‹ Œuvres completesChapitre 112 sur 296 · V. CE QUE NOUS DEVONS MEDITER · texte numérisé non relu

V. CE QUE NOUS DEVONS MEDITER

obscurcie; d'ailleurs, encore qu'il n'y puisse rien souffrir , il est néanmoins dit pâtir et endurer à raison de la communication d'idiomes entre les espèces sacramentelles et lui ; ainsi on dit que son corps est rompu, son sang répandu, qu'il est mangé des vers, foulé aux [lieds, etc., parce que les espèces sacramentelles le sont, et semblables termes odieux, auxquels il a bien voulu s'assujettir et se ravaler, pour nous donner ce grand exemple d'abjection, d'humiliation de mortification.

Divine hostie , qui, par votre immolation, avez rempli les figures des sacrifices anciens, et nous avez appris que Dieu ne demandait pas de nous le sang des animaux, mais la mort de nos passions : ressuscitez parmi nous l'esprit de votre sacerdoce, et faitesnous comprendre qu'on ne peut bien dignement vous offrir en sacrifice, si l'on a été auparavant comme vous , une véritable victime.

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