TROISIÈME PARTIE
Il n'y a point de scandale dans le monde contre lequel Jésus-Christ n'ait prononcé anathème, quand il a dit ; Vœ mundo a scandahs • ! Malheur au monde, à cause des scandales qui
I Mattti., XTiu, 7.
SERMON POUR LE DEl XIÈME DIMANCHE DE L'AVENT.
y ^^gncnt ! Il n*y a point de scandaleux, quel qu'il soit, qui ne trouve sa coiulamnalion dans ces autres paroles : Vœ autem homini illi per qunn scinulalum venil • ! Malheur à riioniine par qui le scandale arrive ! Or, quoiqu'il soit vrai que la proposition du Fils de Dieu comprend tous les scandales, en voici un, mes chers auditeurs, qu'il avait surtout en vue, et sur quoi je ne doute point qu'il n'ait fait particulièrement tomber la malédiction de cet annlhème foudroyant : V(B mundo ! c'est le scandale du respect humain, je veux dire le scandale que causent dans le monde ceux qui, par leurs discours ou par leur conduite, servent à y entretenir le respect humain; scandale d'aulant plus criminel qu'il s'attache plus immédiatement à Dieu, et qu'il va plus direclement à la destruction de son culte: en voilù la nature; scandale d'aulant plus pernicieux qu'il se répand avec pins de facilité, et qu'il entraîne plus infailliblement les âmes : en voilà le danger; scandale qu'il vous est d'autant plus expressément et plus étroitement ordomié de prévenir et d'éviter, grands du monde, que de votre part il devient beaucoup plus contagieux et plus mortel : voilà, par rapport à vous, les obligations qui en naissent; enfin, scandale que vous pouvez aisément corriger, en opposant, comme dit saint Chrysoslome, le respect humain au respect humain, et en faisant de votre bon exemple un préservatif contre le libertinage du siècle : en voilà le remède. Encore un moment d'attention, et je finis.
Scandale spécialement Dieu :
pourquoi ? parce qu'il va spécialement à détruire le culte de Dieu. En quoi consista le péché des en'ants d'IIéli, ce péché que Dieu, dans l'Ecriture, exagère en des termes si forts, et dont il a, ce semble, affecté de nous donner une horreur toute particulière ? quel fut leur crime ? Le Saint-Esprit nous le marque : c'est qu'ils scandalisaient le peuple : et comment ? en rebutant ceux qui venaient, dans le temple de Jérusalem, offrir au Seigneur leur sacrifice, et en les détournant de ce devoir de religion, au lieu de les y attirer : Erat ergo peccatum puerorum grande nimis, quia relrahebaiit hommes a sucrificio Domini 2. C'était, dit le texte sacré, un péché capital, un péché trop grand pour mériter grAce, trop grand pour être dissimulé et pardonné : Grande nmis. Et que font autre chose ces libertins qui raillent de la piété, qui décrédilent la religion, devant qui on ne peut impunément servir Dieu, parce qu'on se
.) Ibid. — > 1 fie(. n, 17.
trouve toujours exposé à leurs traits, parce qu'on est toujours témoin de leur vie, et que leur vie déréglée est comme une censure publique de la vertu ? qui, semblables aux pharisiens dont parlait le Sauveur du monde, disons mieux, qui, plus criminels encore que ces pharisiens, puisque les pharisiens gardaient au moins certains dehors, ferment à leurs frères le ro\aumedu ciel, et, non contents de n'y point entrer eux-mêmes, voudraient en défendre aux autres l'entrée? Qu'il y ait deux ou trois moiuliins de ce caractère, surtout mondains accrédités, il n'en faut pas davantage pour pervertir toute une cour, et pour détourner du droit chemin les ûmes les mieux disposées à marcher dans la voie de Dieu. Or vous savez avec quelle sévérité et même avec quel éclat Dieu punit ce scandale dans la personne d'0[)hni et de Phinôès. Et je ne m'en étonne pas, Seigneur, car il s'agissait du plus essentiel et du plus délicat de vos intérêts ; et le blesser, c'était, pour parler avec un de vos prophètes, vous blesser dans la prunelle de l'œil. Qu'un particulier, dans un Etat, entrepiît, par ses sollicitations, de corroi::pre la fidélité des peuples, il n'y a point de si.^pplice dont il ne fût digne, et l'on ne trouverait p lint étrange qu'il fût sacrifié à toute la rigueur des lois. Il est donc juste, ô mon Dieu, que vous preniez vous-même votre cause en mainj et, si le monde veut attenter à vos droits, que vous les défendiez, que vous les vengiez, en faisant ressentir aux coupables les plus rudes coups de votre justice.
