‹ Œuvres complètesChapitre 56 sur 111 · C0LIGN1 A PARIS · texte numérisé non relu

C0LIGN1 A PARIS

au fleuve, elles virent un noir nuage de cavaliers, qui venaient à toute bride. Par bonheur, dans les cava-

s, ils démêlèrenl des dames el devinèrent que l 'étaient leurs amis, d'autres protestants fugitifs, des frères, des protecteurs. Tous réunis se jetèrent à genoux, au bord du fleuve, et chantèrent le psaume de la sortie d'Egypte. Mais les sanglots, les pleurs, ne permettaient pas de chanter.

Lui aussi avait eu sa fuite, quand, en 1568, avec Condé, ils traînaient leurs petits enfants d'un bout à l'autre du royaume. Vraie image de la France, la famille de Goligny fut cruellement émondée, coup sur coup. Il avait perdu, en 1568, sa sainte femme. En 1569, l'honnête et digne Dandelot, premier soldat de France, dont quelques nobles lettres montrent qu'il eût été éminent, même sans un tel frère, Dandelot meurt, empoisonné, dit-on. Chose peu invraisemblable, puisque les Guises montraient partout un homme pensionné exprès pour l'expédier; pour Goligny, autre assassin spécial. En 1571. à Londres, meurt le bon Odet, Y ex-cardinal, le protecteur des lettres, aimé de tous, en qui fut moins l'âpreté de la Réforme que le doux esprit de la Renaissance. Empoisonné

si, personne n'en douta. Ainsi, cette belle trinité d'hommes si différents, si unis, la voilà rompue et détruite. Il reste1 sur son foyer brisé, avec quatre orphelins en deuil.

Restait-il? vivait-il? On a vu qu'à la dernière cam-

m' il avait succombé aux fatigues. G'est en Litière

qu'il revint du fond du Midi vers le Nord, et jusqu'à

trente lieues de Paris. Ombre redoutable, mais ombre déjà. Il avait un pied dans la mort.

Cela se voit au beau portrait. Il est marqué aux joues d'un triste rouge qui dit son mal profond, un mal d'entrailles qui prend l'homme à la base, à ce creuset vital où nos émotions versent l'eaurforte que ne contient nul vase, qui mangerait le fer et le diamant. Un pli au front, aux tempes dégarnies des veines bleues, saillantes, accusent un amaigrissement, disons plus, une diminution de la personne. C'est un homme réduit, très frappé et qui se survit. Mais, tout luxe vital ayant fondu, l'homme intérieur se révèle mieux, il apparaît lui-même. Eripitur persona, manet res.

Oui, plus claire que ne fut jamais le Coligny entier, est cette ombre de Coligny.

L'œil gris, pensif, contient toutes les souffrances du temps. Ce qu'il a vu, cet œil, de douloureux, d'horrible, qui le dira?... Et il l'a vu comment? non pas en général, de haut, mais dans l'affreux détail, avec le positif d'un esprit à qui rien n'échappe, qui a sondé à mort les misères et les hontes de son propre parti.

Ce dessin ne donnant que le masque, ni cou, ni cheveux, ni coiffure, la tête semble d'un décapité, comme elle fut quand on la trancha pour la porter à Rome. Elle a l'air de vous regarder du fond de l'autre monde, dans la force définitive de celui sur qui on ne peut plus rien.

Mort ou vivant, il est, et on ne l'abolira pas; car

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il esl un principe. Une chose éternelle esl en lui.

C'est pour cela qu'on voudra le hier; car ou voit

bien, à ce fixe regard, ou voit à ce menton si arrêté,

a cette bouche serrée d'une résolution indomptable,

que cel homme se seul assis sur le rocher des siècles. nu essayera le fer, et ou l'y brisera.

i'.e portrait final donne les âges et les révolutions par lesquels il eu est venu là. Gentilhomme d'abord, ou le voit à la peau; puis tanné et haie par places; colonel général de l'infanterie, il a marché à pied avec le peuple, combattu avec lui; son capitaine, mais non son complaisant; juge inflexible du soldat; l'œil et la bouche restent tristes et amères de tant d'arrêts de mort qu'il lui a fallu prononcer.

Car il ne faut pas s'y tromper, cette tète infiniment austère d'un Christ des guerres civiles n'est pas douloureuse seulement ; elle est extrêmement redoutable. si le Chrisl de la Loi, sans cruauté, mais résigné à la justice, et qui en acceptera toutes les conséquences, résigné à la punition des ennemis du droit et de Dieu.

Représentez-vous maintenant cet homme de justice à La Rochelle, en plein nid de corsaires, dans le pêlemêle ei le chaos sanglant de la révolution maritime,d'une guerre atroce sans loi et sans merci, par un peuple mêlé, sans nom.

