‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 42 sur 132 · CARÊME. SERMON XI. SUR L'IMI'ENITENCE FINALE · texte numérisé non relu

CARÊME. SERMON XI. SUR L'IMI'ENITENCE FINALE

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lions, je ne sais combien de moiidiiiis qui sont encore , après ;noir vécu s.nis foi , sans loi , sans religion , sans conscience , assez lérncraires el assez emportés pour vouloir couronner l'œuvre p.ir une persévérance diabolique dans leur libertinage. Mais , encore une fois , ce sont des monstres dans l'oidre de la gi-âce , sur qui nous ne devons jeter les yeux qu'autant qu'il est nécessaire pour les détester et pour les avoir en exécration.

Ce n'est donc point par do semblables exemples que je veux vérifier l'oracle de Jésus-Clirisl; mais je parle seulement de tant d'autres pécbeurs en qui cet étal d'iiiipénilence , tel que je l'ai marqué , est aussi souvent un effet de la faiblesse que de la malice de leur cœur, ou plutôt, est un effet tout ensemble de l'un et de l'autre; et, pour vous faii e comprendre plus distinctement el plus précisément ma pensée, je parle d'un honuue qui, rempli de fiel et d'amertume, après avoir passé sa vie dans des haines et des inimitiés scandaleuses, meurt sans jamais vouloir se réconcilier, prolestant qu'il ne le j.cut; ou, s'il le fait en apparence, se disant inlérieureiuent à liii-niéme qu'il ne le veut pas : témoin ce chrétien qui , sur le point même d'endurer le martyre, refusa d'embrasser son ennemi, quoique son ennemi, liumilié à ses pieds , lui demandât grâce. Or, sans nous arrêter à ces circonstances particulières, combien voyons-nous de pareilles morts dans le christianisme, de morts sans réconciliation, de morts accompr.gnées de toute l'aigreur du ressenlimeiit el de la vengeance , de morts où tous ces piétcniiu-; accoinmodemcnls qui se négocient, toutes ces entrevues qui se ménagent quelquefois avec tant de pompe et presque loujours avec si jieu de fruii , ne sont que dt^ pures et de trompeuses cérémonies ; de morts où, par nue maximo de politique cl par une force d'esprit mal entendue el poussée néaomoins jns(iues au bout, l'on se rend plus intraitable el plus inflexible que jamais : ponrcjuoi? pour autoriser, en mourant, la conduite qu'on a tenue jusque-là et l'animosilé où l'on a vieilli; disons mieux, pour exécuter l'arrêt prononcé par le Sauveur du monde : In pecciilo ves(ro moricmini.

Je parle d'un homme qui, se trouvant chargé à la mort de biens injustement acquis , dont il s'est fait un état et une fortune, ne veut pas môme alors les restituer, gémissant d'une part sous la pesanteur du péché ()ui l'accable, cl de l'autre, refusant de se dépouiller; part.igé entre l'enfer ((u'il craint el la cupidité qui le domine ; mais , du reste, aimant mieux abandonner son âme que de réparer les injustices qu'il a commises , que de pourvoir au dédonunagement de ceux qu'il a tronipés , que de reconnaître des dettes dont sa mauvai^e foi l'a toujours empêché de convenir, que de satisfaire à des obligations qu'il ne |ieul ignorer, et dont les remords secrets de sa conscience ne l'averlissenl que trop; en un mol, que de relâ- .clier la proie don', il est saisi , et que Dieu ,

malgré lui , va bientôt lui arracher. Or, qu'y a-t-il dans le monde de plus ordinaire que cette aveugle obstination à conserver ce qu'on n'a pu légitimement posséder? De tant de riches , injustes usurpateurs du bien d'autrui, où sont ceux qui, pour mourir en chrétiens, se déterminent à mourir pauvres? et, par conséquent ne semble-t-il pas que la malédiction de l'Evangile soit particulièrement attachée à leur étal? In pcccato vestro nioriemini.

