PREMIERE PARTIE
11 est donc vrai, chrétiens, que la chair de l'honiuie a été élevée dans Jésus-Christ jusqu'à la souveraineté de l'être de Dieu ; et c'est ce que le Saint-Esprit a prétendu d'abord nous marquer par ces paroles : Verbiim caro fadum est ; Le Verbe s'est fait chair. Demander comment et pourquoi s'est accompli ce prodige, ce serait le déh'uire, dit saint Augustin, en voulant le connaître ; puisqu'il est certain que ce mystère de l'incarnation du Veibe ne serait plus par excellence l'œuvre de Dieu, si l'on en pouvait rendre raison, et qu'il n'aurait plus l'avantage de se distinguer par sa singularité, si, dans l'ordre de la nature ou de la grâce, on en pouvait trouver un seul exemple ; Hic, si ratio quœritur, non erit mirabile , si exemplum; non erit singulare. J'avoue que Marie, au moment que l'ange lui en fit la déclaration, ne laissa pas de dire : Quomodo fiet islud ? Comment cela se tera t-il ? Mais saint Chrj sostome remarque très-bien que cette demande fut alors l'effet d'une profonde et respectueuse admiration, et non pas d'une présomptueuse et vaine curiosité, et que si Marie voulut savoir de quelle manière se vérifierait ce qui lui était annoncé de la part du Ciel, ce ne fut point par incrédulité, mais par un pur zèle, et par un sincère amour de la virginité qu'elle avait vouée.
Quoi qu'il en soit, chrétiens, voilà le miracle qui vous est proposé dans cette fête, et que je dois vous expliquer : car je serais prévaricateur et je ne m'acquitterais pas de mon ministère, si, préférablement à tout le reste, je ne m'attachais aujourd'hui à vous développer cet article essentiel de votre foi. Voilà, dis-je, le miracle que la foi nous révèle, un Dieu incarné, uu Dieu-Homme, jusqu'à pouvoir dire, dans le sens propre et naturel, qu'il s'est lait chair : Verbum caro factum est. D'où il s'ensuit par une conséquence nécessaire, que la chair de l'homme, considérée dans la personne du Rédempteur, est donc véritablement la chair d'un Dieu ; que dans l'instant bienheureux où fut conçue cette chair virginale, elle se trouva donc, toute chair qu'elle était, pénétrée, comme dit saint Paul, de l'onction de Dieu, inséparablement unie au Verbe de Dieu, n'ayant selon le langage des théologiens, point d'autre substance que celle du Verbe de Dieu ; qu'en recevant l'être, elle entra donc d'abord en possession de toute la glou'e qui appartient à Dieu, et que le Fils de Dieu la reconnaîtra dans toute réternité pour uîie chair qu'il s'est appropriée, qu'il a consacrée, qu'il a
déifiée ; car c'est ainsi qu'en ont parlé tous les Pères, dans des termes que la tradition même de l'Eglise aurait eu peine à autoriser, s'ils n'étaient encore au-dessous de l'énerqie et de la force de ceux-ci : Le Verbe s'est fait chair. Tune in utero virgo concepit, et Verbum caro factum est, ut caro fieret Deus ; Ce fut alors, dit saint Ambroise, qu'une vierge conçut miraculeusement, et que le Verbe fut fait chair, afin que la chair devînt Dieu. Ce Père pouvait-il s'en expliquer d'une manière plus expresse ? Et parce qu'une vérité aussi importante que celle-là ne peut être appuyée sur trop de témoignages, ajoutons celui de saint Augustin : Talis fuit ista susceptio, quœ Deum Iwmiiiem faceret, et Iwminem Deum. Oui, mes frères, disait ce saint docteur, l'effet de cette incarnation a été tel, que l'homme s'est vu- dans Jésus-Christ, élevé jusqu'à Dieu, et que Dieu, dans ce môme Jésus-Christ, s'est vu réduit à la forme d'un homme. Expressions, je le répèle, qui demandent toute la soumission de la foi, et qui nous paraîtraient avoir je ne sais quoi de dur, si elles n'étaient évidemment Ibndées sur ce principe incontestable : Verbum caro factum est.
