PREMIÈRE PARTIE
Qu'un Di^^u, comme Dieu, agisse en maître et en souverain ; qu'il ait créé d'une parole le ciel et la terre, qu'il fasse des prodiges dans l'univers, et que rien ne résiste à sa puissance; c'est une chose, chrétiens, si naturelle pour lui, que ce n'est presque pas un sujet d'admiration pour nous. Mais qu'un Dieu souffre, qu'un Dieu expire dans les tourments, qu'un Dieu, comme parle l'Ecriture, goûte la mort, lui qui possède seuirimmorlahté; c'est ce que ni les anges ni les hommes ne comprendront jamais. Je puis donc bien m'écrier avec le Prophète : Obstupescite cœli ^ ! 0 cieux, soyez-en saisis d'étonnement ! car voici ce qui passe toutes nos vues, et ce qui demande toute la soumission et toute l'obéissance de notre foi ; mais aussi est-ce dans ce grand mystère que notre foi a triomphé du monde : Et Iiœc est victojia quœ vincit înu/jdum, fides noslra 2. Il est vrai, chrétiens, Jésus-Christ a souffert, et il est mort. 3Iais, en vous parlant de sa mort et de ses souffrances, je ne crains pas d'avancer une proposition que vous traiteriez de paradoxe, si les paroles de mon texte ne vous avaient disposés à l'écouter avec respect ; et je prétends que Jésus-Christ a souffert et qu'il est mort en Dieu ; c'est-à-dire d'une manière qui ne pouvait convenir qu'à un Dieu ; d'une manière tellement propre de Dieu, que saint Paul, sans autre raison, a cru pouvoir dire aux Juifs et aux Gentils : Oui, mes frères, ce crucifié que nous vous prêchons, cet homme dont la mort vous scandalise, ce Christ qui vous a paru au Calvaire frappé de la main de Dieu et réduit dans la dernière faiblesse, est la vertu de Dieu même. Ce que vous méprisez en lui, c'est ce qui nous donne de la vénération pour lui. Il est
1 Jereœ., ii, 12. — * 1 Joan-, t, i.
SUR LA PASSION DE JKSIJS-CIIIIIST.
noire Dieu, et nous n'en voulons point d'autn; marque ni d'autre preuve (|iie su croix. Voilà le; précis de lu théologie de suint Puni, que vous •n'avez peut-cMre juinais bien (•oui|)rise, et que j'entre|)rendsde vous développer. I^nlrons, elirétiens, dans le sens deees divines paroles: (Uiiistum cnicifixiim l)ci virlnlem ; et tirons-en tout le fruit qu'elles iloivent produire dans nos unies pour notre cMilication.
Je dis (jue Jésus-Christ est mort d'une manière qui ne pouvait convenir qu'à nu Homme- Dieu, l.a seule exposition des choses va vous en convaincre. En elïet, un homme qui meurt après avoir prédit lui-même clairement et expressément toutes les circonstau( es de sa moi't ; un honnne (pii meurt en faisant acluellement des miracles, et les plus grands miracles, pour montrer qu'il n'y a rien que de surhumain et de divin dans sa mort; un homuie dont la mort, bien considérée, est elle-même le plus grand de tous les miracles, puisque, bien loin de mourir par défaillance comme le reste des hommes, il meurt au contraire par un effort de sa toutepuissance ; mais ce qui surpasse tout le reste, ^ un honnne qui, par l'infamie de sa morl, parvient à la plus haute gloire, et qui, expirant sur la croix, triomphe par sa croix même du prince du monde, dompte par sa croix l'orgueil du monde, érige sa croix sur les ruines de l'idolâtrie et de l'infidélité du monde ; n'est-ce par un homme qui meurt en Dieu, ou, si vous voulez, en Homme-Dieu ? Et voilà sur quoi s'est fondé l'Apôtre, en disant que cet homme mort sur la croix était, non pas le ministre de la vertu de Dieu, mais la vertu même de Dieu incarnée: Chrislum crucifixum Dei virtutem. Ne séparons point ces qualres preuves ; et vous avouerez qu'il n'y a point d'esprit raisonnable, ni même d'esprit opiniâtre, qui n'en doive être touctié. Venons au détail.
