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Nom de guerre

2. Peut-être s’agit-il ici du fameux Robert Guérin, si connu sous le nom de La Fleur, et surtout de Gros-Guillaume. « Après avoir été long-temps boulanger, dit Sauvai, il devint farceur a l’iïôtel de Bourgogne , et prit le nom de La Fleur à cause de

du Pont-Neuf.

Que le chapeau de Tabarin 1 Et la flarae d’une chandelle,

Ont bien plus de constance quelle.

Bref , il m'en a tant discouru ,

Que j’en ay l’esprit tout bourru .

Item , j’ay veu chez la contesse La beauté qui me traisne en lesse , Bien que ses appas fassent flus Et qu’elle ait cinquante ans et plus.

Ouy-dà, je l’ay veue et baisée2, Cette vieille , cette rusée,

Qui semble encore, en se mourant, Crier à ce beau demeurant.

son premier métier. Ce fut toujours un gros ivrogne ; avec les honnêtes gens, une âme basse et rampante. Pour être de belle humeur, il falloit qu’il grenouillât ou qu’il bût chopine avec son compère le savetier dans quelque cabaret borgne. Il n’aima jamais qu’en bas lieu, et se maria, en vieux pécheur, à une fille assés belle et déjà âgée. — Voilà ses vices.

« Venons à ses belles qualités. Il étoit si gros, si gras et si ventru... »

1. Valet du charlatan Mondor, et bouffon. Sa fille épousa Gautier Garguille (Hugues Gueru , dit Flesselles) , et à sa mort un gentilhomme normand. Ses œuvres ont été imprimées : c’est un recueil de facéties plus ou moins grossières , parfois assez piquantes.

2 . « C’est une desplaisante coustume , dit Montaigne , et injurieuse aux dames , d’avoir à prester leurs lèvres à quiconque a trois vallets à sa suite , pour mal plaisant qu’il soit ; et nousmesmes n’y gaignons guères, car, comme le monde se voit party, pour trois belles il nous en fait baiser cinquante laides.»

« En France , dit H. Estienne (Apol. pour Hérodote ), le baiser entre gentilshommes et genti-femmes et ceux et celles qui en portent le nom est permis et trouvé honneste , soyt qu’il y ayt parenté, soyt qu’il n’y en ayt point. »

« Si madamoiselle est en l’église et arrive quelque gentil-

1 66 La Gazette du Pont-Neuf.

Un chat enragé que l’on berne,

Un jeune valet de taverne ,

Les dents d’un page en appétit,

Le jarret d’un gaigne -petit,

Marais dançant la bergamasque1,

Le vray Harlequin 2 sous le masque ,

Des anguilles dans un panier ,

Des chenilles sur un prunier,

N’entendent rien à la souplesse ,

Au prix des ressorts de sa fesse ,

Qui trouve en l’amoureux duel Le mouvement perpétuel.

J’ay bien d’autres choses à dire Qui nous fourniront dequoy rire Pour plus de six mois et demy,

Quand j’auray l’honneur, cher amy,

De voir si tu bois point à gauche Et si tu fais bien la débauché :

Car c’est l’unique passe-temps Où tous mes désirs sont contens.

Cependant, ma plume enervée,

Pour mettre fin à sa corvée Et n’ennuyer pas le lecteur,

Après avoir dit: Serviteur ,

lastre, il faut 'pour entretenir les coustumes de noblesse), encore que ce soit à l’heure qu’on est en la plus grande dévotion, qu’elle se lève parmi tout le peuple et qu’elle le baise bec à bec. A tous les diables telle façon de faire! Ad omnes diabolos lalis modus faciendi! » (Le prédic. Ménot, trad. par H. Estienne.)

1. Marais ou Marets étoit un danseur rival de Belleville et de Jacques Cordier, dit Bocan. (Sauvai, i, 329.)

2. Les trois plus célèbres arlequins ou héros de Bergame, comme on les appeloit , ont été Thomassin , Dominique et Carlin.

La Vigne. 167

Te supplie en rodomontade De prendre en gré cette boutade ;

Sinon, ton eu n’est pas trop loin:

Le papier vaut mieux que du foin.

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