‹ Œuvres completesChapitre 112 sur 141 · Saint-Amant, dit encore Tallem. de Réaux, « s’attacha à · texte numérisé non relu

Saint-Amant, dit encore Tallem. de Réaux, « s’attacha à

Epistre. 3/1

D’un seul bien-fait ma Clion te supplie ,

Et pour ce cas le genouil elle plie :

C’est que de grâce il te plaise ordonner Aux plats rimeurs qui t’iront lanterner,

A ton retour, de carmes ridicules ,

Bernes, soufflets, taloches et bacules ,

Ou pour le moins croquignoles sur front ,

Pour reparer la vergongne et l’affront Que ces faquins aux viles cornemuses Font au noble art des neuf honnestes Muses ,

Et j’en seray mille fois plus content Que d’un brevet ou d’un acquit patent ,

Ou de l’affaire au bon Goulas1 commise ,

Lors qu’un matin en prenant ta chemise ,

Tu luy crias: « Expédiez le Gros!

« Je l’ayme bien, car il ayme les bros. »

M. de Metz ». — L’évêque de Metz était alors Georges d’Aubusson de la Feuillade.

1. Le sieur de Goulas étoit secrétaire des commandements de Monsieur, frère du Roi, avec 4,800 liv. de gages. M,le deMontpensier ne l’aimoit, dit-elle, ni ne l’estimoit. Un jour qu’elle reçut une lettre de lui, elle « la fit passer par dessus le feu, de crainte qu’il n’y eût quelque poison subtil ». — Pure grimace. M. de Goulas étoit d’ailleurs un personnage important. (Vov. Mém. de Retz.)

Page 1