‹ Œuvres complètesChapitre 70 sur 84 · LES 'DEUX ILES · texte numérisé non relu

LES 'DEUX ILES

J 'ÉTAIS un naufragé qui malgré lui surnage. Sur une mer de nacre errant comme deux sœurs, Deux lies m'ont offert leurs abris carcsseurs ; l"n deux yeux verdoyants j'ai vu ma double imai;e.

Loin des vieux continents par l'angoisse habités J'ai vécu tout un soir dans deux mouvantes lies; Tout près des ports fleuris de deux chastes asiles Un deux miroirs j'ai bu comme en deux clairs léthés.

Tout un soir j'ai joui dans deux ilcs désertes Du calme enchantement des pays ignorés; J"ai connu la fraîcheur des repos savourés Dans deux vierges édens aux mêmes découvertes.

Tranquille ordonnateur d'un loisir inventif, J'étais le Robinson de deux îles limpides; Ivt j'ai longtemps peuplé de mes œuvres candides Deux prisons dont j'étais le bienheureux captif.

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Les yeux tournés un soir vers deux jeunes prunelles, Je me suis rajeuni dans leurs berceaux lointains, Vivant dans deux reflets aux fraternels destins, (^omme le double roi de deux îles jumelles.

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