Chapitre XXXV, p. 520. — Le Gesù, etc
Je n'attends pas, comme d'autres, 1586 et le procès de Marie Stuart pour parler de la série des conspirations jésuitiques; je les prends à l'origine, à la mission de Campian, à la première arrivée de Ballard en Angleterre, 1580. Le procès de Ballard et de Babington (State trials) montre parfaitement qu'il faut remonter très haut, avant l'assassinat du prince d'Orange. Tout cela est d'une pièce. Les événements militaires alternent avec les conspirations : un jour l'épée, un jour le couteau. — Le curieux, c'est l'émulation des deux polices, qui se débauchent leurs agents l'une à l'autre. — Quant aux tentatives de descente, le moment intéressant est celui où Guise, entravé par l'Espagne, essaje de se lier, sans elle et contre elle, aux catholiques anglais; très bien exposé par M. Mignet, Marie Stuart, II, p. 235.
Aux chapitres XXXVII et XXXVIII, j'ai suivi fréquemment De Thou pour l'intérieur de Paris. Les siens y avaient de fortes
racines, et purent savoir beaucoup, étant au Palais cl à la cour, el dans les rues; son père, 1»' président, était colonel de quartier.
— Personne n'a bien compris qu'aux Barricades (Juise était traîné par l'Espagne, qui le risqua comme un brûlot, pour pouvoir faire partir L'Armada.