PREMIÈRE PARTIE
Je vous l'ai dit, chrétiens, et il est vrai, c'est par la parole de Dieu qu'il a plu à la Providence de sanctifier le monde. Voilà le moyen que Dieu a choisi, et l'instrument dont il s'est servi pour la conversion des âmes. Il pouvait y en employer d'autres ; mais , dans le cours ordinaire et même naturel de sa sagesse, il s'est en quelque sorte borné à celui-là. En effet, dit le grand Apôtre, la foi n'est venue que de ce qu'on a entendu; et Ton n'a entendu que parce que la parole de Jésus-Christ a été préchée : Fides ex auditu, auditus autem per verbum Cfiristi K Or, ce qu'il disait alors delà foi à l'égard des infidèles, je puis le dire de la pénitence a l'égard des pécheurs, de la persévérance à l'égard des justes : on ne se convertit et l'on ne change de vie que parce qu'on se sent touché des vérités éternelles ; et ces vérités sont la parole de Dieu que l'on entend; parole qui, publiée et légitimement annoncée par les ministres de l'Evangile, happe d'abord nos oreilles , mais pénètre ensuite jusque dans ncs cœurs, et en remue les plus secrets ressorts ; parole, ajoute excellemment
> I.UC, XI, 28. — : Boni., X, 17.
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SERMON POUU LE DIMANCHE DE LA CINQUIÈME SEMAINE
saint Aii.'îiistin, qui sert de disposilion cl comme (le \tliicule h. loulcs les iiispirulioiis cl h loiiles les grâces inlérieiires que Dieu veut répandre sur uous ; parole qu'il nous lail distribuer comme un de ses dons les plus précieux, el qui, par une espèce d'encliaiuemcnt, attire encore tous les autres dons à quoi la prédestination de l'homme est attachée. N'est-ce pas ainsi que Dieu en a toujours usé; el en consultant les oracles de l'Ecriture ou plutôt l'expérience de tous les siècles, Irouvet-on que les h()nunes soient jamais sortis des ténèbres du péché et parvenus à la lumière de la grAce par une autre voie que par celle de la parole qu'ils avaient entendue? D'où je conclus qu'un des plus grands malheurs que l'homme chrétien ait à craindre, disons mieux, qu'une des punitions de Dieu les plus visibles dont l'homme chr<5ticn doive se préserver, est de tomber dans le dégoût de celte sainte parole. Car, quel malheur pour moi que de concevoir du dégoût pour ce qui doit me convertir, pour ce qui doit me sauver, pour ce qui doit m'affectionner à mes devoirs, pour ce qui doit guérir mes laiblesses, pour ce qui doit coriiger mes erreur», pour ce qui doit me ranimer si je suis tiède, [)our ce qui doit m'éclairer si je suis aveugle, pour ce qui doit me nourrir si je suis vivant, pour ce qui doit me ressusciter si je suis dans un état de mortl et ne sont-ce pas là les effets de la parole de Dieu ?
