‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 165 sur 170 · VAINQUEUR A LA COURSE DU CHARIOT ET AUX CINQ JEUX · texte numérisé non relu

VAINQUEUR A LA COURSE DU CHARIOT ET AUX CINQ JEUX

11 appelle Corinthe àYXaôxoupov , c'est-à-dire pleine de belles fiLes ou de beaux garçons; il dit que la police y règne.

R.\ci\E III 27

4i8 REMARQUES SUR PINDARE.

'Çv Ta yàp EùvofJLta vaiet, xaffiyvïjtat T£ , êàôpov TioXttùv 'AffçaXÉç, Aixa xai Ô[jl6- TpoTioç Elpava, Ta[J.iai !\vôpâo-i TcXouTOU, xpucreai TTaîôe; eùêouXou ©éii-tto;* 'EOeXovTi ô' àXé^eiv "Têpiv, Kopou MaTEpa 6paou[i.u6ov.

Ce n'est pas l'Insolence qui est mère de la Saturité , mais la Saturite qui est mère de l'Insolence. Homère :

TixTE'. Tot Kopo; "Yêpiv, oTav xax<{> oXêo; stcoito.

C'est-à-dire que ces deux filles de Thémis, la Justice et la Paix, bannissent l'Insolence, mère, ou plutôt fille de l'Oisiveté.

Il dit cela au sujet des Corinthiens qui ne démentoient point leur bon naturel, où 11 s'entend lui-même, disant que c'est son naturel de louer les excellens hommes.

. . . TïoXXà 8' £v '

KapSiaiç àvôpûv eêaXov "tîpai 'jToXuâvG£[xot àp- Xaïa (yoçî<7[jLa6' • àitav ô' eûpôvTOç Ip^ov.

Le temps a mis au jour beaucoup de belles inventions des anciens; mais , quoiqu'elles soient maintenant communes , toutefois la gloire en appartient aux inventeurs. Les Corinthiens avoient trouvé les poids, les mesures et beaucoup d'autres choses. Pindare dit ici que ce sont eux qui ont inventé les danses en rond , qu'il appelle dithyrambes. Il dit qu'ils ont aussi trouvé l'art de brider les chevaux et de les conduire, et d'avoir aussi les premiers un double aide dans les temples des dieux. Il dit aussi que les sciences et l'art militaire y fleurissent.

.... 'Ev Se MoTcr' àSÛTivoo;, 'Ev ô' *Apy]; àvôôî véwv OùX(ai; ody^tJ.aXaiv àvôptôv.

Il invoque .Jupiter, afin qu'il soit favorable à ses hymnes et aux louanges de Xénophon , lequel a vaincu et a remporté les cinq prix : ce qui n'étoit jamais arrivé à un homme seul

.... Oùx

AvTeêôXiQffev tôjv àv/ip Ovaxûç oxinoi xiç n:p6T£pov„

Il raconte le grand nombre de ses autres victoires, et dit à la fin

ODE Xliï. 4i9

qu'il est aussi malaisé de les compter toutes que de compter le gravier de la mer. Cette hyperbole est démesurée. Aussi il ajoute que la médiocrité est une bonne chose, et qu'il est bon de la connoître et de la suivre partout, c'est-à-dire qu'il n'en veut pas dire davantage.

(70(1 de xaipôç àpi(rxo(.

Il se jette sur les louanges de Corinthe et de ses anciens habitans, comme de Sisyphe, qu'il appelle adroit comme un dieu, de Médée, et de Bellérophon, qui, voulant monter le cheval Pégase, n'en pouvoit venir à bout, jusqu'à ce que Pallas lui en donnât en dormant une bride, qu'il appelle çîÀTpov ÏTiTieiov, laquelle étoit d'or, 6a(Aaar(çpova ypuaov.

Car les dieux rendent aisé ce qui paroissoit hors d'espérance.

nXiripoï ûÈ ÔEôiy Ôûva[jLi; xai xàv uap' Ôpxov Kai Trapà ilnita xouçav XTÎffiv.

En effet, le généreux Bellérophon ayant mis cette bride à la bou che du cheval ailé , il sauta dessus tout armé , et lui faisoit faire la volte; et il al-la dessus faire la guerre aux Amazones, à la Chimère et aux Solymes. Je ne dirai rien de sa mort; et cela sans doute à cause qu'elle n'était pas glorieuse pour Bellérophon, qui tomba de dessus le cheval Pégase . et se rompit la cuisse.

Horace dit, ode 2, liv. IV .

Terrel arabuslus Phaeton avaras Spes; et exemplum grave praebel aies Pegasus , lerrenurn equilem gravalus

Bellerophoulem ; Semper ul le digna sequare. . . .

Homère décrit bien au long l'histoire de Bellérophon, au sixième livre de V Iliade^ en la personne de son petit-fils Glaucus, qui s'alloit battre contre Diomède ; et c'est aussi au sujet de Glaucus que Pindare en parle, disant que Glaucus se glorifioit parmi les Troyens d'être petit-fils de Bellérophon : et il fait cela pour imiter Homère.

Tôv ô' èv 0\j'k<j\i.-K(i) cpàivai Zr;vô; àpxaïai ô&xovtai.

Il parle du cheval Pégase, car il fut changé en astre, et Aratu.dit que même parmi les astres il y en a quelques-uns qui s'appel lent les Anes. Mais, dit-il, je m'arrête trop hprs de mon sujet, ayant entrepris de louer les Corinthiens et de prêter ma main aux Muses. ày>ao0p6voi;, pour les louer: Moîaai; ëoav éuixcupo;. Il loue

donc las diverses victoires des Corinthiens, et s'engage de louer celles qu'ils remporteront encore. Puis il finit, priant Jupiter qu'il donne de l'agrément à ses vers, et qu'il les fasse estimer.

5^),Xà xouçoiffiv èv.veOaai noaiv

ZeO, Té/£t • txièiH ôiôoi

Kai TÛy^av TepTivûv yXuxeïav.

Il dit xoûçoiCTiv TïOfft, c'est-à-dire qu'il finisse son hymne en sorte que personne n'y trouve à redire et n'en soit choqué.

ODE XIV ET DERNIÈRE. — A ASOPICHUS D'ORCHOMJiNE ,

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