SERENADE
Le parfum vovagcur dont ton sein m'a sevré Reste l'errant désir que partout je suivrai!
L'heure qui vainement sonne dans ma détresse Reste l'instant sublime où venait la maîtresse!
La chanson qui s'éteint tristement dans le soir Reste l'écho vivant d'un immuable espoir!
Et l'univers morose où j'ai perdu ta gloire Reste le paradis auquel tu m'as t'ait croire !
LU'K.E 'MOUVELLE
V>'i;sT l'heure où la rose, inclinant sa tige, Aspire autour d'elle un baiser plus doux. O frisson du soir 1 Caresse 1 O vertige 1 ]3ans le crépuscule à quoi rêvons- nous?
Tout se fait suave et se vaporise, Et tout s'abandonne aux vagues langueurs. O mots embaumés flottant sur la brise ! Quel profond sikMKe embrase nos cœurs?
L;\-bas dans le golfe aux ourlets d'écume. Les bruits de la mer, comme ils sont légers! O palmes nageant vers nous dans la brume ! Que regardons-nous sous les orangers?
La nuit nous enlace. Oh! vois nos pensées Éclater au ciel en floraisons d'or !
O les mains dans l'ombre ardemment pressées ! duel secret nous garde un riche trésor?