Ceci, chrétiens, suffirait pour établir ma première proposition. Mais parce que vous attendez que je vous en donne une intelligence plus parfuile, appliquez-vous à ce que je vais vous dire. Je n'examine point ici les sources d'où peut procéder ce dégoût si commun dans le christianisme et si pernicieux. Si j'en voulais rechercher le principe, je vous lérais aisément reconnaître qu'il vient dans les uns d'un orgueil secret, dans les aulres d'un fonds de libertinage ; dan.s ceux-ci d'un attachement honteux aux plaisirs des sens, dans ceux-là d'une insatiable cupidité des biens temporels. Car le moyen, dit saint Chrysoslome, de goûter une parole qui ne prêche que l'humilité, que l'austérité, que la pauvreté évangélique, tandis qu'on est andjilieux, sensuel, intéressé? Comment goûter ce qui remet sans cesse devant les jeux l'obligation indispensable de haïr et de fuir le monde, tandis qu'on a l'esprit el le cœur préoccupés de l'amour du monde? Voilà, dis-je, de quoi je vous ferais convenii-, et par où vous verriez que ce dégoût de la parole de Dieu est de la nature de ces choses qui, selon la doctrine des PèreS; sont tout à la fois dans nous péché et
peine de péché, c'e.st-à-dire de ces choses pour lesquelles Dieu nous punil, et par lesquelles il nous punit. Uéllcxion()ui confondrait au moins notre iiilidélité, lorsque nous prétendons sur ce point nous justifier aux dépens de Dieu, puisqu'il est évident que tous les principes d'où naît le dégoût de sa parole sont, {)ar rapport à nous, autant (le |)rinci|)es volontaires, et |)ar là môme autant de sujet de condamnation. Cependant, sans entreprendre de les approfondir, contentons-nous d'en voir les nKdlieureuscs conséquences. Car que fait ce dégoût de la divine parole? il nous en éloigne, el il nous rend incapables d'en profiler. Or, l'un et l'autre est également à ciaindre, parce que l'un et l'autre est un des plus rigoureux chàlimeats que Dieu exerce sur un pécheur, quand il le livre dès celte vie à la sévérité de sa justice.
Savcz-vous, chrétiens (ceci mérite votre attention, et sous une figure sensible va vous découvrir un des plus importants secrets de la prédestination et de la répro])alion des hommes), savez-vous par où la colère de Dieu commença à éclater sur les israéliles, et par où ces esprits rebelles commencèrent eux-mêmes à s'apercevoir qu'ils avaient irrité contre eux le Seigneur ? L'Ecriture nous l'apprend : ce fut par le dégoût qu'ils conçurent pour la manne. Je m'explique. Celte manne tombait du ciel, el c'était l'aliment dont Dieu les avait pourvus dans le désert, et qu'il prenait soin lui-r ème de leiurs distribuer chaque jour à proportion de leur besoins. Nourriture qui les maintenait tous dam une santé parfaite ; en sorte, dit le texte sacré, qu'on ne voyait point dans leurs tribus de malades : Et 7wn erat in trihubus eorum ittfirmiis 1. Nourriture qui, toute simple qu'elle était, avait néamnoins les qualités les plus rares; qui, par une merveille bien surprenante-, s'accommodait à tous les goûts, et qui, sans nul autre assaisonnement, leur tenait heu des mets les plus exquis. Mais qu'arrivet-il ? A peine ont-ils secoué le joug du Dieu d'Israël, et par là obligé le Dieu d'Israël à se retirer d'eux, qu'il leur prend un dégoût de cette viande. Quoiqu'elle soit en substance toujours la même, elle commence à n'avoir plus pour eux le même attrait ; ils ne vont plus la recueillir qu'avec dédain, et dans l'usage qu'ils en font ils n'y trouvent plus rien que d'insipide. Etonnés de ce changement, que se disent-ils les uns aux autres ? Anima nostra jam nauseat super cibo isto levissimo 2 ; Quel prodige ! celte manne autrefois si délicieuse nous est maintenant in-
! Fsalm., Civ, 37. — ' Kum,, xxi, 6.
RTTR I,A PAnOI.F, DE DIEU.