De là vient, mes chers auditeurs (appliquezvous à ceci, et ne pensez pas que la grandeur de mon sujet m'emporte trop loin, puisque autant qu'il est relevé, autant me suis-je étudié à le traiter exactement) ; de là vient que dans Jésus-Christ, entre la chair et le Verbe, il n'y a rien de divisé ; et que ce qui éiaii vrai de l'un, par une communication d'attributs, l'est encore de l'autre. Ainsi, parce que la chair de Jésus-Christ a été passible et moiteWe, nous disons, sans craindre d'être accusés de blasphème, qua le Verbe de Dieu a souffert et est mort pout nous : d'ailleurs, parce que le Verbe de Di?.u est égal à Dieu, nous ne craignons point la censm-e, en disant que la chair de Jésus-Christ est assise à la droite de Dieu. Et quoiqu'il n'y ait point d'extrémités plus opposées que la croix et le trône de Dieu, nous ne faisons pas plus de difficultéd'atîribuerà cette chair du Fils de l'homme, qui a été crucifiée, la prééminence du trône de Dieu, que d'attribuer au Verbe de Dieu, qui est la splendeur de la gloire du Père, l'iumiiliation et l'ignominie de la croix. Pourquoi '! parce que tout cela n'est qu'une suite de ce que nous prifessons par ces paroles : Verbum caro factum ) est.
Il est vrai, et je suis toujours obligé de le reconnaître, ce mystère est difficile à croire, et c'est là que nons devons captiver nos esprits. Mais puisqu'un Dieu veut bien anéantir pour
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nous dans ce mystère sa souveraine Majesté, ne refusons pas au moins de lui soumettre notre raison. Soumission nécessaire : car, comme disait saint Atlianase, je ne puis savoir comment le Verbe s'est incarné ; mais il ne m'est pas permis d'ignorer qu'il se soit incarné, et qu'il ait pris une chair semblable à la mienne. Au lieu donc de m'engager dans une recherche inutile, et qui passe toutes mes vues ; au lieu de vouloir pénétrer dans ces ineffables secrets de l'incarnation divine, lorsque je ne me connais pas nioi-uième ; ce que j'ai surtout à faire, c'est de bénir mille fois la miséricorde infinie de mou Dieu, non seulement parce qu'il est descendu de sa gloire pour moi, et qu'il s'est fait homme comme moi, mais parce qu'il m'a révélé et qu'il m'a fait annoncer ce mystère de mon salut. Car, si je puis être sauvé sans la science de l'incarnation, je ne puis l'être sans la foi de l'iucarnation ; c'est-à-dire si je puis être sauvé Siuis savoir par quelle vertu et de quelle manière le Verbe de Dieu a élevé la chair de l'homme à une si noble alliance, je ne puis l'être sans savoir que cette merveilleuse alliance s'est faite dans la personne de Jésus-Christ ; ensorle que, dans la personne de Jésus-Christ , il y a eu tout à la lois et un vrai Dieu et un vrai homme : Verbum caro factum est.
C'est de quoi tant d'hérétiques n'ont pas voulu convenir ; et c'est pour mieux affermir la créance de ce mystère, que Dieu a permis qu'elle fût attaquée par tant d'endroits. Les uns ont combattu la divinité de Jésus-Christ, ne considérant pas qu'il est aujourd'hui formé dans le sein de iMarie par la seule opération de l'Esprit divin : Si)ihttis saiictus superveniet in te ' ; que l'ange l'appelle absolument saint et la sainteté même : Satictum vocabiiur 2 ; qu'il est conçu par une mère vierge, et demeurant toujous vierge, quoique mère ; enfin, qu'il vient dans le monde pour étie le Sauveur du monde : principes d'où il s'ensuit inconteslablenient qu'il est Dieu ; car, comme raisonnent saint Ambroise saint Augustin, saint Cyrdle et saint Bernard, il n'appartient qu'à un Dieu d'être saint par lui-même et la source de toute sainteté ; qu'à un Dieu d'être fils d'une vierge, sans que cette vierge y perde rien de sa virginité ; qu'à un Dieu de sauver le monde, après qu'il l'a créé.
D'autres ont refusé, par une erreur toute contraire, de reconnaître rhumanité de Jésus- Christ; tantôt ne lui attribuant qu'un corps imaginaire et fantastique, tantolluiaccordant un
flMC, 1,33. — îlbid.
vrai corps, mais sans âme et sans intelligence; tantôt lui donnant un corps parfait, mais formé d'une matière toute céleste, et non de la substance de Marie : dogmes insoutenables, à quoi les docteurs de l'Eglise, et entre autres TertuU lien, saint Atlianase et saint Léon, pape, ont opposé toutes les Ecritures et les plus solides raisons. Car, disaient-ils, si Jésus-Christ n'a eu qu'un corps imaginaire, comment nous a-t-il rachetés de son sang? s'il n'a eu qu'un corps sans âme, comment a-t-on pu l'appeler homme? et s'il n'était pas homme, comment a-t-il satisfait pour les hommes? si son corps a seulement été formé dans le sein de Marie, et non de la substance de Marie, comment Elisabeth l'appela t-elle lanière de son Seigneur? Mater Domiiii mei '; et comment l'ange lui dit-il que l'Hoinme-Dieu, qu'elle devait porter dans ses chastes flancs, naîtrait d'elle? iVflsceiiir ex te 2.