Représentez-vous cet homme politique, chrétien, mais citoyen, affranchi par la guerre et la longue expériem es dépendances genevoises qui, en 1560,

l'avaient tant entrave. Voyez-le parmi les ministres

fort divisés entre eux, les uns lui commandant la paix, les autres conseillant la défiance.

Une question profonde agitait aussi la Réforme. Le peuple, admis primitivement aux consistoires qui gouvernaient l'Eglise, pouvait-il y rester, siéger près des ministres, et avec eux se gouverner lui-même? Bèze et Genève disaient non, et croyaient la chose mauvaise dans le nouvel état des mœurs. Le fameux professeur Ramus (qui avait suivi et servi puissamment Coligny dans sa dernière campagne) voulait que l'on maintînt la démocratie de l'Eglise.

Qu'en pensait Coligny? Nous l'ignorons. Mais sur un autre point il avait délaissé Genève. Une lettre de Ramus à Bullinger (3 mars 1572) nous apprend que l'amiral en était venu à préférer la foi des Suisses, foi qui (sous forme théologique encore) n'était pas moins la pure philosophie et l'anti-mysticisme, supprimant dans l'hostie la substance divine, ne voyant dans la Gène qu'un simple souvenir.

Grand changement! On ne peut imaginer aujourd'hui par quels déchirements les hommes d'alors s'affranchissaient de cette poésie antique. Si Coligny en vint là, son cœur en dut saigner. Il lui fallait, avec ce dogme, arracher ses amitiés mêmes, laisser là les docteurs, les martyrs qui l'avaient soutenu, qui avaient combattu, souffert avec lui. Isolé dans la grande crise qui le menait à la mort, il n'eut plus d'appui que son propre cœur.

Les femmes ont une seconde vue. Une femme sembla avoir deviné tout cela. Du fond de la Savoie,

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d'un vieux manoir des Alpes, madame d'Antremont déclare à l'amiral qu'elle veul épouser un saint et un héros, et ce héros, c'est lui. Le duc de Savoie s'y oppose. Elle s'en moque, laisse ses biens, arrive à La Rochelle. Comment repousser un tel dévouement?

C'était tard, oh! bien tard! (Vêtait épouser le tombeau. Mais tous, d'un avis unanime, l'Église et les «unis, voulurent qu'il se remariât. Madame d'Antremont avait des châteaux en Savoie, une place forte en Dauphiné, au passage des montagnes. Elle apportait en dot des positions redoutables qui pouvaient servir le parti.

Coligny était trop honnête homme pour n'épouser que ses fiefs. Il aima fortement celle qui adoptait ses enfants.

Il lui en laissa un. Elle devint enceinte en mars 157 '2.

Elle emporte dans l'avenir, pour sa couronne historique, avec les persécutions terribles qu'elle eut plus tard, la lettre touchante qu'il lui écrit la veille de la Saint-Barthélémy. Saint souvenir! qui montre que les grands sont les plus tendres, et tout ce qu'il y a d'amour dans le cœur sacré des héros.

t. est au milieu de cette situation étrange, de cette sombre lueur d'un bonheur tellement tardif, que la pressante invitation du roi vint le trouver à La Rochelle. Charles IX le reçut comme il aurait fait de -un sauveur, lui jeta toutes les grâces, pour lui, pour

parti. Et. en effet, si la chose eût tenu, Coligny sauvé '!•' -a mère et de son frère; il ne serait

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pas devant l'histoire le roi de la Saint-Barthélémy.

Goligny à la -cour, c'était un phénomène, déjà presque un scandale. Mais qu'était-ce donc de le mettre à Paris ? Cependant il le fallait pour la victoire des protestants. Il fallait montrer à la grande ville celui qui, avec deux mille hommes, l'avait bravée, défiée, réduite à s'enfermer, pendant qu'il brûlait La Chapelle. La grosse bourgeoisie, depuis sa fuite ridicule de la plaine Saint-Denis, ne lui pardonnait pas. Le commerce ne l'aimait point parce qu'il hait toute guerre. Pour le peuple ecclésiastique, le clergé si nombreux, les moines et tonsurés de toute sorte, les vieilles et les bons pauvres, l'entrée de Goligny était l'abomination de la désolation, la fin du monde. Le ciel allait crouler, et la foudre écraser la ville.

Il n'entra pas moins à Paris, à la droite de Charles IX. Et son premier acte indiqua qu'il ne composerait jamais.

En arrivant rue Saint-Denis, non loin des Innocents, il vit un monument exécrable de fanatisme, une pyramide infamante élevée à la place où avait été la maison de Gastine , un malheureux marchand brûlé pour une assemblée de protestants tenue chez lui. Sur une plaque de bronze on y lisait l'arrêt du Parlement. Goligny attesta le traité récent par lequel de tels arrêts devaient être effacés. Grand embarras. Cette pyramide portait au sommet une croix. On n'allait pas manquer de dire, si elle était détruite, que la croix, la croix parisienne était frappée par les

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impies vainqueurs. On respecta La croix, mais on la transporta avec la pyramide sous les charniers des Innocents décembre 157 1 .