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suppoil;il>U\ Ils soiipirenl api^s des viandes pliisiiialniolit's «•( plus -iiossiùirs ; et I Kciiluie ajoule (pTiUi nuMno temps la colère île Dieu s'éleva eon Ire eux : Elira Dd asccndU super co s '. Coinine si la ilépiavalioii de leuifioùl, selon la belle réilexion d'Ori^ène et de saint Jérôme, eùl été le premier ellel de la vengeance du Seigneur. Or, tout cela, reprend l'Apôtre, n'était «pie romi)re de ce qui devait s'accomplir en nous. Car voici, mes cliers auditeurs, ce qui se passe tous les jours en je ne sais combien de chrétiens du sièile, et plaise au (liel (pi'une luneste expérience ne vous l'ait pas l'ait connaître ! La parole de Dieu, dit saint Augustin, est la vraie manne, c'est-à-dire la nourriture spirituelle que Dieu nous a préparée, et qui doit être pour nos Ames, sui\ant le dessein de la Providence, tout ce que la manne du désert était pour le corps. Et en offi'l, quand autrefois nous étions dans l'onlrc et que nous marchions dans les voies de Dieu, cette parole nous soutenait, cette parole nous consolait, cette parole se proportionnait à nos besoins et à nos goûts ; nous l'écoutions avec plaisir, nons la recevions avec avidité, nous en sentions la vertu secrète et toute miraculeuse. Mais maintenant que par notre intidélité nous avons engagé Dieu à se tourner contre nous, nous n'éprouvons plus rien de tout cela. Cette parole, toute divine quelle est, ne fait plus ni sur nos cœurs, ni sur nos esprits nulle impression. Il ne nous en reste qu'un triste dégoût, qui nous fait direcomme les juifs : Nauseat anima noslra super cibo isto levissimo '■. De là vient que nous la négligeons et que nous refusons de l'enteiidre, que nous préférons à ce devoir les plus vains amusements, que tout nous sert de prétexte pour nous en dispenser, que nous regardons ce saint temps du carême comme un temps de fatigue. De là vient, si quelquefois nous y assistons, ou forcés par une certaine bienséance, ou entraînés par l'exemple, que nous n'en profitons plus; pourquoi? parce que pour proti ter d'une viande, il faut l'aimer et la goûter , et que ce qui est vrai des alimcnls du corps l'est encore plus des aliments spirituels. Aussi Dieu s'esl-il déclaré lui-même qu'il remplira de biens les âmes aiî'aïuées : Animam esurientem satiavit bonis 3 ; c'est-à-dire qu'à mesure que nous entretiendrons dans nous un saint désir de sa parole, cette parole entrera dans nos âmes avec la plénitude des grâces qui la suivent immédiatement ; comme, au contraire, il menace ailleurs de renvoyer ces âmes dédaigneuses qui ne savent pas estimer un de ses dons les plus
! Tsal., Lxxvir, 21. — ' K vu., xxi, 6,-3 Psalm., cvi, 9.
précieux, cl de les priv(;r de tous les avantages (pii y sont allacliés : ICsm ienles iniplail lunùs, et (lii<itf!i ditnisil inain's ; uu autre texte porte : Fastididsos diniiiH inanes '.
Ainsi vo>ons-nous tant de ruundains ii'cntendiv la |>ar(»lede Diiîurju'aveciiidilïérence, et n'en remporter «jii'un \i(le allreux de toutes les pensées du ciel, et de tout ce qui [xnuiailhis exciter à chercher le royaume de Dieu et .sa justice. Ainsi les voyons-nous sortir des prédications les plus touchantes sans en ètreénuis, souvent jtbulés des choses mêmes dont les autres sont pénétrés ; et par leur in.'