Scandale le plus contagieux elle plus prompt à se connnuniquer : quel progrès ne fait-il pas? et si l'on n'en arrête le cours, avec quelle rapidité n'cmporte-t-il pas les Ames faibles ? C'est ce qui émut ce généreux Machabée, l'invincible Malhathias, et ce qui l'excita à faire une action que le Saint-Esprit a canonisée, et dont la mémoire sera éteruollc. Il vit un israélite vaincu par la crainte du monde, cl sur le [.oint d'adorer publiquement l'idole ; il le vit, et, touché d'un zèle de Dieu qui se tourna en courroux, il prévint, par un double sacrifice, cette impiété, inmiolant sur l'autel même de l'idole, non-seulcnicnt l'Israélite impie, mais le païen qui le forçait à l'être, et consacrant sa colère par la mort de ces deux victimes dont Dieu lui ordonna d'être le sacrificateur. D'où lui vint ce transport de zèle ? de la douleur dont il fut saisi, et de la pensée qu'il eut que l'exemple de ce sacrilège allait être suivi de mille autres ; de la réflexion qu'il fit que, dans
SUR Lf rf:si»f:ct humain.
«ni pareille conjoncture, le scandait d'un seul, loléic el impuni, sunisail pour ébranler toute la nation. Lu d.uiger où lui |)arul le |)euple de Ditw, et la vut; des suites allieuses (pie devait avoir la l.'iciieté de ce piofiinateur, voilà ce qui réchaulla, ce qui l'anima, ne craignt)us |)oint de le dire, ce qui l'emporta, puisque, dans rEciiUue, son emportement est le sujet niùme de son élogo.
Ah ! chrétiens, quelle leçon pour nous I C'était dans un temps de persécution que les Machabées ressentaient si vivement le scandale du respect humain, et qu'ils en craignaient tant les conséquences ; mais ce temps de persécution est-il absolument passé pour nous ? et malgré l'élat florissant où nous voyons aujourd'iuii la religion, pouvons-nous, dit saint Augustin, nous flatter qu'il n'y ait plus pour les serviteurs de Dieu d'aussi dangereuses épreuves à soutenir? A ces persécutions sanglantes que le paganisme leur suscitait autrefois, n'en a-til pas succédé d'autres, d'autant plus à craindre qu'elles sont plus humaines, et d'autant plus propres à causer la ruine des àmcs, qu'on ne pense pas même à s'en préserver ? J'ose dire, et j'en suis persuadé, qu'un mot que vous prononcez, qu'un regard que vous jetez, qu'un mépris que vous témoignez, qu'un exemple que vous donnez, fait plus d'impression sur les cœurs, et corrompt, de nos jours, plus de chrétiens que tout ce qu'inventaient les tyrans pour exterminer le christianisme : on résistait aux tyrans, et le sang des martyrs, par une merveilleuse fécondité, ne servait qu'à produire de nouveaux fidèles ; mais résiste-t-on à un respect humain que vous faites naître ? et celte persécution à quoi vous exposez la vertu, bien loin de l'affermir, de la multiplier, de l'étendre, n'est-ce pas ce qui établit l'empire du péché, et ce qui entretient le régne du libertinage?
