POUR LE VENDREDI DE LA CINQUIÈME SEMAINE
Sur le jafjement téméraire.
r.ollegeruul ponlilici'S el |ili;irib.Ti coiisiliiuii ;idveis(is Josuiii.
Lesplincesdes prêtres et les pltaihicits tiiireitl un conseil CMUe Jcsiis (S. Jean, cit. XI).
Sire , ce sont 1rs princes des prêtres el les pharisiens qui s'assemblèrent , c'esl-à-dîre, les sages du judaïsme et les dévots de la synagogue ; ce n'est point pour délibérer sur une affaire d'une légère conséquence, puisqu'il ne s'agit pas moins que de porter un arrêt de mort contre un homme accrédité parmi le peuple, et connu dans toute la Judée par ses miracles ; ce n'est point en particulier, ni chacun selon ses vues, qu'ils ont à juger, mais dans un conseil, el en se communiquant leurs lumières les uns aux •mires : qui ne croirait donc qu'ils vont fonuer un jugement équitable el conforme aux loi» les plus exactes de la justice et de la raison? Cependant, ces sages, tout sages qu'ils sont, se laissent aveugler; ces dévols se. laissent prévenir, et ce conseil assemblé prononce enfin la sentence la plus injuste , el Iraliil la cause de l'innocent. .N'oil.i, mes cliers auditeurs, où nous conduit la faiblesse humaine, el ce qui doil servir i, notre instruction. Nous avons dans nous-mêmes u:j