‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 129 sur 132 · SERMON XXIV · texte numérisé non relu

SERMON XXIV

potn l'ouvektube du jubilé.

Kxliortanmr vos ne iii vacunni Kraram Doi recipialis. Alt einni : Xem; ore acceplo exauJivi le, et in ili.- saliitis ailjiivi lu.Ecce nunc lemrus aceciilabile, ecce niiiic dios saliiUs.

Xous vous e.tlinrlons à ne ;>is recevoir en v.iiii la grûce de Dieu Car Dieu nous dit lui-mê>ue dims l'Eiritue : Je voua ai exaucé un le,itrs favorable, et je vous in mde au jour du s dut. Or, voici ui'iiiileiuiiil ce leiiiiii larurahle ; voici ces jours de salut (Il Ctr., cli. VI).

C'est ainsi que l'apôtre saint Paul parlait aux premiers chrétiens de la grâce générale de leur conveision, et je me sers aujourd'hui de ces paroles, pour vous exhorter vi!U>mêmcs, mes frères, à rerevoir effic, cernent et utilement la grâce particulière que l'Eglise vous présente, en vous accordant la plus authentique de toiilcs les indulgentes, qui est celle du jubilé. Car je puis bien vous dire, comme le Docteur dis nations le disait aux Corinthiens , que voici mainlinaiit le temps favorable, que voici les jours de salul, où le Père des miséricordes se dispose à répandre sur nous les bénédictions les plus aboiidaules ; c'esl pour cela qu'il ordonne à ses minislres de vous aiinoneer ce jubilé, et Cas

lilli MYSTEUES. Sl'RMON WIV. POLIR L'OUVERTLr.E DU JlJHil.E. liU

vous r.innoiu'or à \(n\<, piii^qiio Ions, iîislos l.iil I.i, .iprt^s tout, pour me sorvir du toini;* fl pcclii'uis, y ppuvoul pt y (l(ii\onl pnrlicipiT. ilp s.iiul l'aul, que l'oinlirL' (1p< liicus ;i venir. C'est pour rein que IM'lj^lise reilonhie ses (".r jubilé, si niéuior.ible p.irnii les lléUreux, prières, el (]u'ellevi('iU liOriVirsolennellenuMit ii'elail que pour servir de lîijure et (lue |)Mur le sacrifice de l'Asuenu : heureux si nous nous préparer ,iu jnliiié de la loi nouvelle; connaissons le don dr Dieu , et plus lieiirenv car ce jubilé de la loi nouvelle esl propreencore si , jiour nos propres inléréts, pour la meut celui où les véritables esclaves, y veuv satisfaction de nos ànies. nnus en savons laiie dire ceux que le démon tenait dans la ser»i- Tu-^ai^e (jue Dieu prétend ! I/ApAlre, après Inde du péché, sont remis ilaus la pleine <'l. avoir représenlé à ceux df l^oriuthe la sain- entière liberté des enfanis de Dieu ; celui oii leté du temps où ils V i\aienl, et où la lumière les pécheurs réconciliés rentrent dans la de l'Evangile commençait à les éclairer, cou- parfaite jouissance des véritables biens, eu chiait par celle impartante leçon : Ayons recouvrant les mérites qu'ils avaient acquis donc soin de nous comporter comnu' do de\anl Dieu, cl que le péché leur avait fait di[;ues disciples de Jésus-Chrisl , et de nous perdre; celui où les véritables dettes, j'cnrcnvlre recouuuamiables eu toutes chosi's , tends les peines dues au péché, demeurent |):ir les jeûnes, par les veilles, par les Ira- éleinle'i el sont universelleuuMit abolies. vaux : il:!xliibr(iinus nosmrplios sieut Dci mi- Or c'est ce jubilé, mes frères, que je vous iiixtros, in lalioribus, in jejnnii:^, in r/ryi/n.s- annonce, et dont nous commençons aujiiur- (II C"/"., IV). Voilà , mes cliers amiiteurs, ce d'Inii à célébrer la solennité: Inuireiix si <iue je vous dis moi-ménu^ : Prenons bien nous la célébrons dans un esprit clnélien ; j; irde à consacrer ce saint temps où nous heni-eux si loul (e qui était (ij^uré dans le entrons , ce temps d'indulgence et de grâce , jubilé autrefois publié par.Moïse, s'accomplit par les exercices de notre pénitence , par la en nous ! Il s'a;j;it de vous expliipier en <|uoi ferveur de nos oraisons, par toutes les pra- consiste précisément ce jubilé de la loi de li(iues de la religion et d'une piété vraimejit grâce, et ceciu'il n de plus essentiel ; le voici : chrétienne : c'est à quoi je veux vous porter le jubilé de la loi de grâce est |)roprement la dans ce discours , qui sera moins une préili- rémission de la peine lemporelle (jui reste à cation qu'une instruction simple, mais solide, subir au pécheur, après que sou péché lui Or, pour vous proposer d'abord loul mon est pardiuie.é. L'Kgli^e. à (]ui Jésu^-Christ a dessein, il y a dans le jubilé surtout trois donné le pouvoir de lier et de délier, avec choses digues d'être considérées et que j'en- assurance que ce qu'(dle déliera sur la Icrre [reprends de vous expliquer : premièrement, sera délié dans le ciel ; l'Kglise, qui est la ce que c'est que la grâce du jubile ; seconde- dispensnlrice du trésor infini des satisfactions nient, ce (pii esl nécessaire pour avoir part de Jésus-(;bri^l, en vcrlu du jubilé, remet à la grâce du jubilé; et en troisième lieu, ce par grâce au iiécheur, ce (|ue le pédieur, que doit opérer dans nous la grâce i\u jubilé. (]iioiqne déjà réconcilié a\ec Dieu, aur.iit en- C'est une indulgence, et je vais vous montrer coreclîi sou'Trir, dans la rigueur de la justice, en (luoi consiste celte indulgence, et quel en jiour expier paifailement son jiéché. \'oil;i, esl l'es|)rit : ce sera la première fiarlie ; ce en deux mots, ce qu il y a de plus important qu'il f.uil faire pour gagner cette indulgence, el de ca|)ilal dans le jubilé, ou dans la gràco cl quelles dispositions nous y devons appor- qui nous cA oITerle iiuaud l'Kglisc nous acier : ce sera la seconde partie; enfin, (]uels coide le jubilé : grâce complète, puisciu'ello effets salutaires doit produire eu nous celle met le comble à la justification de l'Iioinme indulgence, et quels fruits nous en devons criminel et péuitenl.

retirer : ce sera la conclusion. Daigne le ciel Pour vous rci;dre ceci plus inUdligible, il

seconder le zèle qui m'anime, etpuissiez- faut distinguer deux choses dans le péciié ;

vous bien apprendre à ne pas perdre un ce que nous appelons la coulpc, el ce <|ue

avantage si précieux ! Adressons-nous pour nous appelons la peine : ce que nous apfie-

tela à Marie, el disons-lui : Ave, Maria. Ions la coulpe ou l'offense, c'est l'injure laite

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