‹ Œuvres completesChapitre 44 sur 141 · CHANSON A BOIRE · texte numérisé non relu

CHANSON A BOIRE

ayen , Maigrin , Butte, Gilot ,

Desgranges, Chasteaupers , et Dufour le bon Qu’un chacun eslise son parrain [falot,

Pour trinquer à ce prince lorrain î

Il nous permet qu’en liberté Sans aucun compliment on luy porte une santé.

Beuvons donc , il nous fera raison ,

Car il est l’honneur de sa maison.

Estant parmi les Allemans ,

Où son bras a plus fait que n’ont dit tous les romans ,

Il apprit à suivre les hazars De Bacchus aussi bien que de Mars.

Pour moy, disant ce qui m’en plaist ,

C’est de le voir seigneur de Briosne 1 comme il est.

Ce lieu vaut l’estât des plus grands roys ,

Puis qu’un Pot y tient autant que trois.

Aussi je veux faire un serment De vivre désormais pour le servir seulement ,

Et verser pour ce prince divin Plus de sang que je n’ay beu de vin.

Ainsi chantoient au cabaret Le bon gros Sainct- Amant et le vieux pere Faret , Celebrans l’un et l’autre à son tour La santé du comte de Harcour.

Vivat !

i. Briosne , petit bourg fortifié de Normandie. — Sans doute Chassingrimont , de la maison de Pot , y commandoit. De là ce vers :

* Puisqu’un Pot y tient autant que trois.

Sonnet.

SONNET1

ssis sur un fagot , une pipe à la main , Tristement accoudé contre une cheminée Les yeux fixes vers terre, et Taine mutinée, Je songe aux cruautés de mon sort inhumain.

L espoir, qui me remet du jour au lendemain, £ssaye a gaigner temps sur ma peine obstinée ,

Et me venant promettre une autre destinée , e .ait monter plus haut qu’un empereur romain.

Mais à peine cette herbe2 est-elle mise en cendre Uu en mon premier estât il me convient descendre’

Et passer mes ennuis à redire souvent :

>on , je ne trouve point beaucoup de dif De prendre du tabac à vivre d’esperance , bar 1 un n'est que fumée , et l’autre n’est qu

que vent.

SONNET

oicy le rendez-vous des enfans sans soucy Que pour me divertir quelquefois je frequente. Le maistre a bien raison de se nommer la Plante Lar il gaigne son bien par une plante aussy . ’

Vous y voyez Bilot pasle , morne et transy, omir par les nazeaux une vapeur errante ;

i; Le sonnet, si l’on en croit la tradition, auroit été compose chez un cabaretier nommé La Plante , du bour<* de Sau

“?• a Belle-Ile. Saint-Amant reparle de c La Se t son net suivant. au son-

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