Enfin, conclut saint Augustin, plusieurs se sont trompés, tout à la fois, et à l'égard de la divinité de Jésus-Christ, et à l'égard de son humanité: non pas en niant ni l'une ni l'antre, mais l'union de l'une et de l'autre, telle que le Saint-Esprit l'a laite, et telle qu'elle subsistera toujours. Car ils reconnaissaient en Jésus-Christ et une vraie divinité, et une vraie humanité. Mais comme le propre de l'hérésie est de donner dans toutes les extrémités, ou bien, tl'une part, ils prétendaient que Dieu et l'homme dans l'incarnation avaient été seulement unis de volonté, unis de sentiments et d'intérêts, unis par adoption, par affection, par communicaiiou de gloire, et non point d'une union réeile et substantielle; ou bien, d'autre part, ils confondaient tellement ensemble la divinité et l'huniauilé, qu'outre l'unité de personne, ils établissaient encore dans 1 Homme-Dieu une uni té de nature : erreurs foudroyées jiar l'Eglise dans ces fameux conciles dont les célèbres décisions nous ser\ent de règles, et qui nous appicuneiit qu'on \ortu de riiicarnation le Verbe divin s'est léelleiiiuut et substantiellement uni ù notre chair; que [lar celte union le Verbe incarné s'est rendu propres toutes les misères de Ihomme, et que l'Iiomme est entré en participation de toutes les grandeurs de Dieu ; qu'il y a néanmoins entre les deux natures qui composent cette adorable liprsonne, la nature divine et la natine humaine, une distinction essentielle, sans qu'elles aient été confondues, et que l'une, comme parlaient quelques héiétiques, ait absorbé l'autre. Tel est, chrétiens, le précis de la doctrine oilliouoxe touchant le uijsière d'un Dieu iàit homme,
' Lllc, J, 43. — Mb.d., a5.
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et c'est de quoi il fallait d'abord vous instruire :
Verlnim caro factum est.
N'en demeurons pas là ; mais réduisant à la pratique et aux mœurs cette première vérité, profitons de la fête de ce jour pour nous disposer à la solennité de Pâques qui approche, et faisons-nous du mystère de l'incarnation une préparation solide à l'accomplissement du grand précepte de la communion. Car voilà sur quoi est fondée cette loi si sainte, qui nous oblige à nous éprouver nous-mêmes avant que de recevoir le corps de Jésus-Christ, et à n'y participer jamais qu'avec une conscience pure, et dans un état où, sans être absolument assurés que nous soinmesdignes d'amour, nous puissions toutefois, quoique pécheurs, dire avec humilité, comme saint Paul : Niliil mini conscius sum i ; Ma conscience ne me reproche rien, dumoins rien de capital et de grief. On demande pourquoi l'Apôtre a fait un crime si atroce de ce qu'il appelle communion indigne ; et l'on s'étonne qu'animé du zèle apostolique dont il était l'empli, il ait fulminé de si terribles anathèines contre ceux qui, dans un état de mort, osent manger le pain de vie; qu'il leur ait déclaré que c'est alors leur jugement qu'ils mangent, et leur condamnation ; qu'il les ait traités de profanateurs et de sacrilèges ; et que, sur sa parole, malgré la corruption du siècle, la seide pensée de communier indignement fasse encore horreur aux chrétiens les plus imparfaits et même les plus mondains. Non, non, mes chers auditeurs, il ne faut point en être surpris. Supposé ce que je viens de vous dire, et ce que la foi nous enseigne de l'incarnation du Verbe; il n'y a rien en tout cela qui ne soit facile à comprendre ; et quand une fois j'ai conçu que ce pain dont parle saint Paul est le corps du Seigneur, et le Seigneur même, je souscris sans peine à tous les anathèmes qu'il prononce contre ceux qui prennent sans discernement cette nourriture céleste. Quelque foi-midalilos qu'ils soient, je n'ai, pour les trouver écjuilables, qu'à m'ap|)Iiqaer persomiellement le mystère du Verbe fait chair, en me disant à moi-même : Cette chair que je mange dans le sacrement est la chair d'un Dieu, et je la profane quand je la mange dans l'état de péché. Par rincaination elle est unie à une personne divine; et par l'indigne commaniou que je fais, j^e l'unis, toute sainte qu'elle est, à une àme criminelle et ennemie de Dieu. Cela seul me fait sentir la raison qu'a eue saint Paul de condamner si sévèrement ces sacrilèges qui se présentent à la table du Sauveur sans avoir la robe fie
• I Cor., IV, i.
noces, qui est la grâce, et il n'y a point ensuite de châtiment qui ne me paraisse encore au-dessous d'une telle profanation.