^ensibilité montrant bien (]o'ils sont de ces délicats que Dieu rejette : Fadidiosos diniisit inanes. Mais, dites-vous, ce dégoût que nous condanmons et que nous vous reprochons n'est point précisément un dégoût de la parole de Dieu, mais de la parole de Dieu mal annoncée ; car si je trouvais, ajoutez-vous, des hommes soliileset judicieux ; des hommes, comme les prophètes, animés de l'Esprit de Dieu, et ca[)ables de me représenter avec force les obligations de mon état ; si je trouvais des prédicateurs de l'Evangile, tels que les désirait saint Paul, qui joignisseiit le zcleà la science, et qui sussent, en éclairant l'esprit, remuer le cœur, je les écouterais, et je les écouterais avec plaisir. C'est ainsi qu'un lâche auditeur voudrait encore se justifier aux dépens de la Providence, et qu'il prononce lui-même son jugement. Car, s'il était vrai, chrétiens, qu'il n'y eût plus de ces hommes évangéliques propres à émouvoir et à inslruire, quelle marque plus sensible pourriez-vous avoir de la colère de Dieu ? Ne serait-ce pas l'accompUssemeut de cette menace que Dieu faisait à son peuple : Je leur ôterai les prédicateurs de ma parole ; et ceux qui en porteront encore le nom et qui en feront l'oftice ne seront plus que des hommes vains, semblables à un airain sonnant et à une cymbale retentissante. Voilà, disait le Seigneur, par où je les punirai. Je ne susciterai plus de prophètes qu'ils écoutent, il n'y en aura plus qui aient le don de les toucher et de les convertir; ils demeureront sans maître et sans docteur qui leur enseigne ma loi ; Absque sacerdote, doctore et absque lege 2. Ne commenceriez-vous pas, disje, à ressentir l'effet de cette malédiction; et saisis d'une frayeur salutaire, à quel autre qu'à vous-mêmes pourriez-vous imputer cette triste disette ? Mais, malgré l'iniquité du monde, nous n'en sommes pas là. Rendons grâces au Seigneur : il y a encore dans l'Eglise des hommes éclairés et fervents, des successeurs de Jean- Baptiste, qui, comme des lampes ardentes et
1 Luc, I, 62. — J II Parai., xv, 8.
en
SERMON POUR LE OIATANf.HE DK LA CINQUIEME SEMALNE.
Inirniîlfs, Jî'f.onvrcct la vérité, et la prêchent sainleDioiit, Jorteincnt, utilement. Mais vous en voulez (lui la prêchent poliment et agréablement, rien davantage ; je dis poliment selon vos idées, et agréablement par rapport i\ votre goût ; et parce que ceux que vous entendez, quelque 7Cile qu'ils puissent avoir d'ailleurs, n'ont pas néanmoins le don de vous plaire, c'est assez pour vous en éloigner. Or, en cela même consiste la misère spirituelle de voire ûme et le chàliment de Dieu; je veux dire en ce qu'il n'y a plus d'hommes assez parfaits pour satisfaire volie goût et poiu- répondre à votre délicatesse. Voilà par où Dieu commence ii vous réprouver. Car la réprobation de Dieu s'accomplit aussi bien à voire égard quand il n'y a plus de prédicateurs qui vous plaisent, que s'il n'y en avait plusabsolument pour vous instruire ; et peut-être vaudrait-il mieux pour vous qu'il n'y en eût plus absolument , que de n'en plus trouver qui s'attirent votre attention et votre estime. Etat déplorable, mais état ordinaire des gens du monde, et particulièrement de ceux qui vivent à la cour; il n'y a plus pour eux de parole de Dieu, parce qu'il n'y a plus de sujets qui aient ces qualités requises pour la leur rendre supportable. S'ils raisonnaient bien, ils concluraient de là que Dieu donc est irrité contre eux ; qu'il y a donc en eux quelque principe de religion ou corrompu ou altéré ; que ce raffinement de goût dont ils se piquent est, pour m'exprimer de la sorte, un des indices les plus certains de la mauvaise constitution de leur foi ; que de là, s'ils n'y prennent garde, s'ensuit la ruine évidente de leur salut. Car enfin Dieu, tout sage et tout bon qu'il est, ne fera pas pour eux d'autres lois de providence que celles qu'il a établies. Or, il a sanctifié le monde par la prédicationde l'Evangile, et il n'est pas croyable qu'il les convertisse par une autre moyen que celui-là.
