SUR L'ENFER
cela ; je ileniamlc h Dieu ce remords comme une des gr;Uos les plus spéciales (ju'il puisse lioimcr à ses élus, quand la passion les a préci|)ilés dans Fabîme du péché Je le prie de me reprendre, non pas dans sa colère, mais selon cet es[)rit do miséricorde, qui n'est pas seulement le consolateur, mais le censeur du monde, et (jui comme censeur, en devient le réCormateur : Ariiiwt muuilum de peccato K Je vais encore plus avant: j'anticipe ce remords ; je raisonne avec moimême, et je me demande : Quel fruit lirerai-je de ce péché, quand je l'aurai connnis ? voudraisje l'avoir fait, et que m'en restera-t-il autre chose que le remords et la confusion ? pourquoi donc faire maintenant ce qu'alors je voudrais n'avoir jamais fuit ? C'est ainsi que je m'instruis, que je m'encourage i\ tenir ferme contre les tentations du monde et de la chair, ?i résister dans les occasions les plus dangereuses, et dans les moments les plus critiques ; à no ménager rien pour me garantir de celte affreuse damnation, où le réprouvé n'a pas seulement à souffrir du passé par le plus mortel regret, mais du présent par le supplice le plus douloureux. C'est la seconde partie.