Je parle d'un homme qui, tyrannisé de sa passion, la porte jusqu'au tombeau, et meurt idolâtre d'un objet dont rien ne peut le résoudre à se détacher, au moment même que la mort le va détacher de tout; qui, par la plus damnahie fidélité, ou par le plus abominable sacrifice, sans égard aux feux éternels dont la justice de Dieu le menace, achève, pour ainsi dire, de se consumer dans les ardeurs d'un feu impudique. Or vous savez, mes cliers auditeurs , si ce n'est pas là le sort de tant de chrétiens sensuels et voluptueux. Je vous renvoie à vos propres connaissances. N'est-ce pas là qu'aboutissent ces engagements criminels ? n'est-ce pas, dis-je, à une mort plus que païenne , oîi le pécheur, en expirant, soupire encore pour ce qu'il a si follement aimé , où , constant jusqu'à l'extravagance , jusqu'à la fureur, il donne encore ses derniers soins , il consacre ses derniers vœux à une passion dont il s'est fait presque une religion ; où la seule et la vive douleur qui le touche, tout mourant qu'il est, n'est pas d'avoirlant recherché par inclination le sujet malheureux de ses desordres, mais de le ([uitter par nécessité? car ce sont là ses dispositions et ses sentiments; et, en de tels sentimenls , en de telles dispositions, vous jugez assez quelle doit être sa mort : In pcccnlo vcsfro moricmini.

Enfin, je parle d'un homme qui , depuis long temps rebelle à Dieu, après avoir vécu sans crainte de ses jugemenis , meurt sans rien espérer de sa miséricorde; qui , lorsque les iirêtics l'exhortent à la confiance, se faisant à soi-même, comme dit saint Augustin, une justice, non pas exacte et rigoureuse, mais cruelle et insensée, puisqu'il se la fait indépendamment de la rédemption el de la glace de Jésus-Christ, tombe dans un désespoirsemblable àeelui de Gain, el conclut avec ce flère parricide : J/n/or est ini'/uilas 7nra, qwimuivciiiammcrcur [Gen. IV) : Non, il n'y a plus de pardon pour nioi, mou ini(|uitc m'en a rendu indigne, el, s'il y a un Dieu , je suis réprouvé. Or, n'esl-il pas vrai que c est là \i\ grand et le fameux éeueil où échoue une mullilude innombrable de pécheurs, surtout de ceux qui, par des rechutes fréqucnles et habituelles, non-seulement ont perdu toute espérance, mais auraient honte même, si je puis m'cxprimer ainsi , de se tourner vers Dieu el de se confier en lui ? Car celle honte qu'ils n'ont pusurmonter durant la vie, se réveille tout de nouveau et vient les accabler à la mort ; et, trop fortement touchés alors d,-} leur indignité , trop vivement frappés de la grandeur el de la justice de Dieu, ils se trou»

