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LE COMTE D’ARPAJON 1 ET DE RHODES

MARQUIS DE SEVERAC

Conseiller du Boy en ses conseils, chevalier de ses ordres et lieutenant general en ses armées.

Encore que ce me soit une espece de honte de vous présenter un recueil où il n’y ait rien à vostre gloire, je ne lais— seray pas de vous offrir cettuy-cy , tant pour tesmoigner en quelque sorte le ressentiment des puissantes obligations que je vous ay que pour me faire justice a moy-mesme , et donner quelques marques a tout le monde de l’ardente et véritable inclination qui m’a porté toute ma vie à vous honorer. Si j estois

1. De la maison d’Arpajon, originaire duRouergue; on en trouve des titres dès le XIIe, mais surtout au XIIIe siècle. 11 portoit écartelé, au premier, de gueule à la croix de 1 oulouse d or ; au second, d or à quatre pals de gueule, qui est Aragon-Severac ; au troisième, de gueule à la harpe d’or, qui est Arpajon; au quatrième, d’azur à trois fleurs de lis d’or, qui est de France , un bâton d’argent, qui est Bourbon-Roussillon. — 11 épousa successivement in une fille du marquis de Thémines, Gloriande de Lauzières; 2° Marie-Elisabeth de Simiane; 3° Catherine -Henriette d'Harcourt de Beuvron. Il fut créé duc et pair en i65i, et mourut en 1679 à Severac.

2. Il fut reçu chevalier de l’ordre du Saint-Esprit â la promotion de

Epistre.

un faiseur de panégyriques et que mon talent s’estendist aussi Rien sur la prose que peut-estre il se peut vanter par dessus e commun de s’estendre sur les vers, je tascherois , Monseigneur, de reparer en ce lieu l’injurieux silence de mes muses: e quand toutes les réglés des epistres liminaires s’en devroient plaindre, je vous en ferois icy une dont le volume seroit de beaucoup plus gros que celuy mesme que je vous de die. La Fiance , 1 Alsace , la Flandre3, la Lorraine, l’Italie4 et le lûussillon , où vos vertus héroïques ont éclaté avec tant de succès glorieux, et pour le bien de cet Estât et pour l’honneur propre de cette grande et illustre maison dont vous estes descendu , et dans laquelle vous pouvez conter entre vos ayeux des roys d’Arragon et des comtes de Thoulouze6, y fourniroient de superbe theatre à vostre valeur. Je ferois voir que la pluspart de tous ceux qui commandent aujourd’huy dans nos années vous ont obey, et tiennent encore à gloire d’avoir esté les apprentifs d'un si digne maistre. Je dirois que le retardement dont on a usé jusques icy à vous conférer le grade militaire ' qui vous est dû est plustost une judicieuse considération que 1 on fait de son peu de prix à l’esgard de vos services qu un refus ingrat aux mérités de vostre personne. Je m’y estendrois sur vostre fameux voyage de Malte 8, et, sans mettre en jeu ny les exagérations, ny les hyperboles, je monstrerois que le seul bruit de vostre nom et la seule crainte qu’eut le

Au co™bat de Pelissant, il reçut neuf blessures, leva en rGai un regmient d infanterie, et se distingua en 1622 au siège de Montauban.

Il lut fait maréchal de camp au siège de Tonneins.

2. Gouverneur de Ranci et de la Lorraine, il prit Lunéville au fort de 1 hiver.

!! contribua à une défaite des Espagnols à Saint-Omer.

T Se dJstb,Bua à Casab dans le Montferrat et dans le Piémont., de'Perp^i mT ElnC ** ^alce’ et Proté8'ea notre armée occupée au siège

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