‹ Œuvres completesChapitre 285 sur 296 · RETRAITE POUR LES ORDINANDS · texte numérisé non relu

RETRAITE POUR LES ORDINANDS

bénédictions, puisqu'elle les consacre quatre fois au culte divin d'une manière toute spéciale. Admirons son esprit dans les paroles qu'elle profère : Mes très-chers frères, prions Dieu, noire Père tout-puissant, qu'il daigne bénir ces ordinands en l'oilice d'acolyte : «DeumPatrcm omnipotentem, fratres chaiissimi, suppliciter deprecemur, ut hos famulos suos benedicere dignetur in ordinem acolytorum. k> Ensuite elle s'adresse à Dieu le Père, et le conjure, par la vertu du sang adorable qui découla des plaies de son Fils, de répandre sa bénédiction sur ces ecclésiastiques : « Domine sancte, Pater omnipotens, aeterne Deus, benedicere dignare hos famulos tuos in officium acolytorum. » Elle ««joule encore que, comme autrefois il avait ordonné a Moïse et à Aaron de préparer des officiers pour avoir soin des luminaires du tabernacle, ainsi qu'il daigne consacrer ceuxci pour exercer la même fonction dans l'Eglise : « Benedicere dignare hos famulos tuos, ut sint acolyti. » Enfin, pour la quatrième fois, elle lui demande avec instance au nom de Jésus -Christ, la lumière du monde, qu'il veuille bien autoriser de sa bénédiction céleste la consécration qu'elle lui fait de ses ministres en terre : « Benedicere dignare hos famulos tuosquos in officium acolytorum consecramus. »

Mais, dans l'ordination du sous-diacre, ou dans la collation du premier des ordres sacrés, celte bénédiction paraît encore avec plus d'éclat; car, lorsque l'évêque récite à genoux les litanies, ou les invocations solennelles pour attirer grâce sur l'action qu'il va faire, et que ceux qui doivent être promus sont prosternés par terre comme des victimes au pied de l'autel, il se lève vers la fin de ses prières, dans l'endroit où le Pontifical marque : « Hic daturbenedictio,sanctificatio et consecratio per ponlificem;» et, prenant sa mitre en tête et son bâton pastoral, ou sa crosse de la main gauche, il étend sa main droite sur les ordinands, toujours prosternés; et formant trois fois sur eux le signe salutaire d'où toute bénédiction émane, il dit: Seigneur, nous vous prions de les bénir, nous vous prions de les consacrer, nous vous prions de les sanctilier : « Ut hos electos benedicere digneris. » Et on répond : «Te rogamus, audi nos,» puis il continue pour la seconde fois : « Ut hos electos benedicere et sanctificare digneris.» Et on répond encore: «Te rogamus, audi nos.» Enfin il ajoute : « Ut hos electos benedicere, sanctiûcare et consecrare digneris. * A quoi on répond de nouveau : «Te rogamus, audi nos. »

Et, non content de cette générale bénédiction, qui est aussi commune aux diacres et aux prêtres, l'évêque endorme encore une spéciale aux sous-diacres incontinent après, pour être comme une préparation à l'ordre qu'il va leur conférer. Mes très-chers frères, uit-il aux prêtres assistants, prions Dieu et notre Seigneur Jésus-Christ, qu'il donne sa bénédiction et sa grâce à ces ecclésiastiques ses serviteurs, lesquels il daigne appeler à l'office de sous-diacre : «Uremus

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