SECONDE PARTIE DU SYMBOLE
Ce que nous devons croire de la personne du
fils, et de l'ouvrage de la Rédemption. Art. II. — Et en Jésus-Christ son Fils unique Notre-Seigneur.
En quel état se trouvait le genre humain lorsqu il plut au Fils de Dieu de s'incarner?
Il était plongé dans les plus épaisses ténèbres de l'idolâtrie : des fables honteuses et ridicules avaient pris la place des plus importantes vérités; l'homme avait si profondément oublié qu'il était l'ouvrage des mains de Dieu, qu'il croyait à son tour que Dieu pouvait devenir l'ouvrage des siennes; et l'univers, que ce souverain Ouvrier avait créé pour manifester sa puissance et sa sagesse, était devenu comme un temple d'idoles ; on adorait le soleil et la lune, le ciel et la terre, les animaux et les éléments, les reptiles et les insectes, jusqu'aux démons et aux vices ; tout, était Dieu, excepté Dieu même; et ce nom adorable, dont la majesté consiste à être incommunicable à tout autre, se partageait et s'attribuait aux plus viles créatures et aux plus abominables désordres : ainsi l'homme égaré s'occupant sans cesse de Dieu, le cherchant partout, s'imaginant le trouver partout, et s'en faisant un de tout, montrait évidemment qu'il l'avait perdu, et qu'il ne savait plus où il était. Cependant l'impression de la divinité fut-elle jamais plus vive et plus universelle que quand il ignorait le plus son auteur, qu'il fléchissait le genou devant toute créature, et
('.)) 11 fallait aussi l'expérience de l'inanité dc.lous les moyens humains, sciences, pouvoir, législation, philosophie, etc.