Non, chrétiens, il n'appartient qu'à un Dieu de pénétrer dans l'avenir jusques à l'avoir absolument en sa puissance, et jusques à pouvoir dire infailliblement et en maître : Cela sera , quoique la chose dépende d'une infinité de causes libres qui y doivent concourir. H n'appartient qu'à un Dieu de connaître distinctement et par sol-mêuie le fond des cœurs, et d'en révéler les plus intimes secrets, les intentions les plus cachées, jusqu'à savoir mieux ce qui est ou ce qui sera dans la pensée et dans la volonté de l'hoimuo, que l'iiouiine même. Or, c'est ce qu'a fait Jésus-Christ à l'égard de sa passion et de sa mort. Je uiexplique. A l'enieiidre parler de sa passion, loiiglemps avant sa passion iuème, et
.sans (|ue les juils ciisscîiit encore formé nul dessein contre lui, on dirait (ju'il en parle comme d'un événeinen-t déjà arrivé et dont il raconte l'histoire, tant il est exact à en manjuei- Jusques aux moindres circonstances ; et à le voir le jour de sa morl subir les diflérenls supplices qu'il endine, on croirait (pie les bourreaux qui le tourmentent sont moins les exécuteurs des jugements rendus contre sa personne, que de ses prédictions. Enfin, disait-il à ses apôtres ponr les pré|)arer à ce douloureux mystère, nous allons à Jérusalem, et tout ce qui a été dit du I ils de rilomme va s'accomplir. Car, ce Fils de l'Homme (c'était la qualité qu'il se donnait;, ce I ils de l'Homme que vous voyez et qui vous parle, sera livré aux gentils; il sera outragé, insullé, fouetté, crucifié; on lui crachera au visage, il mouira dans l'opprobre, et il ressuscitera le troisième jour. Prenez garde, chrétiens, à la réflexion que l'ait ici saint Chrysostome. Il y avait déjà des siècles entiers que les prophètes, qui lurent dans Tancienne loi les précurseurs du Messie, avaient publié toutes ces particularités. Comme l'obstacle principal qui devait un jour détourner les esprits mondains de croire en Jésus-Christ était le prétendu scandale que leur causerait l'ignominie de sa mort, Dieu, par une singulière providence, avait révélé aux prophètes que la mort, quoique ignominieuse, de ce Messie, serait dans la plénitude des temps le souverain remède du péché, la réparation solennelle du péché, l'excellent moyen du salut et de la rédemption du monde; atîn que la prophétie, témoignage invincible de la divinité, rendît les ignominies mêmes de cette mort, non-seulement vénérables, mais adorables ; et que les hommes dans cette vue, bien loin de s'en scandaliser, fussent persuadés qu'il n'y avait rien dans la passion du Sauveur qui ne fût au-dessus dé l'homme. Car voilà, dit saint Chrysostome, quel était le dessein de Dieu, lorsque dans l'Ancien Testament il faisait parler Isaie des souffrances de Jésus-Christ avec autant de certitude, et dans des termes aussi précis que les évangélistes en ont ensuite parlé dans le Nouveau. Mais ce dessein de Dieu était encore bien plus sensible, et la preuve beaucoup plus convaincante et plus touchante, dans la prédiction immédiate qu'enfaisait Jésus-Christ lui-même. Car, c'est moi, disait-il à ses disciples en les enlrelcnant de sa mort prochaine, c'est moi qui suis cet homme de douleurs annoi.icé par Isaïe. C'est moi qui vais remplir jusques à un point tout ce qui en est écrit. Nous voici arrivés au terme de la consomation des choses, et vous en allez èti-e les spectateurs et les té-
SERMON POUR LE VENDRF.Ol SAINT.
moins. Mais il m'importe que, dès maintenant, vous en soyez avcilis, afin que dans la suite vous n'en soyez pas troublt^s.
