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V. note 1, l’explication des armes du comte

i l \ 6 C°nî,t® dArPajon. déjà lieutenant- général, ne pouvoit préten* dre alors qu a la dignité de maréchal de France : il ne l’obtint jamais •

dÏÏTm’ UA l651’ dCUX anS 3prèS C6Ue épitre’ 11 fut nommé duc et pair. « M. d Arpajon mouroit d’envie d’être maréchal de France et

pesta fort quand Gassion le fut. » - V. Tallemant , IV, 1 86.

8. En 1645, il partit volontairement pour défendre Malte , attaquée

Epistre. 3 77

Turc de vostre courage, de vostre conduite et de vostre longue expérience au niestier de la guerre , l’empescherent d’assieger cette isle-là , et possible de réduire sous le joug ce ferme et noble rempart de la chrestienté : de sorte que Ton peut dire , par une reflexion agréable , que vostre propre réputation s’opposa en quelque maniéré à elle-même , et que la grandeur de vos actions passées vous interdit alors la grandeur de vos actions avenir. Permettez-moy, s’il vousplaist, Monseigneur, que je vous die, sur ce propos, combien je vous suis redevable en mon particulier de cette genereuse entreprise1, et , pour parler en poete, souffrez que je mesle ici quelques uns de mes cyprès parmy vos lauriers.

Je n’avois que deux freres, que les armes des Mahometans m'ont ravy : le premier 2 fut tué en un furieux combat qui se donna à l’embouchure de la mer Rouge, entre un vaisseau malabare qui revenoit de la Meque et un vaisseau françois qui s’en alloit aux Indes orientales , sur lequel , tous deux poussez de la belle curiosité de voir le monde et de l’honorable ambition d’acquérir de la gloire , ils s'estoient embarquez ensemble au sortir des estudes. Le second3, après avoir receu cinq ou six playes en ce combat , dans le navire ennemy qu’ils avoient abordé; après avoir fait tout ce qu’un gener eux desespoir, ou, pour mieux dire ,

Tout ce que la fureur, mesprisant tout obstacle,

Inspire au sein d’un frère irrité du spectacle ;

après avoir esté renversé d’un coup de pique dans la mer ; après s’estre sauvé plus d’une lieue à la nage, tout blessé qu’il

par des forces turques considérables. Son heureuse intervention lui valut, de la part du grand-maître , Jean-Paul Lascaris , le privilège pour lui et ses descendants de porter sur le tout de leurs armes celles de l’ordre , avec l’écu posé sur la croix octogone , les extrémités saillantes. Un de ses fils , à son choix, devenoit chevalier en naissant , et prenoit le titre de grand’croix à l’âge de seize ans.

î. Les contemporains n’ont pas été sans voir ici un peu d’outrecuidance de la part de Saint-Amant. — Tallemant le trouve « fier à un point étrange , qui se loue jusqu’à faire mal au cœur. »

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