Car, que ne peut point cet attrait naturel que nous sentons à faire comme les autres ? que ne peut point cette fausse émulation qui nous porte à suivre les autres, et à imiter surtout ceux qui réussissent dans le monde et à qui le monde applaudit ? Si donc ils nous tracent le chemin du vice, s'ils nous y appellent par leurs discours, s'ils nous y attirent par leurs exemples, s'ils exigent de nous celte condescendance criminelle et cette complaisance mondaine, s'ils y attachent une gloire prétendue, s'ils en font dépendre leur estime, ou même leurs gratifications et leurs récompenses, combien celte tentation fera-t-elle d'apostats? combien en .a-t-elle fait et en fait-elle encore ? Vous connais-
sez le monde, mes chers auditeurs, et vous le connaissez mieux que moi; c'est ù vous-mêmes et à votie piopro expérience (jue je vous renvoie. Vous savez combien on le craint, ce tyran de la piété, et combien vous le craignt;/ vousmêmes ; vous savez combien on cherche à se le rendre favorable, et combien vous le cherchez vous-mêmes ; vous savez quels mosens on y emploie, et quels moyens vous y avez employés vous-mêmes ; vous savez ce qu'on lui sacrifie tous les jours, et ce que vous lui avez peut-être sacrilié vous-mêmes. Quoi qu'il en soit, n'est-ce pas de ce scandale, comme l'a remarqué saint Bernard, que viennent [)rcs(jue tous les maux dont l'Eglise des derniers temps est affligée, et cette dissolution de mœurs que nous voyons et dont nous ne pouvons assez gémir ?
De là naît pour les grands du monde, pour toutes les personnes qui ont quelque autorité, et qui tiennent quelque rang dans le monde, une obligation plus étroite et plus indispensable d'être non-seulement sincères, mais exemplaires dans le culte de Dieu et dans l'exercice de leur religion ; et c'est l'avis important que leur donne saint Augustin. Car, dit ce Père, ce sont les grands qui doivent guérir cette faiblesse du respect humain dans les petits; ce sont ceux que Dieu a élevés qui doivent autoriser cette sainte liberté avec laquelle il veut être servi; ce sont ceux à qui naturellement on veut plaire qui doivent témoigner par leur conduite que jamais l'impiété ni le vice ne leur plaira, mais qu'au contraire la religion et la vertu leur plaira toujours. Comme le respect humain s'attache à eux, et qu'ils en sont les objets, ce sont eux qui doivent le détruire, ou en sanctifier l'usage. Or, ils font l'un et l'autre, et par leurs paroles, et par leurs actions, quand ils parlent et qu'ils vivent en chrétiens : et tel est le remède du respect humain.
Ainsi le conçut ce vieillard vénérable, Eléazar, cet homme, parmi le peuple juif, également respectable, et par son âge, et par sa dignité ; cet houîme, selon la bel!e expression de saint Ambroise, plein de l'esprit de l'Evangile avant l'Evangile même : Vir ante tempora evangelica evangeliciis. On lui demandait une seule chose pour le sauver de la mort : non pas qu'il mangeût de la chair défendue, mais au moins qu'il dissimulât, et que seulement en apparence il consentît à en manger : déguisement dont il eut horreur, et par quelle raison ? C'est qu'il ne me convient pas, répondit-il, dans l'âge où je suis, ni dans la place que
SERMON POUR LE DEUXIÈME DIMAN'CrfE DE L'AVENT.
j'occupe, d'user de détours et de cacher mes srnliincnls. Car, que pensera, que fera une jeiinosso iiinorante el faible, quand ou apprendra qiio la vertu d'Eléazar s'est démentie, et qu'il a liîi-niômc abandonné la loi de son Dieu ? On se mesurera sur moi ; on deviendra likhe comme nuii, infidèle comme moi, impie comme moi. Qu'oùl-on en effe», pensé, qu'cùl-on dit, et gwrlout qu'eûl-on fait à son exem[)lc ? Mais aussi quel puissant motif pour soutenir les âmes timides et chancelantes, quand on vil ce généreux pontife, malgré le respect du monde, malgré les menaces et les tourments, garder au Seigneur la foi qu'il lui avait jurée» et donner pour lui sa vie !