Aussi loul ce (jue eel adorable Sauveur leur avait marqué des livres de Moïse et des prophètes comme se rapportant h lui, s'e\écuta-t-il Lieulùt apiès, et à la lettre, dans la sanj^lante catastrophe de sa passion et de sa mort. Ce fut en conséquence et en vertu de ces divines prophéhes, dont il était personnellenuMil le sujet, que les jiufs, au lieu de le juger selon leur loi, puisqu'il était juif, le Uvrèreut à Piiatc qui élait gentil; que les soldats, contre toutes les formes de la justice, ajoutant h ce que portail l'arrêt de sa condamnation l'insulte et l'inhumanité, lui crachèrent au visage et le meurtrirent de soufflets ; que jusqnes aux moindres circonstances du prix auquel il devait être vendu, de l'emploi qu'on devait faire de cet argent, du partage de ses habits et de sa robe jetée au sort, du fiel qu'on lui présenta, les Ecritures, qu'il s'était lui-même appliquées, furent, à ce qu'il semble, la règle de tout ce que ses ennemis attentèrent contre lui; comme s'il n'eût souiïert que pour justifier ces oracles prononcés tant de siècles avant qu'il eût paru au monde : Ut adimplerentur Scripturœ ; utimplerdur sermo quem dixit '. Argument si solide et si fort, qu'il n'en fallut pas davantage pour la conversion de ce fameux eunuque, trésorier de la reine d'Ethiopie, dont il est parlé au livre des Actes, et à qui saint Philippe, diacre, expliqua la merveille que je TOUS prêche. Toutes ces prophéties, et bien d'autres, littéralement et ponctuellement vérifiées dans la passion de Jésus-Christ, l'obligèrent à reconnaître ce Messie promis de Dieu, et envoyé dans la plénitude des tcmi)s. Nous, mes chers auditeurs, nous revêtus du caractère de chrétiens, en serions-nous moins touchés ? et ce qui a suffi pour convaincre un homme que la lumière de l'Evangile n'avait point encore éclairé, serait-il trop faible pour nous confirmer dans la foi que nous professons ? Je dis le même du secret des cœurs, dont Jésus-Glnist dans sa passion fit bien voir qu'il élait le maître. 11 prédit à ses apôtres qu'un d'entre eux le trahirait; et J.ulas y pensait actuellement et le trahit. Il prédd à saint Pierre qu'il le renoncerait ; et saint Pierre le renonça en effet. Il lui prédit que, malgré sa chute, sa foi ne manquerait point; et la foi de saint Pierre n'a pas manqué. Il lui piéciit qu'après sa conversion il affermirait ses hvr.s; et sa conveision dans la salie les affermit tous. Il prédit à Maueleiue que ruclion qu'elle
1 Mattbt, zxvi, 66. Jo»n. JkV.ii, 9,
venait de faire, en répandant sur sa tête un par» fum précieux, serait louée et prêchée dan^ tout le monde ; et dans tout le morjde on en parle encore aujoiu'd'hui. Il prédit à Jérusitlem, en pleurant sur elle, qu'elle serait détruite et ruinée de fond en coud)le; et Jérusalem fut assiégée, pillée, len versée par les Romains, sans qu'il en reslAt pierre sur pierre. Celte science des choses futures et des secrets les plus impénétrables n'élait-clle pas évidemment la science d'un Dieu; Scrutans corda et renés Deus ^ ? et un homme qui mourait de la sorte, révélant et manifestant ce qui n'était ni ne pouvait être connu que de Dieu, n'avait-il pas toute la puissance et toute la vertu de Dieu même : Christum crucifixum Dei virlutem 1
