LV. BAPTEME Jî
Toujours plus haut, Icnds, 6 mou amc ! L'éther obscur, subtil et froid ; Vénus en bas roule et décroit :
L'anneau de Saturne est en flamme ; Franchis-le vite et luis tout droit, Toi qu'un secret désir affame !
Perce d'un bond tout le ciel noir D'L'ranus, et poursuis ta course !
Comme les mailles d'une bourse La nuit s'entr'ouvre, et tu peux voir Les astres d'or de la Grande-Ourse De tous côtés sur toi pleuvoir.
Dans l'élan sublime emportée.
Dépasse Orion ; plus avant Ilnfonce-toi ; frémis au vent De quelque étoile dilatée, Monstre lointain au cœur mouvant ; Nage au sein de la mer lactée !
Cherche un monde nouvel éclos, Un vaste univers que colore L'écharpe de sa longue aurore ; Baigne-toi dans les roses flots De ses grands lacs vierges encore, l'ille des siècles de sanglots !
Sur d'incITablcs paysages
Plane Icgùrc, et disparais ;
Parcours les féeriques forêts
Que berce un souffle sans présages ;
Parfume-toi des encens frais
Qui flottent sous les premiers âges !
Alors, mon âme, redescends Purifiée, en ce bas monde ; Va tu pourras, une seconde, Dans la paix des amours naissants.
Aux doux rêves de l'enfant blonde Mêler tes rêves innocents.