Belle leçon pour vous, chrétiens, pour tous, dis-je,en particulier, à qui Dieu n'a fait part de son pouvoir que pour le faire servir à son culte! Que doit dire un père à ses enfants? ce que tlisait le saint homme Tobie : Audite ergo, fila mei, patrem vestrujn : servite Domino in veritate * : Ecoulez-moi, mes chers enfants, je suis votre père ; el malheur à moi si je ne vous laissais pas pour héritage la crainte de votre Dieu ! Servez le Seigneur, el servez-le en esprit el en vérité. Servez-le sans dissimulation ; et, partout où il s'agira de son culte, ne soyez jamais politiques ni mondains. C'est votre religion qui fait votre gloire : conservez-la, et ne la déshonorez pas. C'est elle qui vous doit sauver : gardez-vous de la scandaliser. Que doit dire un maître, un chef de famille à ses domestiques ? ce que disait David : Non habitabit in média domus meœ qui facit superbiam, 2. Je ne veux point d'impies dans ma maison ; j'y veux des gens qui craignent Dieu, et qui m'obéissent en obéissant à Dieu : ni blasphémateur, ni parjure, ni débauché, ne me servira jamais. Et qui donc? celui qui marche dans la voie droite d'une vie innocente et pure : Ambulans in via immaculata, hic mihi ministriibat '. Que devons-nous faire chacun dans l'étendue de de notre condition et selon notre état ? tout ce qui dépend de nous pour affermir la religion dans l'esprit de ceux que Dieu nous a soumis : autrement, nous nous rendons coupables devant Dieu du plus grand scandale : pourquoi ? parce que le scandale devant Dieu n'est jamais ni plus grand ni plus punissable que lorsqu'il vient de la môme source d'où l'on devait attendre l'instruction et l'édification.
J'ai la consolation, chrétiens, de parler h des auditeurs pour qui le respect humain n'a dû jamais être un scandale moins dangereux, ni
'Tob.,«iT, 10. — » Ps*lin., c, 7. — ' Ibid., 6.
un obstacle plus aisé h vaincre qu'il ne l'est aujourd'hui, parce que je prêche dans la cour d'un piiricc qui, plus zélé que jamais pour les intérêts de Dieu, donne du crédit à la religion et combat le vice bien plus hautement et bifvi plus effi acement par son exemple, que je v.r^ le puis faire moi-môme par mon ministère. Ce que j'aurais à craindre pour vous, c'est que vous ne fussiez môme exposés à un autre i«;.-pect humain, et qu'au lieu que le respect humain faisait autrefois à la cour des libertins, i» n'y fît maintenant des hypocrites. Ce que j'.iurais à craindre, c'est que vous ne fussiez on que vous ne parussiez chrétiens que par li seule considération du monde, ne servant Dieu que dans la vue de l'homme, au lieu de servir Dieu dans l'homme, et de servir l'homme po'jr Dieu. Voilà l'effet que pourrait avoir, contre ses propres intentions, la piété d'un roi fidèle à Dieu et défenseur du culte de Dieu : car de quoin'abuse-t-on pas?
Mais outre que, dans cette crainte, je me consolerais encore de ce qu'au moins la religion aurait pris par là le dessus, que le libertinage serait réduit à se tenir caché, et que de (i-ïix maux, délivrés enfin du plus grand, nous n'aurions plus qu'à nous préserver du moindre; outre que je me promettrais de vous qu'en évitant un écueil, vous apprendriez à ne pas donner dans un autre, et qu'avec celle droite raison qui vous conduit, vous ne seriez pas assez aveugles pour faire de votre religion, de cette religion divine , une religion purement humaine; malgré la crainte môme que j'aurais, ne laissons pas, vous dirais-je, mes chers auditeurs, de nous prévaloir de l'heureuse disposition des choses, et de ce que l'adorable Providence nous y fait trouver d'avantageux pour le christianisme, el pour notre salut. Quand le respect humain nous attache à nos devoirs, quoiqu'il ne soit par lui-même ni saint, m louable, il n'est pas toujours inutile : c'est un soutien à notre faiblesse. Quand il nous engage à honorer Dieu, tout respect humain qu'il est, nous ne devons pas absolument, ni en tous sens, y renoncer, mais le rectifier, mais le purifier, mais le perfectionner. De la créature, nous devons nous élever au Créateur, et par la comparaison de ce que nous serions prêts à faire pour l'homme, nous exciter à chercher uniquement Dieu et le royaume de Dieu.