Que faudrait-il donc dire à un chrétien qui se trouve sur le point de célébrer la pàque, et de prendre part au sacrement de Jésus-Christ? Écoutez-moi, hommes du siècle, et n'oubliez jamais cette instruction. Il taudrait lui dire à peu près, et avec la proportion qui doi t être ici gardée, ce que l'ange dit à Marie : Jdeoqite et quod nascetur ex te Sanctum, vocahitur Filius Dei ; Prenez garde, mon Irèz-e , ce qui est caché sous les symboles de ce pain, c'est le Saint des saints et le Fils de Dieu, le môme qui est né d'une vierge, le môme dont l'ange fit à cette vierge un si magnifique éloge. Voilà celui que vous allez recevoir. Ainsi rentrez en vousmême, et vous mesurant sur l'exemple de Mai'ie, puisque vous êtes destiné à porter dans votre sein le même Dieu, voyez si vous êtes dans les mêmes dispositions; voyez si vous avez reçu comme elle l'Esprit divin; voyez si l'esprit corrompu du monde ne règne pas encore dans vous : car il ne s'agit pas moins pour vous que d'être, aussi bien que Marie, le temple vivant où un Dieu fait chair doit et veut taire sa demeure : Verbum caro factum est, et habitavit in nobis.
Ah! chrétiens, quelle épreuve Marie ne litelle pas d'elle-même, avant que de consenlir à ce que l'ange lui proposait! et quand elle apprit que l'heure était venue ou le Verbe, avec toute la plénitude de sa divinité, devait s'incarner en elle, avec quelle foi et quelle humilité ne répondit-elle pas à l'honneur que Dieu lui faisait, et aux miséricordes dont il la comblait! avec quelle pureté,avec quelle obéissance, avec quelle confiance, avec quel amour ne conçut-elle pas ce Dieu-Homme dans son chaste sein ! par combien de vertus héroïques ne se mit-elle pas en état de coopérer à cet iuellable mystère ! Oi' tel est, mes cliers auditeurs, l'excellent modèle sur quoi nous devons aujourd'hui nous former. Marie était sainte dès sa conception ; depuis sa conception, croissant eu âge, elle avait toujours crû en sainteté. Avant que l'ange la saluât, elle était déjà pleine de i grâce ; mais cela ne suffisait pas. Il fallut que le I Saint-Esprit lui-même, selon l'expression de l'Evangile, survînt en elle, et qu'il la sanctifiât tout de nouveau par des grâces plus abondantes. Encore après celte nouvelle sanctification, saint Ambroise ne croit point otfenser Marie, quand il dit au Sraiveur du monde ; Tu ad liberaiidiun suscepturus Iwminem, non hoiruisti virgiim uic-
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rum.' Ah! Seigneur, pour sauver l'hoiiime, vous qui êtes la sainteté même, n'avez point eu horreur de vous renfermer dans le sein d'une vierge ! Approchons, chrétiens, de la communion, prévenus de ce sentiment, et nous n'en approcherons plus avec tant de lâcheté et tant de négligence ; nous ne nous y présenterons plus avec une indévotion et une tiédeur dont nous ne pouvons trop gémir ; nous n'en sortirons plus aussi froids, aussi indifférents, et, ce qui est encore plus déplorable, aussi imparfeits, que si nous n'y étions jamais venus. Nous préparer à ce sacrement, ce sera la plus grande et la plus sérieuse occupation de notre vie ; en profiter, ce sera le plus ardent de nos désirs ; en abuser, ce sera la plus mortelle de nos craintes. Nous irons à la sainte table avec des cœurs embrasés d'amour; comme des lions, dit saint Chrysostome, respirant le feu de la charité; comme des aigles, ajoute saint Augustin, élevés au-dessus de la terre par des pensées toutes célestes, nous y recevrons ce Dieu de gloire dans le même esprit que Marie le conçut, et son exemple nous servira de règle. Du reste, tirer de là des conséquences spécieuses, mais qui, sous une fausse apparence de respect, nous éloigneraient pour jamais du corps de Jésus-Christ; faire consister les dispositions nécessaires dans des degrés de sainteté où personne ne peut atteindre; demander pour ce sacrement un état aussi parfait que celui de Marie; en un mot, de l'obligation d'imiter Marie, se faire, contre l'intention de Jésus-Christ môme, un obstacle insurmontable à la communion, c'est à quoi porte le raffinement du libertinage, mais c'est le piège grossier dont votre piété, aussi prudente qu'éclairée, saura bien se garantir. Au contraire, de la nécessité de communier, conclure celle de se sanctifier, y travail. 1er en effet et y donner tous ses soins, c'est par là que nous honorerons le mystère du Dieu incarné. Alliance de notre chair avec le Verbe, premier miracle que nous avons vu dans un Homme-Dieu. Passons au second, qui nous fera voir dans une vierge une mèie de Dieu . c'est le sujet de la seconde partie.