OCCIDENTEM IMPERIO ROMANO, ET NOMINE CHR STIA
NORUM DELETO, QUI REMPUBL1CAM EVERTEBANT.
A Dioctétien et à M aximilien- Hercule , Césars et Augustes, qui ont étendu en Orient et en Occident l'empire romain, et aboli le nom des Chrétien* , qui détruisaient l'Etal.
DIOCLETHNO C/ESARI AUGUSTO, GALERIO IN ORIENTE
ADOPTATO, SUPERSTITIONS CHRIST1 URIQUE DELETA,
CULTC DEORUM PROPAGATO.
A Dioctétien César et Auguste, qui a adopté Galère en Orient , aboli en tous lieux la superstition chrétienne, et étendu le culte des dieux.
Si toutefois ces inscriptions sont bien sûres.
Julien imita parfaitement celte fureur et cette vanité, comme nous l'apprenons de saint Grégoire de Nazianze dans son troisième discours contre cet apostat : « Que sont devenus, » dit-il, « ces prodiges prédits, ces augures et ces pronostics tirés des entrailles des animaux? Où est cette Babylone, tpii devait être si glorieusement subjuguée? Où est allée cette prétendue conquête de l'univers, qui ne devait s'acheter que par un peu de sang immolé aux idoles ? Où sont ces Perses et ces Mèdes subjugués et liés après ce char de triomphe? Où sont allées ces prédictions et ces menaces si terribles contre les Chrétiens, et les promesses de l'abolition entière de leur religion, jusqu'à en etfacer le nom pour jamais ? Toutes "ces choses ont disparu. Ce n'étaient que de vains fantômes et des illusions qui se sont envolées comme un songe, et qui n'ont été visiblement cpie les vanteries des esprits impies : » Ubi prœscientiœ monslra , et signa, viscerumque haruspicina? ubi Babylon gloriose divulgata, ac orbis animo propter parum detestandi sanguinis comprehensus ? ubi manibus devincti Persœ et Medi ? ubi contra Christianos vaticinia, ac minœ, et ad nomen usque abolilio iwstra? Omnia disparucre , ementita fuere, de/luxere ; somnia apparuere , ac jactantia impiorum.
Tel était le commun dessein de ces deux tyrans ou de ces deux tètes de dragon, et qu'ils voulaient également exécuter, quoique par différentes voies.
18. C'est ici que la sagesse paraît ; que celui quia de l 'intelligence, compte le nombre de la bête : car c'est un nombre d'homme, et ce nombre est six cent soixanle-six.
Saint Jean par ces paroles nous donne à entendre que le nombre six cent soixantesix doit se trouver dans le nom de la bête, ou dans le nom de cet homme impie qui doit ressusciter l'idolâtrie, et que c'est à cetie marque qu'on le connaîtra ; car c'est là le dénoûment de l'énigme qu'il nous donne à deviner : et comme il s'agit du nom d'un empueur romain, il semble qu'on doive