Or, suivant ces principes que la foi même autorise, bénissons-le, chrétiens, ce Dieu toutpuissant et tout miséricordieux, de nous avoir donné un maitre qui ne porte pas en vain let
iifiKMON 4>0ï;R le TRî>iSlf:MK l)lil\Vi:rl.'Ç D£ LMVLNT.
litre Je prùtecîoiir de su religion, puisciu'il ne tÎMu qu'à nous, si nous voulons profiter de son zi>!o, qu'il no soit encore le proleclonr de la notre. Mettons au nombre des bieutUits, et des plus signalés bienfaits (jue nous ayons reçus du Ciel, lie n'ùlre pas nés dans un de ces siècles inallieurcuK où, si je puis parler de la sorte, rinipiété était h la mode, et où, pour être approuvé du monde, il l'allait être ennemi de Dieu. Vous surtout qui lu'écoutez, estimez-vous heureux de vivre dans un temps, sous un règne et au milieu d'une cour où l'on est au moins revenu de ces détestables maximes. Uecon naissons, vous et moi, que nous sommes inexcusables si nous ne marchons pas léte levée dans la voie du salut, et que tout autre respect humain qui pourrait d'ailleurs nous retenir, doit céder i\ l'exemple prédominant d'un monarque auprès dtupiel la vertu est en faveur, et qui la sait égaleiULMit honorer et pratiquer. Ne disons point, comme ces inlorlunésisnélites dans leur captivité : Qiiomodo cantabimus canlkum Domini in terra aliéna ' ; Comment pourrons-nous chauler les cantiques du Seigneur dans une terre < ti-aiigère ! comment les chanterons-nous au milieu de la cour et dans le monde Oui, dans le monde uicmc et au milieu de la ci^.A',
^ Fsalm-, ex XXVI, <L.
nous leschiulerons. AidreCois la cour était celle Uabylone où les louanges de Dieu n'étaient jamais entendues, où son nom était blas|iliéiné ; maintenant, si nous le voulons, il y sera béni ; ja parob; y sera écoutée et goûtée ; sa loi y sera respectée et observée. Nous avons poiu" cela le plus puissant secours; et quel sujet de condamnation, si nous ne nous en servons pas.
Bealua, conclut le Sauveur du monde , (j li non fiwrit scandalizalus in me^: iiicnhcure.ix celui qui ne sera point scandalisé de moi ! Il n'exceptait pas de celle béatitude ceux q li liabilent dans les palais des rois : au contraire, il parlait à eux ; et pour les convaincre qu'ils en étaient capables et (pi'ils devaient y avoir part, il leur proposait Jean-Ba[)tiste, qui, dans la cour d'un roi, et d'un roi infidèle, av;iit librement confessé le Dieu qui l'envoyait. C'^st le même Dieu (jui m'envoie, mais qui m'envoie dans la cour d'un roi chrétien. C'csl !'Evangile de Jésus-Gbrist que j'y aiinouce. Tiussiez-vous le recevoir sans rougir , afin ijMe ce Dieu-IIom:no ne rougisse point lui-mmie de vous, mais qu'il vous reconnaisse devant ;jn Père, et qu'il vous lasse entrer dans sa gloire, que je vous souhaite ! etc.
' Mattb., XI, 7.
SERMON POUR LK THGISîÈMG DIMANCHE DE L'AVENT.