ET MILÉSIAS, MAÎTRE DES ATHLÈTES
'AXXa 6' ÈTt' âXXov sêav ^Ayabùi'^ • TiOAAal S' ôooi
Les uns sont heureux en une chose , les autres en une autre , et il y a plusieurs chemins pour devenir heureux quand on a les dieux favorables. Il dit cela parce que l'un avoit vaincu aux jeux olympiques , et l'autre aux néméens ; comme il ajoute :
""Hv ô' èdopàv xaXo; * epyto T' o'j xaxà eiôo; iléY/o>^'-
Il parle d'Alcimédon, qui étoit beau à voir, et qui ne déshonoroit point sa beauté par ses actions. C'est ce qu'Hector reproche à Paris, au livre III de VIliade :
AuCTirapi, eîSo; àpiore , yuvat|xav£ç.
Et il dit un peu après : Les Grecs croient que tu es un homme de conséquence ,
Ouvexa xa).èv
EtSoç Iti\ àXV oùx Icxi p(ri çpeoiv, oùSé tiç àXxyj.
Après, il parle d'iEgine, où le peuple étoit fort humain aux étrangers ; c'étoit le pays d'Alcimédon.
"Evôa (joûTetpa Aiô; Uvîou llàpsôpoç àc-xeÏTat 0£[j,iç, 'EÇox' àvôpw-Kcov. "G Ti Y^p IIo>u, xai TioXXa ^Tiei , 'OpOâ ctaxpivttv çp£vl [Lr\ lîapà xaipôv AuauaXÉ;.
Il dit que la justice, laquelle est comme l'assistante et la conseillère de Jupiter l'Hospitalier , est révérée là plus que partoat ailleurs; car ce n'est pas, dit-il, une chose aisée de garder l'équité et la mesure dans une si grande foule de gens , en parlant du peu-
408 PvEBlAUQUES S\JR PINDARE.
pie de cette ville ou des étrangers qui y abordoient , voulant dire qu'il est bien difficile , parmi tant d'étrangers , de les contenter tous et de recevoir chacun selon son mérite. Et il ajoute après :
.... Te6[Ji.ô; Ô£ Ttç àôavaTwv Kat TOtvo' àXiep-ycsa ^wpav navrcôaTioîciv xjixéazaat ^svotç Kiova ôat{j.oviav.
C'a été un arrêt des dieux que ce pays fût tout environné de la mçr , afin que ce fût le refuge et comme la colonne de tous les étrangers , de quelque pays qu'ils fussent. Puissent-ils jamais ne se lasser d'une si belle pratique.
'O ô' ÈTiavTéXXcov 5(^p6vo; TduTû Tipàffcrwv [Lr\ xà[xoi*
TepTivov ô' èv àvGpwîîotç îoov ëacreTat oùSév.
Il n'y a rien qui plaise également à tout le monde. Les uns aiment une chose, les autres une autre. Si on loue deux personnes également, il y en aura quelqu'un de jaloux. Aussi, si je loue Milésias , je crains , dit-il ,
Mo PaXérci) (xe aîOo) Tpaj^eï qpôovoç.
Je crains que l'envie ne me jette des pierres.
KouçoTrepai yàp àTceipàxcov 9p£veç.
Les gens sans expérience sont d'ordinaire foibles et légers d'esprit. Il dit cela au sujet de Milésias, qui étoit le maître de ces doux jeunes athlètes, et qui lui-même avoit souvent combattu. Celui, dit-il , qui fait les choses par expérience est plus capable de montrer aux autres.
.... Aiôà^acrôat 6e toi,
ElûGTi paTepov • àyvco-
[xov Q£, TÔ (xr; Tcpo[j.a6cïv.
C'est une chose ridicule d'enseigner sans avoir appris ; mais celui-ci peut enseigner, beaucoup mieux que personne, comment il faut vaincre : et on peut dire qu'il a vaincu en Alcimédon , puisque i.i gloire du disciple rejaillit sur le maître: cet Alcimédon, qui a vaincu quatre jeunes hommes , et qui les a fait retourner avec honte ' l n'osant pas seulement ouvrir la bouche, mais se tenant clos et '.ouverts, et cherchant des chemins détournés comme tous les ■•.iincus.
"Oç xvyjy. (jLÈv oa((xovo;, àvopéa; ô' oùx àfJ.TCAaxwv, 'Fv TÉTpadi Tcaiôcov àns.^'fiv.oLXO YUiot;