ORATEURS SACRES. BOL'RDALOUE

M(-nl, ils renoncent à leur salut, cl se font , aussibicn que Judas tie leur contrition même ( l de leur repentir, un dernier litrede réprobation. Voilà , dis-je, ce que j'appelle mourir avec réflexion et avec vue dans le péché d'impénitencc : In pcccalo vcslro moriemini. On y meurt encore d'une autre manière non moins commune , ni moins funeste , quand, par une omission criminelle, sans être directement volontaire , on se prive de la grâce de la pénitence et des moyens nécessaires pourl'oblenir. Car enfin, mon frère, dit saint Augustin raisonnant avec un pécheur, si, lorsque la mort vous touche de près et que Dieu vous appelle, vous ne vous disposez pas au plus toi à paraître devant lui ; si, lorsque vous avez un port aussi assuré que celui d"une prompte et siicère pénitence qui vous est ouvert, vous négligez de vous y mettre en sûreté ; si vous laissez échapper les moments précieux et les temps favorables que la rro\idence tous ménage dans le cours d'une maladie ; si, par une trop grande attention au soulngemcnt de voire corps, vous oubliez les besoins de votre âme, et si vous rejetez les remèdes salutaires qu'on wous prcsenle, bien loin de les rechercher ; si, p.irune crainte servile de la mort, vous en éloignez autant qu'il est possible le souvenir, fermant l'oreille à tous les avertissements qu'on vous donne, et\oulantélrenalté et trompe sur la chose même ou vous avez plus d'intérêt à ne l'être pas ; si, par une faiblesse naturelle , vous ne faites pas effort pour surmonter là-dessus vos frayeurs , et pour vaquer, au moins dans cetieextrcuiité, à votre plus importante affaire; si vous écoulez des parents et de faux amis qui vous en délourncnt; si, par un renversement de conduite le plus déplorable, vous pensez encore à votre famille, lorsqu'à peine il vous reste de quoi pourvoira voire éternité : ah I mon cher frère , conclut saint Augustin , changez alors de langage, et corrigez vos idées. Dire que la mort, dans cet état d'impénitence, est le plus grand de tons les malheurs, c'est mal parler; mais il faut dire que c'est le plus grand et le plus inexcusable de tous les crimes. Dire que vous mourez dans votre péché, c'est ne s'expliquer qu'à demi ; mais il faut dire que vous mourez dans votre péché par un dernier péché, qui surpasse tous les autres. Car, qu'est-ce que tous les péchés de la vie, en comparaison de ce seul péché? Où l'homme peut-il porter plus loin son ir.justice en\ers Dieu et envers luimême? Se voir à ce terme fatal après lequel il n'y a plus de terme, et vouloir encore différer; se voir aux portes de l'enfer, et ne tra>ailler pas encore à s'en retirer; se voir sur le point de périr, et balancer encore à se rendre le plus pressant devoir de lu charité en prenant de sages mesures pour ne périr pas : cela se peut-il comprendre , ou cela se peut-il pardonner? Cependant , chréliens , voilà jusqu'où va l'égarement de l'esprit mondain quand on s'abandonne à le sui\rc. Oii est in\e>li, comme parle l'I^criture , des douleurs de la mort ei des périls de l'enfer ;

et to'.Uefois on ne laisse pas de risquer, de se rassurer, de temporiser , de se reposer sur le lendemain : on chicane, on élude, on dissimule avec soi-même; enfin on meurt dans la disgrâce et dans l'inimitié de Dieu. Mort doublement criminelle , et par l'impénitence de la vie qui l'a précédée, et par l'impénitence delà mort qui l'accompagne : In peccato vestro moriemini.

Or, j'ai ajouté qu'il y a entre ces deux sortes d'impénitencc, entre l'impénitence de la vie et l'impénitence de la mort, une telle liaison, que l'une conduit presque immanquablement à l'autre, et cela comment? Par voie de disposition, c'est-à-dire, par voie d'habitude, par voie d'attachement, par voie d'endurcissement; trois degrés que marquent les Pères dans la description qu'ils nous font de ce premier ordre de pécheurs impénitents; vérité constante et dont la seule exposition va vous convaincre.

Par voie d'habitude; car, de prétendre que des hal)ilu<'es conlractées durant la vie se détruisent aux approches de la mort, et que dans un moment on se fasse alors un autre esprit, un autre cœur, une autre volonté, c'est, chrétiens, la plus grossière toutes les erreurs. Je l'ai dit, et vous ne gnorez pas , nous mourons comme nous avons vécu, et la présence de la mort, bien loin d'affaiblir les habitudes déjà lïjrmées, semble encore davantage les réveiller et les fiu'lifier. Car si jamais nous agissons par habitude, c'est particulièrement à la mort. Vous a\ez mille fois, pendant la vie, différé votre conversion, vous la différerez encore à la mort; vous avez dit mille fuis pondant la vie : Ce sera dans un mois ou dans une année; vous direz encore à la mort : Ce sera dans un jour ou dans une heure, ^'ous avez été pendant la vie un homme de projets, de désirs, de résolulions, de promesses sans exécution; vous mourrez encore eu désirant, en proposant, en promettant, m.Tis en ne faisant rien. Et ne dites point que le danger extrême vous déterminera : abus. Il vous déterminera à désirer, p irce que vous en avez l'habitude; il vous délerminera à proposer et à prometire, parce que vous vous en êtes fait une coutume; mais en désirant par babilude, en proposant et en promettant par habitude, el par habitude n'exécutant rien, vous mourrez dans votre péché : In peccalo vestro moriemini.

