEdav.

Les uns expliquent cela en disant que Tantale découvrit les mystères des dieux ; d'autres disent que c'étoit un naturaliste qui voulut découvrir la nature du soleil.

392 lUùMARQUES SUR PINDÂKE,

. . . . el ôè 6eàv

'Avr,p Ti; èXTuexaî xi Xa9é- (X£v Ipôwv, âiiapxàvei.

Celui-là se trompe qui croit faire quelque chose au-dessus des dieux.

Touvexa TCpo95y.av ulôv !i^6àvaT0i ol TiàXtv

AuTt; àvépwv èôvoç.

Les dieux punissent Tantale en la personne de son fils ^ en le renvoyant parmi les hommes , qui meurent bientôt.

IIpô; eùàvOeijLOV ô' ôre ©uàv Aà/va'. vtv [xéXav ysveiov epeoov, "Etoiji-ov àv£<pp6vTiffev yà^LOV.

Il appelle la jeunesse florissante. Il dit que Pélops chercha un mariage qui se présentoit. L'histoire est qu'Œnomaùs étoit si fort épris de la beauté de sa fille qu'il ne croyoit pas que personne la méritât. Il ne la donnoit qu'à cette condition que son amant la devoit enlever à la course d'un char. Il étoit derrière le char avec une pique ; et quand son chariot, qui étoit le plus vite du monde, avoit atteint l'autre, il perçoit de sa lance l'amant de sa fille. Il en avoit déjà tué treize quand Pélops eut recours à Neptune , lequel , selon quelquesuns, gagna le cocher d'Œnomaûs afin qu'il laissât courir Pélops avec Hippodamie ; mais , selon Pindare , Neptune donna à Pélops un char d'or , tiré par des chevaux ailés.

'Ay/i 8' eX9à)v

IIoÀta: àXoç oloç èv ôpopva, "Atcusv papuxTUTiov EÙTpîaivav.

Il appelle la mer chenue , ou parce que c'est le premier et le plus ancien des élémens . ou à cause que sa continuelle agitation la fait blanchir.

. . . . ô [xéya; 8è xivSu-

voç àvaXxiv où çw-

xa Xa|J.6àvet. ©aveïv S' oîaiv àvàyxa,

ïi y.é xiç àv(ovu[/.ov yripaç. èv av.ôzut

KaO-ofjLEvo; E»|/oi (xàxav, àTiàvxwv

KaXôiv à(JL[xopo; ;

Puisque aussi bien il faut mourir, pourquoi consumer une vieillesse inconnue dans les ténèbres , dénuée de vertu et d'honneur?

.... 'Apexaïcrt [xsfj.aXoxa: ulouç.

Il eut des enfans adonnés à la vertu.

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