ODE VIII
JVôaTov êyOto-TOv, xat àTifiOTepav rXôJTxav, v:ai èuîxpuçov oijiov •
Il étoit, dit-il, favorisé des dieux; mais il n'étoit pas privé de force et de courage.
Sa victoire a donné à son père une joie de père et une nouvelle force pour résister à la vieillesse.
IlaTp' ûà TaToo? âvÉTtveuaev [t-ivoç Fripao;; àv-iTra/ov.
'A'tôa TOI XaÔExa'. , 'Ap[X£va Tîpâlai; àvTQp.
Il revient à Alcimédon. Un homme, dit-il, qui fait de belles actions ne songe point à la morale , et ne s'en soucie point. Cela me fait souvenir des Blepsiades . ses ancêtres . dont il faut que je recueille la mémoire: car voilà la sixième victoire qui est entrée dans leur famille : et cela les rendra encore plus glorieux.
'E(7Ti ôà xa{ Ti Oav6vT£C(7iv (xépoç Kàv v6(x,ov èpôojxevov.
Les morts ont aussi leur légitime, c'est-à-dire la gloire qui les suit après leur mort.
KaTay.puTixei ô' où xoviç iuyyôviov xeôvàv x^'P''^*
La terre qui les couvre n'empêche pas qu'ils ne prennent part à la gloire de leurs descendans. Ainsi, lorsque Iphion, un des ancêtres d'Alcimédon, apprendra sa victoire de la Renommée ou de l'Ambassade , liile de Mercure \ car il en fait un personnage ,
'EpfJLÔc ôè Ôuyaipôç àxoOcrai; 'Içicov 'AvveXia? ,
il contera cette nouvelle à Callimachus, un autre de ses aïeux. Cependant je prie les dieux de le conserver en santé, et que la déesse Némésis ne s'oppose point à sa félicité.
ODE IX. — A ÉPHARMOSTUS.
Il appelle les Muses éxaTaêôXou:, parce que leurs chansons s'étendent fort loin ; Aia xe çoivixofftspÔTîav , Jupiter aux rouges éclairs.
Où-
'Avôcô; àt'.çt 7ra).aîatxa(jiv <I>ûpixiYY' iXcXî^cov.
Il ne faut pas se servir de discours bas et rampans en chantant les victoires d'Epharmostus , citoyen d'Oponte , capitale des Locres.
"Eyà) 8é TOI ©tXav tcoXiv
MaAcpaïç eTrKpÀéywv àoiîaTç,
Kai àyàvopoç Ïtittou 6â(7crov
Kal vaô; ùiroitTÉpou TiavTa
^^yyeXîav 7r£[j.^{/a) TaUTav,
El auv Tivi {jLoipiôio) Txa/.dtJLqi
'E^aipeTov )^apÎT(ov vE[xo[xat
KccTtov ■ xeïvai yàp (UTraaav
Ta TÉpTiv' • àyaôol èk
Kat aocpoi xaxà ôaijiov' àvSpe;
'EyévovTO.
Pour l'honneur de cette ville, et pour la faire éclater par mes chansons illustres , je veux répandre partout la victoire d'Épharraostus, et en faire voler la nouvelle plus vite qu'un cheval léger, ou qu'un navire ailé, pourvu que je sois assisté des Grâces; car les grands hommes sont tels par le secours des dieux. Autrement Hercule auroit-il pu résister tout seul contre trois dieux , contre le irident de Neptune, l'arc d'Apollon et la verge de Pluton?
^. . . . OÙÔ' 'AfÔa; àxt- VT^Tav £)(£ pâêoov, BpoTsa aa)(i.a6' à xaxàyei KoO.av Tipôç àyvîiàv ©vriaxovTwv.
Dans la rue ténébreuse , c'est-à-dire dans la sombre demeure des morts.
i^Tio [LOI Xoyov
ToùTov, OToixa, pii^J^ov.
Pindare se repent d'avoir parlé de ces dissensions des dieux, comme d'une chose qui leur est injurieuse.
'EtteI TÔys XoiSopvia-at ©couç, £/9pà cûçîa* xai Tô xau/àoOai Ttapà xatpov, Mavîaiffiv uTioxpéxei.
C'est une mauvaise sagesse de mal parler des dieux , et c'est une espèce de fureur de faire gloire de cette impiété. 'ÏTroxpÉxei veut dire approche , comme quand on accorde un instrument on cherche le son de l'oreille, et on approche du vrai son. Cet endroit est beau contre ceux qui font les esprits forts.
Mr) vùv );aXàyei xà totaux'- êa 7i6)t(jLOv (J.à)^av xe itâffav Xtopcç àOavaTCùv.
Il faut laisser là les dissensions des dieux, ou plutôt il ne faut point admettre de dissensions entre les dieux. II faut plutôt faire