Mais ce que j'ajoute doit faire encore plus d'impression sur vous. Il meurt, cet Uomme^ Dieu, faisant des miracles; et quels miracles! Ah! chréliens, y en eut-il jamais et jamais y en aura-t-il de plus éc'atants ? Tout mourant qu'il est, il fait trembler la terre, il ouvre les sépulcres, il ressuscite les morts, il déchire le voile du temple, il obscurcit le soleil ; prodiges aussi surprenants qu'inouïs, prodiges dont les soldats furent tellement émus, qu'ils s'en retournèrent convertis; mais du reste, remarque saint Augustin, convertis par l'efficace du môme sang qu'ils avaient répandu : Ipso redempti sanguine quem fuderunt. Que dis-je que saint Mathieu n'ait pas rappoité en termes exprès ? Viso terra motu, et his quœ (iebant, timuerunl valde, dtceiites : Vere Filius Dei erat iste 2. Je sais (iu*il s'est trouvé jusque dans le cl rislianisme des impies plus ennemis de Jésus-Christ que les juifs elles païens mêmes, qui n'ont [oi.d eu honte deconlestcr la vérité de ces miracles, prétendant qu'ils pouvaient être supposés; que, par un dessein Ibrmé, les évangélistes avaient pu s'accorder eidre eux pour les publier à la gloire de leur Maîlre. Mais c'est ici que l'impiété, pour me servir du terme de l'Ecriture, se conlond ellemême, et qu'en s'élevant contre Dieu, elle lait paraître autant d'ignorance que de malignité ; car, sans examiner combien ce doute est téinéraire, puisqu'il n'a point u'autre fondement quel la prévenlion et l'esprit de liberlin.ige, il faudrait montrer, dit saint Augustin, quel intérêt auraient eu les évangélistes à publier ces nùracles de Jésus-Christ, s'ils eussent été persuadés que c'étaient de faux miracles. N'est-il pas évident que tout le fruit qu'ils en devaient attendre et qui leur en re>int, fut la haine publique, les persécutions, les fers, les louiinents les plus^
• Fsal., vu, 10. — 2 Walth., xxva, 6*t
SÏJR Ï.A PASSION DE JRSIJS CIlHrST.
cniels ? Hit^n loin donc do croire qu'ils eussent pris plaisir ;^ inviMilor ci h (l(M)iltM- ces niiiaclcs, dont ils aillaient coiinii la raiisscU'\ il faillirait plutôt s'cHonner que, les ayant niùme connus pour vrais, ils eussent eu assez de lorce poiu* en ivii.liv, aux ik''peiis do leur (jropre vie, le lénu)i[^iiaj;e (pi'ils eu ont ivudii. De plus, poursuit saint Anj^iisliu. le style seul dont les 6vaugélistes ont écrit l'iiisloire de Jésus-dluist et de sa passion, leur simplicité , leur naïveté, ne manpianl ni indignation contre les juils, ni compassion pour leur Maître; parlant de lui comme en auraient parlé les hommes du monde les plus indifférents et les moins intéressés dans sa cause; racontant ses faiblesses dans le jardin, ses dégoûts, ses ennuis, ses frayeurs, le sanglant aflVont (lu'il eut t\ essuyer dans le paliiis d'H6rode, et le mépris que ce prince lui témoigna; les liaiicments indignes qu'on lui fit chez Anne, chez Caïphe, chez Pilate ; et les racontant avec plus d'exaclitude et plus au long que ses miracles mêmes; cette sincérité, dis-je, fait bii-n voir qu'ils n'écrivaient pas en hommes passionnés et prévenus, mais en témoins fidèles et irréprochables de la vérité, dont ils furent les martyrs jusques à l'effusion de leur sang. Ce n'est pas tout; car si ces miracles étaient supposés, les juifs, à qui il importait tant de découvrir Timposture, et qui ne manquaient pas alors d'écrivains célèbres, n'eussent-ils pas pris soin d'en détromper le monde ? ne se fussent-ils pas inscrits contre ? Et c'est néanmoins ce qu'ils n'ont jamais fait, et ce qu'ils ne font pas même encore, puisque leurs propres auteurs, et Josèphe entre les autres, les démentiraient. Cette éclipse universelle, arrivée contre le cours de la nature, eut quelque chose de si