Le prévôl dos marchands, qu'on chargea de faire la chose de nuit, discrètement, était justement un Marcel qui, plus lard, déchaîna la Saint-Barthélémy. Il avertit son monde. Et le matin, il y eut, sur la place, quelques centaines de coquins pour figurer le peuple, soutenir l'honneur de Paris. Ils soutinrent cet honneur en volant et pillant quelques maisons du voisinage. Absorbés dans ce pieux travail, ils ne virent pas le gouverneur de la ville, Montmorency, qui fondait sur leur dos avec sa cavalerie. Quoique armés jusqu'aux dents, ils ne résistèrent pas. Plusieurs restèrent sur le carreau; un seul fut pris, pendu aux grilles d'une fenêtre, et resta là, pour salutaire exemple.

Les Audin, Gapefigue, etc., ont tant dit, répété que c'est le peuple qui a fait la Saint-Barthélémy, qu'on finit par le croire. Une chose montre pourtant que ce peuple était divisé. Il y avait le peuple libre, et le peuple des confréries. Une émeute éclata contre les Italiens, dont certains hôtels furent pillés. Le bruit courait qu'ils volaient des enfants pour les tuer et en fournir le sang à la reine mère et au duc d'Anjou, à qui les médecins ordonnaient, pour l'épuisement, des bains de sang bumain. Telle était, chez les Parisiens, la popularité du vainqueur de Jarnac, du héros catholique.

Donc Paris était divisé. Et. si on laissait aller les

choses, la grande masse peu à peu inclinerait au parti vainqueur. Goligny arrivait avec la force du succès et de la révolution. Le roi d'Espagne, avec son grand bruit de Lépante, n'en était pas moins écrasé partout.

En Espagne d'abord, où il ne comprima les Maures qu'en leur faisant des concessions.

Dans le Levant ensuite. Les Turcs gardèrent Chypre et refirent leur flotte. Le grand vizir disait plaisamment : « Nous vous avons coupé un membre, qui est Chypre ; vous n'avez fait, en détruisant des vaisseaux si vite refaits, que nous couper la barbe; elle a poussé le lendemain. »

Mais Philippe II était bien plus malade aux Pays- Bas. Nous l'avons dit, le duc d'Albe devenait fou de désespoir. Elisabeth arrête son argent au passage. Les corsaires lui saisissent en une fois cinq cent mille écus. Sommée de faire réparation en chassant les corsaires, Elisabeth, pour réparation, lui lance de ses ports les gueux de mer, qui, n'ayant plus d'asile, débarquent en Zélande même et prennent Briel (1er avril). Le 11 avril, malgré la reine mère, Charles IX signe le mariage de sa sœur Marguerite et du roi de Navarre, le 29 l'alliance anglaise.

L'Espagne était bafouée de deux côtés. En Angleterre, on procédait contre son duc de Norfolk, prétendu de Marie Stuart. En France, Charles IX souriait des menaces de l'ambassadeur espagnol, et disait : « Je suis prêt à tout. » (Languet, I, 177.)

Cependant l'Espagne, ayant si longtemps régné en

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France, y gardait des racines. E}le a \ ait d'un côté 1rs Guises, de l'autre l*1 parti d'Anjou. Tavannes, l'homme de Montcontour, qui se croyail vainqueur de Coligny, ne digérait pas la paix que son vaincu avait victorieusement imposée. Ils se rencontraient sur le quai, devant le Louvre, à la tète de leurs gentilshommes. Un jour Goligny, franchement, dit à Tavannes : « Qui ne veut pas la guerre avec l'Espagne, a dans le ventre la croix rouge » (c'est-à-dire la croix espagnole". Tavannes, qui était un peu sourd, se dispensa d'entendre. Mais il alla disant que Goligny lui cherchait querelle pour le tuer.

Par un tel mot, sévère et mérité, de l'amiral aux hommes du duc d'Anjou, la guerre était constituée sur le pavé de Paris entre eux et les protestants. Cette petite cour jalouse ne manquera pas de justifier l'accusation de Goligny en révélant ses projets jour par jour au duc d'Albe et s'associant intimement aux Guises pour le meurtre de l'amiral.

Celui-ci tenait Charles IX pour le moment. Il le gagna d'emblée par deux choses qui ne pouvaient manquer d'entraîner un jeune homme. // se remit à lui entièrement.

1 ■ Dans un mémoire commencé à La Rochelle et toujours continué depuis, Coligny déclarait au roi que, non seulement l'Espagne, mais ï Angleterre, était L'ennemie de la France, dont il fallait toujours se défier.