Je sais que le fonds de ses grâces n'est point épuisé, et qu'il pourrait pour les sauver, au lieu de sa parole, employer les prodiges et les miracles; mais pour peu qu'ils se fissent justice, ils reconnaîtraient qu'exiger de Dieu ces miracles, après avoir rejeté sa parole, c'est une présomption criminelle. Ainsi, dis-je, raisonneraient-ils. Mais le comble du malheur pour eux est de ne rien comprendre de tout cela, et, par un aveuglement dont ils se savent encore bon gré, de s'en tenir à des vues purement humaines, comme si le défaut de prédicateurs, tels qu'ils les demandent, n'était qu'une preuve et de la finesse et de la justesse de leur esprit ; comme si Dieu ne devait pas confondre celte prétendue
finesse et celle fausse justesse d'esprit par ellemême, en permettant qu'elle serve d'obslucle à un nombre infini de grâces à quoi leur salut était attaché , et qui dépendaient de la docilité d'un esprit humble. Je ne dis point par quelle injustice, où plutôt par quelle bizarrerie, ce qu'il y a de plus vénérable et de plus saint dans la parole de Dieu a cessé d'êlrc du goût du siècle ; etsurlout du goût de la cour. Autrefois les mystères de la religion, expliqués et'développés, étaient les grands sujets de la chaire. Maintenant, parce que la foi des hommes est languissante, on ne trouve plus dans ces grands sujets (jne de la sécheresse ; et ceux qui les doivent traiter, forcés en quelque sorte de condescendre |au gré de leurs auditeurs, ou évitent d'y entrer, ou ne font en y entrant que les effietirer. Si les Pères de l'Eglise revenaient au monde, et qu'ils prêchassent dans cet auditoire ces éloquents discours qu'ils faisaient aux peuples, et que nous avons encore dans les mains, je ne sais s'ils seraient écoutés, et Dieu veuille qu'ils ne fussent pas abandonnés ! Les éloges des saints, les merveilles que Dieu a opérées par ses élus, étaient des matières louchantes pour les fidèles : c'est de là que les ministres de l'Evangile tiraient certains exemples éclatants et convaincants, qui animaient, qui encourageaient, qui servaient de modèles et de règles : comment aujourd'hui ces exemples seraient-ils reçus ? On ne veut plus qu'une morale délicate, qu'une morale éludiée, qui fasse connaître le cœur de l'homme, et qui serve de miroir où chacun, non pas se regarde soi-même, mais contemple les vices d'autrui. Et qui sait si cette morale n'aura pas enfin le même sort, et si elle ne perdra pas bientôt cette pointe qui la soutient ? Après cela que reslera-t-il à un prédicateur pour gagner les âmes; disons mieux, que restera-t-il par où la grâce de Jésus-Christ, sans un miracle du Ciel, puisse trouver entrée dans les cœurs ?
Ah ! chrétiens, où en sommes-nous , et à quelle extrémité notre foi est-elle réduite? D'où peut venir un tel désordre, si ce n'est pas de l'abandon de Dieu, et à quoi peut-il aboutir qu'à notre perte éternelle ? ne goûtant plus la parole de vie, que devons-nous attendre que la mort ? Voilà, mes chers auditeurs, où nous conduit l'esprit du siècle ; vous le savez, à ne chercher plus que l'agréable et à rejeter le sérieux et le solide ; à n'aimer que ce qui plaît et à mépriseï' ce qui instruit et ce qui coriige ; à faire perdre aux plus saintes vérités toute leur vertu, et, si je l'ose dire, à les anéantir : Quoniam diminnlœ sunt veriUUes a jiHis homi^
Sim LA PAROLE DE DIEn.
tiMm '. Heureux (Jonc, mon Dieu, ces chrtHicn» dociles et (idèlcsciiii coûtent votre parole, et (jui rtVoutent parce qu'ils la poùtciil : lifati qui air (liunt. Leurs C(eurs, connue une terre bien cultivée. re«;oi vent ce hou lirai n, et ce l)i)n i;rain y prend racine, et y fruclilie au centuple. Sont-ils dans les It^nèhres ? c'est une luiniîMe (jui les dirific. Sont-ils dans la langueur ? c'est une gnke qui les ranime. Excitez en nous, Seigneur, un désir ardent et un uoùl salutaire de celle parole de vérité, de celle parole de sainteté , de celle parole de salut; mais en nous la faisant aimer, lailcs, 6 mon Dieu, que nous l'aimions connne voire parole , a(in d'en éviter l'abus ! C'est le sujet de la seconde partie.