prodigieux et de si remarquable, que Tertullien , deux siècles après, en parlait encore aux païens, magistrats de Rome, comme d un fait dont ils conservaient la tradition dang leurs archives : Cum mundi casum relalum heu betis in archivis vestris. Ce fait même , qu'on regardait comme un fait constant et avéré, surprit tellement Denys l'Aréopagite, ce sage de la gentilité, mais devenu un des plus fermes appuis et des plus grands ornements de notre religion, que, tout éloigné qu'il était de la Judée, et plus encore de la connaissance de nos mystères, il en fut frappé jusqu'à reconnaître lui-même que ces ténèbres avaient été pour lui comme une source de lumière, ou l'avaient au moins disposé à recevoir avec soumission les vérités de la foi et les divines instructions de saint Paul, Que dirai-je de ce fameux criminel crucifié avec Jésus-Christ, et tout à coup converti par ce même
Sauveur ? Ce chaiiî^cmciil si subit, qui riin scélérat (It un vaisseau d'élection et de miséricorde, pouvait-il être l'ellet d'une pciHiiasion humaine, et ne parlait-il pas \isihlement d'un principe smualurel et divin 7 Si Jésus-Chriffl n'efit aérien l»ieii,ciU-il pu, mourant sur la croix, faire counailrc à ce mallieiirenx et couressi'i- ta divinité ? cl ce miracle de la gr;lce ne sert-il pas encore à coutirmer tous les prodiges de la nature, dont le ciel et la terre, comme de concert, honorèrent ce Dieu agonisant et expirant î
Mais, me direz-voiis, les |)haiisiens, malgré ces miracles, ne laissèrent [las de [lersister dans leur incrédiililé. J'en conviens, mes clieis auditeurs; mais, sans entrer sur ce point dans la profondeur et dans l'abîme des jugements de Dieu, toujours justes et saints, quoique terribles et redoutables, vous savez quelle lut l'eiivic des pharisiens contre Jésus-Christ, et vous n'ignorez pas ce que peut une telle passion, pour aveugler les esprits et pour endurcir les cœurs. Quelque inconcevable qu'ait été l'obstination des pharisiens, peut-être encore aujourd'hui trouverait-on dans le monde, et dans le monde chrétien, des hommes aussi incrédules, s'ils voyaient leurs ennemis faire des miracles ; et qui plutôt attribueraient ces miracles à l'enfer, comme les pharisiens attribuaient ceux du Sauveur du monde au prince des ténèbres, que de renoncer à leurs préjugés et à leur haine. Quoi qu'il en soit, reprend saint Chrysostome, c'est par là même que commença la réprobation des pharisiens; et ce mystère de la prédestination et de la réprobation divine parut en ce que les mêmes miracles qui convertirent les soldais et une grande foule de peuple, ne ser\irent qu'à rendre les pharisiens plus indociles et pius opiniâtres. Mais c'est encore à cette différence que nous devons reconnaître dans Jésus-Christ mourant la toute-puissante vertu dont nous parions: car, comme raisonne saint Chrysostome, mourir en sauvant les uns et en réprouvant les autres, en éclairant les aveugles qui vivaient dans les ténèbres de l'infidélité, et en aveuglant les plus éclairés qui abusaient de leurs lumières ; convertissant ceux-là par miséricorde, et laissant périr ceux-ci par justice : n'était-ce pas faire éclater jusque dans sa mort les plus glorieux et même les plus essentiels attributs de Dieu?
Il n'y eut qu'un miracle que Jésus-Christ ne voulut pas faire dans sa passion : c'était de se sauver lui-même, comme lui proposaient ses ennemis, l'assurant qu'ils croiraient en lui s'il descendait de la croix : Si rex Israël est^ des-