Ce mémoire n'était pas entièrement achevé à sa mort, liais Coligny certainement, dans ses longues

conversations avec le roi, lui en avait dit la substance.

Charles IX avait pu comprendre que l'amiral n'était nullement un aveugle sectaire, mais avant tout un bon Français, un protestant sans doute, mais encore plus un grand et excellent citoyen. Pendant que la plupart des protestants mettaient tout leur espoir dans l'alliance anglaise, disant, la larme à l'œil (à Walsingham), que sans elle ils étaient perdus, Colign.y déclarait qu'il ne se confiait qu'à la France et au roi.

2° Et cela, il le prouvait en rendant, malgré les répugnances et les défiances de son parti, les places de sûreté qu'il avait clans les mains.

Était-ce une imprudence ? Non. Trois petites places qu'il rendit n'étaient pas une garantie sérieuse. On rendait peu de chose pour acquérir beaucoup, la volonté royale et la direction de la monarchie.

Lorsqu'au 1er avril les gueux de mer, Hollandais et Français, renvoyés des ports d'Angleterre sur les réclamations du duc d'Albe, s'emparèrent de Briel et prirent pied en Zélande, ce succès du protestantisme encouragea tellement Charles IX, l'entraîna tellement sous l'ascendant de Coligny, qu'il fît la démarche la plus décisive. L'agent français déclara de sa part qu'il protestait contre la tyrannie du duc aux Pays-Bas, et que, s il ne supprimait son impôt du dixième, la France rompait avec l'Espagne (Morillon à Granvelle, 15 avril 1572). Intervention hardie, violemment révolutionnaire, qui équivalait à un appel aux armes, à

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une promesse de soutenir les insurgés. Le 17 juin encore. L'ambassadeur de France à Madrid menaçail Philippe II {Ibidem).

L'affaire de Briel, quoique désapprouvée du prince d'Orange, qui n'était pas préparé à la soutenir, n'en commença pas moins le soulèvement de la Hollande et de la Zélande. Nos huguenots, sous La Noue, surprirent Valenciennes le 15 mai, et Louis de Nassau, le bouillant frère du prince d'Orange, moins en rapport avec lui qu'avec nous, par un coup hardi s'empara de Mous (25 mai).

Charles IX semblait protestant. Le pape refusant la dispense pour le mariage de Navarre, il dit qu'on s'en passerait. Malgré la haute opposition du pape, malgré la sourde résistance de Catherine et d'Henri d'Anjou, il poursuivait l'affaire. La reine mère ne réussit pas à la faire avorter. La mort même de Jeanne d'Albret, empoisonnée, dit-on, et qui le fut au moins d'ennui et de dégoût, ne put rien arrêter (9 juin). Le roi avait signé le mariage le 6 avril et le fit le 18 août.

Il ne voulait pas moins sincèrement le mariage de son frère .Vlençon avec la reine Elisabeth. Ce qui ne permel pas d'en douter, ce sont les présents magnifiques qu'il fit aux envoyés anglais. Dans cette cour nécessiteuse, l'argent, jeté ainsi, prouve mieux qu'aucune chose qu'il y avait bonne foi et une volonté use.

insi, d'avril en juin, Charles IX suivait réellement le Ilot montant de la révolution, fortement entraîné et remorqué par Goligny.

La reine mère et son duc d'Anjou faisaient semblant de suivre.

Plusieurs lettres de Catherine montrent qu'elle était fausse ; d'autres, qu'elle était hésitante, embrouillée dans ses propres ruses.

Elle poussait le mariage de son fils d'Alençon, qui n'avait nullement pour le protestantisme et pour Elisabeth la répugnance avouée par Anjou. Mais, en même temps qu'elle le recommandait en Angleterre, elle écrivait aux Guises qu'elle le gardait à vue à Amboise, « que la place était bonne et forte, que le petit mauricaud n'en sortirait pas ».

Elle était double et fausse avec tous, avec ellemême. Savait-elle ce qu'elle voulait? Qu'on lise sa lettre du 5 juin à Elisabeth. Au moment où, par des dépêches innombrables et par une ambassade solennelle, elle présente pour époux à la reine son fils Alençon, elle lui écrit une lettre où elle ne parle que d'Henri d'Anjou, de la romanesque hypothèse où Henri épouserait Marie Stuart, qui serait adoptée comme héritière par Elisabeth, de sorte qu'Henri, qui n'a pu être époux d'Elisabeth, se trouverait son fils adoptif î

Inexplicable lettre, d'une mère si aveugle qu'elle perd de vue également la politique et le bon sens. A quel point faut-il croire qu'elle ignore la nature humaine, pour supposer qu'Elisabeth, dont tous les mots et tous les actes sont brûlants de haine pour Marie Stuart, change au point d'en faire sa fille? — et cela en la mariant à ce Henri d'Anjou qui vient

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