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LA CIGARETTE

(Sonnet)

Oui, ce monde est bien plat : quant à l'autre, sornettes. Moi, je vais résigné, sans espoir à mon sort, Et pour tuer le temps, en attendant la mort, Je fume au nez des dieux de fines cigarettes.

Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes. Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord Me plonge en une extase infinie et m'endort Comme aux parfums mourants de mille cassolettes.

Et j'entre au paradis, fleuri de rêves clairs Où l'on voit se mêler en valses fantastiques Des éléphants en rut à des chœurs de moustiques.

Et puis, quand je m'éveille en songeant à mes vers, Je contemple, le cœur plein d'une douce joie, Mon cher pouce rôti comme une cuisse d'oie.

LES COMPLAINTES

Au petit bonheur de la fatalité.

Much ado about Xothing.

Shakespeare.

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