LUTTEUR
Car les Locres étoient divisés en trois provinces , les fîpizéphyriens, qui confinoient avec l'Italie, les Ozoles avec l'Étolie, et les Épicnémides avec l'Euboée. Il commence cette ode par un ressouvenir. Il avoit promis à Agésidamus de faire une ode pour lui . et l'avoit oublié. Il lui en veut payer l'usure, et c'est pourquoi il accompagne cette ode d'une autre petite.
Muses, dit-il, montrez-moi en quel endroit de mon écrit j'ai laissé Archidamus, car j'ai oublié que Je lui devois un poëme; et toi, Vérité, fille de Jupiter, garantis-moi du blâme d'avoir manqué de parole à un ami .
'A)Xà <yj y. al Ouyàr/ip 'AXâôeia Atô:, 6&6â yj^o\ £puy.£Tov «I'euôéwv 'EviTzàv à>iT6?evov.
Il est vrai que j'ai été longtemps sans m'acquitter -, mais je me mettrai à couvert en payant l'intérêt. Je veux donc absorber cette dette . et composer une hymne en sa faveur et en celle de son pays, c'est ce que veut dire le mot de xotvôv : car la ville des Zéphyriens 'aime la vérité, et ils sont affectionnés aux Muses et à la guerre.
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Hercule a bien été mis en fuite en se battant contre Cycnus , fils de Mercure qui tuoit tous les passans , et de leurs tètes vouloit bâtir un temple ; et si Agésidamus a triomphé , il faut qu'il en rende grâce à lolas , son maître d'exercice , comme Patrocle à Achille : car les instructions et les exemples des autres font souvent parvenir au com1^]o He la gloire , pourvu qu'on soit outre cela secouru de Dieu.
itî4 REMARQUES SUR PINDARE.
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Peu de gens acquièrent du bonheur sans peine , et ont fait écla« ter leur vie et leurs actions. Il raconte l'inimitié d'Hercule avec Augéas, dont il avoit nettoyé l'écurie. Augéas ne lui vouloit point donner sa récompense; mais il fut bien puni.
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SevaTràxaç 'ÈneiGiv ^aaïkzvc, ôuiôev Où TToXXov, iÔ£ TtaTpiôa 7coXuy,Téavov Ttto (yizçei^ 7ï\jpi nia-^aXi; t£ ciSàpou Ba6ùv elç àyexbv ccTaç t2[oicr«v éàv ttoXiv.
Il vit sa ville réduite dans un abîme de misères; car, ajoute-t-îi, il n'est pas aisé de se réconcilier avec des puissances offensées,
NsTxoç os xpecffovwv à^ioOIffô' àTcopov.
Hercule tua donc Augée , roi de Pise ou d'Ëlide ; et , ayant amassé là toute son armée , il y dédia un temple à Jupiter , son père , et y institua les jeux olympiques, ayant dressé une grande place pour ce dessein sur le bord du fleuve Alphée. A cette première institution les Parques se trouvèrent , et le Temps.
.... & t' è^eXÉYXwv {jlôvoç !AXà6eiav èTYiTU(i.ov
Xpôvoç.
C'est-à-dire que le Destin vouloit que ces jeux fussent immortels, et avec lui le temps, qui l'a appris aux siècles suivants.
Il fait mention de ceux qui furent victorieux à la première fois ; et parce que ces jeux se célébroient au clair de lune, lorsqu'elh étoit pleine , il dit :
'Ev 8' eoTTiepov IçXeÇsv eOtÔTCiSoc SsXàvaç èpatèv çàoç,
Ou bien, c'est-à-dire seulement que ces jeux-là se célébroient le 15 du mois. Ensuite des jeux, tout le temple retentissoit d'applaudissemens; et, suivant cette coutume, nous faisons des hymnes en l'honneur de Jupiter Foudroyant. Et les vers qui ont été inventés à Thèbes bien du temps après, c'est-à-dire les vers lyriques, accompagnent ou répondent à la flûte; et ces vers ne sont pas moins agréables au vainqueur qu'un fils légitime l'est à son père vieux et mourant. Cette comparaison est fort bien exprimée.
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