‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 159 sur 170 · ODE IX · texte numérisé non relu

ODE IX

réloge d'Oponte, ville ancienne, où Deucalioii et Pyrrha s'établirent lorsque le déluge fut passé.

.... .^.,>Tcp

A' S'jva; ôjtooaijLov KTr,crâ(76av ) i6ivov yovov * Aaol o' ovofiaaôcv.

Mais il quitte ce sujet comme trop commun, pour en traiter un autre.

.... Aivci 6 à TraXaiov Mèv oîvov, àvôea o' ujjlvwv NetoTcpcov.

C'est ce que dit Homère, au premier livre de V Odyssée. 11 décrit donc la généalogie de la ville d'Oponte , qui venoit d'une fille de Jupiter; car Jupiter enleva Protogénée, femme de Locrus. et lui fit un enfant, de peur que Locrus ne mourût sans enfans. Cette charité de Jupiter est fort plaisante.

.... M-/) y.aôÉXoi (X'.v alwv, TCOTULOV èçâ'l'aiç, 'Opçavàv Ys^sôé;. ''iix.e^' Aà cTTspfxa [ASYicTOv oXoyoz.

Jupiter la ramena à son mari , lequel , croyant que c'étoit son enfant , l'appela du nom de son grand-père maternel , Opuns , fils de Deucalion.

TTTc'pçatov âvopa p-opj^

Te v.cà èpyoïai' iroÀiv S' w-

Twacev Xaov t£ Staiiàv.

Cet enfant fut un homme extraordinaire pour sa beauté et pour ses actions. Il habita la ville d'Oponte, et force étrangers se rangèrent auprès de lui; mais il honora surtout Ménœtius., père de Patrocle. Pindare fait cette digression pour embellir son sujet, qui seroit trop stérile d'ailleurs; et il parle de la valeur de Patrocle, qu'il montra contre les Mysiens, leur résistant seul avec Achille. Depuis ce temps-là, Achille l'aima et lui commanda de ne se mettre jamais en bataille qu'auprès de lui. Patrocle étoit citoyen d'Oponte.

.... 'E? Ou 0£Tio; yôvo; oùXiti) viv £v àpei IlapayopetTO , {xrjTtûxî ï^ôTÉpaç àTep6c xaÇ'.oûaOai AafjLtt'iijiopÔTOu a'-x^'-à;.

Achille lui dit ces paroles dans Homère :

Mr, (jûy' àveuôev èfxsTo ).iXa{£GÔai r^o\tuXX,ti\ Tpcacyi çiXo7iToXé{iOt(yf àTi(i.ÔT£pov ii \i.t Gr^dEi;.

4J2 REMAHQUES SUR tUNDARE.

Il souhaite une grande éloquence pour dignement louer les victoires d'Épharmostus.

. . Eîyjv EOpricrieuriç àvaYeïcOav ITp6a<popoç év Moiaocv ôîtppt}) • T6Xp,a oè xat àp.cpûacprjç ôuvafxiç ''EcrTcotTo.

Plùl à Dieu que je pusse inventer de belles paroles pour chanter dans le chariot des Muses, c'est-à-dire au style des Muses, qui marche comme dans un char roulant , au lieu que la Prose marche à pied : et que la Hardiesse me suivît avec l'Abondance et la Fécondité ! car l'une ne suffit pas sans l'autre.

Il parle des diverses victoires qu'il a remportées comme garçon et comme homme.

'Ap'yet t' ïcy^z^e xùôoç àvopcôv -ixaï^ç ô' £V 'Aôàvaiç.

'Opaioç ècjv xai

KaXo;, xàXXttfTà Te peÇatç.

Étant beau garçon et ayant fait de fort belles choses. Il parle de ses autres victoires et conclut ainsi :

Tô ôè qîua xpàxiaTOv dcTrav.

IloXXot 8è ôioaxxaïç 'AvÔpioTCCov àpexatç xXéoç "Qpouaav èXÉCTÔai.

'Aveu 6à 0£où, creatYa- [xévov y', où crxaioxepov XP^" [!.' ëxacTTov.

Tous les commentateurs sont fort empêchés de dire le sens de ces deux derniers vers , qui sont en effet fort obscurs. Il dit donc que ce qui est naturel est toujours le meilleur. Plusieurs ont voulu acquérir de la gloire par des qualités qu'ils avoient acquises ou empruntées de l'art; mais les choses qui se font autrement que par la nature (car Dieu ne veut dire autre chose que la nature) doivent plutôt être ensevelies dans le silence que publiées. Cela se doit appliquer à toutes sortes de sciences, soit à la poésie, soit aux jeux et ainsi du reste. C'est pourquoi il ajoute que chacun doit s'appliquer aux choses où il a plus de disposition naturelle.

.... 'EvtI yàp àîvXai

'Ooâ)V ôoot TispaiTepat , Mîa ô' où/ ci.'Kct.vxci.:; à[).\).e Opé^J'et MeXeTa. ilocpîai [xèv aiTteivarî

ODE IX. il 3

La sagesse est difficile à obtenir (je crois qu'il entend la perfection ) : il y a plusieurs sciences différentes , mais il est difficile d'y être parfait. Il conclut en s'exhortant lui-même : Puis donc que tu as ce don-là, c'est-à-dire que tu es naturellement savant et bon poète , loue hardiment Êpharmostus , publie que c'est un homme héroïque.

Eu'/eipa , ôe^ioYuiov, ôpwvt' àXxàv.

C'est-à-dire qui porte sa générosité empreinte dans ses yeux, qui a les yeux guerriers et courageux.

ODE X. - A AGÉSIDAMUS,

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