Par voie d'attachement ; car l'impénitence de la vie, selon la parole du Sage, forme comme une chaîne de nos péchés , et cette chaîne nous tient presque malgré nous dans !'( sclavage cl la servitude : Iniquitates suœ cfipiunt impium, et funilms peccatorum sHoriiiH couslringitur {l'rov., \). Je sais que Dieu peut user de son absolu pouvoir, et rompre au moment de la mort cette chaîne ; mais je sais aussi que pour la rompre dans un moment, il ne faut pas moins qu'un miracle de la grâce, et que Dieu ne fait p.is communément de tels miracles. Et, en eiïel, nous voyons un pécheur mourant dans î'éiat funeste où se ieprcs< ntait saint Augustin,

r.vnftMF. SERMON XI. SUR L'IMPEMTENCi: FINALK.

(pi.inil il (lisait, on pnrlanl de lui-même : iiufpirubamlù/dliis, non ferro alicno, fed iiiea frrrca vulunlale {Auy.) : Je soupirais, ô mon Dieu I après le boiiliciir des justes, con- \.iincii qu'il n'était plus tem|is de délibérer, et qu'il fallait enfin renoncer à mon péché pour me convertir à vous ; mais je soupirais,

' el cependant j'étais toujours attaché, non par des fers étrangers, mais par ma volonté propre. L'ennemi la tenait en sa puissance, et cette suite de désordres compliqués , et comme autant d'anneaux entrelacés les uns dans les autres, m'arrêtait presque malgré moi, et malgré toutes les frayeurs de la mort, sous le joug et la loi du péché.

Par voie d'endurc issement ; car cette volonté toujours criminelle, comme je le suppose, et ne se repentant jamais, s'est enfin

i endurcie dans le péché. Si, touché du senti-

' ment de sa misère, ce pécheur s'était de temps en temps tourné vers Dieu, cl que, par

I <!c généreux efforts, il se fût relevé de ses chutes autant de fois qu'il succombait aux tentations du monde et de la chair; avec tout le malheur de son inconstance, il aurait néanmoins profilé de l'usage de la nénitence. La pénitence, quoique suivie de faiblesses et de recliutcs, aurait détruit en lui ce que le péché y avait édifié. Mais ayant toujours mis pierre sur pierre, et entassé iniquité sur ini- «juité, le moyen queson cœur ne soit pas arrivé ;iu co'nble, et qu'il n'ait pas conlraclé dans l'état du crime, non-seulement toute la solidilé, mais toute la dureté que le crime est capable de produire? Et quille apparence qu'endurci de la sorte il devienne tout à coup, quand la mort approehe, souple et flexible aux mouvements de la grâce'? On meurt donc dans le péché, parce qu'on a vécu dans le péché, et l'on y meurt, comme j'ai dit, par un nouveau péché, parce que cetio impénilcncc même est la consommalion (le tous les péchés. Voilà ce que j'ai appelé une impénitence criminelle; passons à l'impénitence malheureuse, (jui fera le sujet de la seconde partie.

SECONDE Partie.

