‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 152 sur 170 · ODE · texte numérisé non relu

ODE

Aupat Tîep'.TïVcOiaiv àv-

Ta akv y^zçcob^y à-û' àyXacôv ûEvopécov,

"Op[j.&i(Tt Tôiv x.^p^'? àva- 7îÀ£/.ovTi "/.ai 7iXoxâ[xou:.

Il parle ici des plus parfaits qui ont persévère dans la vertu , et qui, marchant par la voie de Jupiter, sont arrivés aux îles des bienheureux , où brillent des fleurs dorées , tant celles qui naissent dessus les arbres que celles que l'eau nourrit, comme les roses , etc.

Quelques-uns ont cru qu'il entendoit parler de la métempsycose en la personne de ceux qui ont persévéré dans la vertu partout où ils ont été. c'est-à-dire dans une condition ou dans une autre; mais il semble qu'il ne veuille parler que de ceux qui dans l'une et l'autre fortune ont toujours été également vertueux : et cela vient mieux au discours qu'il a tenu auparavant de ces diverses fortunes. Car, dit-il, ces esprits fiers et intraitables. à7râXa[j.voi, qui ont abusé de leur fortune , sont punis. Ccu>: qui se sont honriètement gouvernés ne sont point tourmentés ; mais ceux qui ont gardé leur âme toujours inviolable à l'injustice, en quelque état qu'ils aient été, et qui ont suivi la voie de Jupiter, c'est-à-dire le chemin des héros et des dieux, ceux-là vont dans les îles heureuses. Homère les décrit comme Pindare, quatrième livre de V Odyssée.

"O; "ExTop' ëffçaXe, Tpoiaç "Aaa/ov àaxçao'7] xîova.

Il parle d'Achille , qui vainquit Hector , la colonne inébranlable de Troie

. , . IloXXà [LOI iiTw' àyxwvo; (Jby.ea ^e/r, "Evoov evTt iapÉTpaç «l'wvàvTa cruvETOicrtv è;

i^è TÔ TîÔCV ép[JLr|V£(jOV

Il dit que ses flèches, c'est-à-dire ses vers, se font bien entendre au\ savans, mais qu'ils ont besoin d'interprète pour être entendus du peuple.

.... looô; 6 TTOX- ).à elotb; ç'jâ* MaOôvTô; oï Xâ6poi Ilayy/œacria ■/.ôpay.s: wç, "Ay.pavTa yapûstov Al 6; Tipôç o'/i\'i% 6eïov.

Il dit que celui-là est véritablement sage qui est naturellement savant : cela s'entend de la poésie plus que de pas une autre science ; car il veut dire qu'il n'y a point de bon poète que ceux qui le sont naturellement, et qu'au contraire ceux qui ne le sont que par étude sont comme des corbeaux qui croassent méchamment au prix du divin oiseau de Jupiter, qui est l'aigle.

4>i)vOt; àvôpa {xàXXov

çOovéffTepov T£ yiç<x.

Il dit qu'aucune ville n'a mis au monde, depuis cent ans, un homme plus obligeant et plus libéral que Théron.

.... 'AXX' atvov eêa xopoç Où ôiXQç cyvavxôjxsvoç, à>,- \b. (xàpywv ur:' àvSpùJv Tô Xa/ay^crai ^i\iù-^, KpOçov T£ 6é(j.£v èffXœv xaXoïç "Epyoïç.

L'envie et l'insolence attaquent la gloire de Théron, et excitent les méchans hommes à le troubler, afin d'étouffer ses belles actions sous leurs crimes. Quelques parens de Théron, envieux de sa gloire, firent la g^uerre contre lui.

ODE III. — AU MÊME THÉRON. KaXXwiXoxàjjLw 6' 'EXévcf.

Hélène aux beaux cheveux.

Tfivov ôpôwcra: ày.afxavTonôôwv

"lUTiœV àWTQV.

Faisant un hymne à la louange de ses chevaux infatigables à la course.

.... 8ix6[XYiviç ôXov xpuo-àp{ji.axoç 'Eaîïlpa; ô(p9aX(JLQv àvTéçXeïe Mrjva.

La pleine lune sur un char d'or montroit tout son visage sur le soir. Il l'appelle ÔixopiTQviç, parce qu'elle coupe le mois en deux.

'A).X' où xaXà SévSpe' ëôaXXe

Xôjpo; £v pàoaatç Kpoviou IléXoîroç.

Toùtwv eSo^e

ru[jLvôç CL\)iCo xàTco; ô|ei-

aiç 07ray.O"Jc'[/,ev aùyaïç àXiou.

La plaine d'Élide, étant dépouillée d'arbres, étoit sujette aux violentes ardeurs du soleil.

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