SERMON XVI
. Sur la Purification de la Vierge.
Po^lqiiam im|.leli simt ilies imrgaliouis cjus spciindiim If'geiii Moysi,lulc'ruiil illuni in Jérusalem, ut sisliToiil eum Duiiiiijo.
Le temps de la pirificabon de Marie étant accompli fclnn la loi de Moïse, ils poilèreiU l'enfant à Jérusalem, pour te présenter au Seigneur (S. Lu£, cli. IIJ.
Sire, cet enfant qui est aujourd'hui porté à Jérusalem, c'est le Fils uni(iue de Dieu, égal à son Père, éternel comme lui, et Dieu comme lui. Celle qui le porte, c'est Marie, mère de Dieu, la plus sainte de. toutes les femmes, et la plus remplie de grâce. Le sujet pourquoi elle le porte, c'est afin de le présenter à Dieu ; et l'évangéliste, s'arrélant à une circonstance bien remarquable, ajoute que tout cela se fait selon la loi : Sicut scriplum est in lege Domini ( Ltic, Il ). Comme si, ni Marie, ni Jésus-Christ même, ne pouvaient avec bienséance paraître devant Dieu qu'en observant la loi ; comme si leur sacrifice, tout divin qu'il est, ne devait être agréé de Dieu qu'autant qu'il se trouverait conforme à la loi : comme si l'ouvrage du salut et de la rédemption des hommes dépendait de l'acfomplissement de la loi. Que signifie cela ? c'est, chrétiens, le mystère que j'entreprends de développer, et le point auquel je m'attache pour votre instruction et votre édification. Celte obéissance à la loi du Seigneur, cette obéissance que la présentation d'un Dieu sauveur et la purification d'nnc mère vierge nous prêchent si hautement, cette vertu si inconnue, et néanmoins si. nécessaire, voilà