Ce n'est point assez pour mourir dans lét ;t de la grâce, que le pécheur soit résolu de recourir un jour à la pénitence, et qu'il se ptopose de sortir, au moins à la mort, de ■i)!i péché. Comme cette grâce de la pénitence finale ne dépend point abs(dument de 'ni, et que. par un secret jugement de Dieu, clic est atlachée à mille circonstances qui ne sont point en son pouvoir, il faut, afin (ju'il aille bonheur de se reconnaître en mourant, que toutes ces circonstances concourent ensemble à sa conversion. Qu'une seule vienne à manquer, le voilà frustré de son espérance, eteùt-il mille fois désiré de mourir delamortdesjustes, cùt-il ditccnl foisàDieu : Moriatur anima mta morte juslorum {Nnm., XXIIl). Ses désirs sont inutiles et ses espérances vaines; pourquoi ? Parce que dans lo cours de la Providence, qu'il n'a pas plu à Dieu de changer, il s'est trouvé un obstacle qui, par des causes en apparence naturelles, mais d'un ordre divin et supérieur, lui a

rendu impossible cette pénitence sur laquelle il faisait fond el qu'il regardait comme sa dernière ressource. Il peut donc arriver que l'homme, sans devenir coupable d'un nouveau péché, meure dans son |)éché, parce qu'il peut mourir dans un défini involontaire, el même forcé, de toute pénitence ; et c'est ce que j'appelle impénitencc malheureuse, el ce que je cousiiiète comme un autre abîme, non plus de la corruption et de la malice du cœur humain, mais (Je la justice adorable el impénétrable de Dieu, qui paraît tout entière dans la mort de ces pécheurs surpris, trompés, délaissés , exclus, même dès cette vie, de la voie du salut, et en (|ni s'accomplit encore plus sensiblement celle vérité évangélique ; Jn peccalo vado muriemini. llenouvelcz, chrétiens, votre attention.

(Juand on vous rapporte l'exemple d'une mort subite, el que dans la consternation où de pareils événements jettent les esprits, ou vous dit que cet homme qui jouissait d'une parfaite santé , vient d'être enlevé tout à coup sans a\oir pu prononcer une parole; qu'un tel, dans la chaleur d'une débauche, ou dans l'emporlcmenl d'une (luerellc, vient de rester sans sentimenl el sans vie ; qu'un assassinat vient d'être commis dans la jiersonne de celui-ci , ou que la ruine d'un édifice vient d'envelopper cl d'écraser celuilà; quand on nous fait le récit de ces sortes de morts ctdcbien d'autres, et (|ue, selontoutes les règles de la vraisemblance, elles nous paraijseiil non-âculement subites, mais imprévues, parce que c'étaient des pécheurs publics et scandaleux, nous sommes saisi» de frayeur ; et, sans entreprendre de juger, nous ne douions point que ce ne soit alors que se vérifie à la lettre la menace du Fils de Dieu : în pccculo vcalro muriemini. Mais vous vous consolez en même temps, chrétiens, par la pensée que ce sont des accidents exlr.iordinaiies; et, ([uelijue fréquents qu'ils puissent être, vous ne manquez pas (l'affaiblir ainsi les salutaires impressions qu'ils pourraient et ([u'ils devraient faiie sur vos cœurs. Vous vous trompez, permettez-moi de >ous le dire, vous vous trompez, ces genres de mort ne sont ni si rares, ni si singuliers, que vous voulez vous le persuader , cl je soutiens que, dans la rigueur même du terme, eu égard à la conscience et au salut, il n'( st rien (le plus commun qu'une mort subite; en voici la preuve.

Car j'appelle, avec saint Augustin, mort subite el imprévue, celle où le pécheur tombe tout à coup dans un état qui le rend pour jamais incapable de conversion et d« pénitence. Or, qu'y a-l-il dans le monde de jdus ordinaire et même de plus universel! Que voit on autre chose lous les jours î Au lieu qu'une chute, (ju'une apoplexie, qu'un meurtre , fait plus d'éclat cl donne plus d'eflroi, combien d'autres causes dont nous sommes moins frappés, nous réiluisent à cette iinpénitcnce maliicureuse? Un transport dans le (eu d'une fièvre ardente, un délire sans iulcivalle, une léthargie dont oa

OU\TEUr,S SACHES. BOURDALOUE.

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