‹ Œuvres complètesChapitre 29 sur 111 · TERRORISME DES GUISES · texte numérisé non relu

TERRORISME DES GUISES

et dii : « Rapportez-lui que je me porte bien, e\ de quelle viande je me régale. » On amena un homme grand, de belle apparence, qui fut accroché par le cou

aux barreaux des fenêtres e1 lancé sous Les yeux du gentilhomme épouvanté.

Mais ces morts n'étaient pas muettes. On n'avait pas si bon marche de ces hommes d'épée que des pauvres martyrs des villes, ouvriers, artisans, qui, quarante ans durant, avaient alimenté la flamme des bûchers, sans rien faire que bénir, prier. Ceux-ci priaient contre leurs assassins, voulaient leur châtiment, ci déjà le commençaient par leurs regards et leurs paroles. Ils sentaient avec eux la France, la vraie France, le ciel et l'avenir. Ils levaient en mourant leurs mains loyales à Dieu. L'un d'eux, M. de Yillemongis, trempa les siennes dans le sang de ses amis déjà exécutés, et, les élevant toutes rouges, cria d'une voix forte : « C'est le sang de tes enfants, Seigneur! tu en feras la vengeance! »

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