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Le tabac, ou petun, comme disoient les burlesques

Vous y voyez Sallard chatouiller la servante , Qui rit du bout du nez en portrait raccourcy.

Que ce borgne a bien plus Fortune pour amie Qu’un de ces curieux qui , soufflant 1 alchimie , De sage devient fol , et de riche indigent !

Cestuy-là sent enfin sa vigueur consumée ,

Et voit tout son argent se résoudre en fumée; Mais lui, de la fumée il tire de l’argent.

SONNET

e voyant plus frisé qu’un gros comte allemant,

Le teint frais, les yeux doux, et labouche vermeille, Tu m’appelles ton cœur, ton ame, ta merveille, Etme veux recevoir pour ton plus cheramant.

Tu trouves mon maintien si grave et si charmant,

Tu sens à mes discours un tel goust en l’oreille ,

Que tu me veux aymer d’une ardeur nompareille,

Où désormais ta foy sera de diamant.

Pour me donner un nom qui me soit convenable,

Cloris , ton jugement est plus que raisonnable,

Je n’en refuse point le titre ny 1 usage :

Il est vrav, je le suis , tes propos sont certains ,

Sonnet.

SONNET

os attraits n ont plus rien q ue l’espée et la cappe ; Vostre esprit est plus plat qu’un pied d e pelerin ; Vous pleurez plus d’onguentque n’en fait Tabarin, E t qui voit v ostre nez le prend pour une grappe.

, avez le museau d’un vieux limier qui lappe ,

E œd d’un cochon rosty, le poil d’un loup marin ,

La chair d’un aloyau lardé de romarin ,

Et 1 embonpoint d’un gueux qui reclame Esculape.

Vous portez comme un eu longue barbe au menton ; Vostre corps est plus sec que le son d’un teston 4 ;

Vous berçastes jadis l’ayeul de Melusine,

Pièce de cabinet, quittez nostre quartier,

Et , prenant pour jamais congé de la cuisine ,

Qu’on ne vous trouve plus, sinon chez Dumonstier2.

SONNET

; ntrer dans le À d’une démarché grave,

' J(omme un cocq qui s’apreste à jouer de l’ergot •

; |emarjder Janneton , faire chercher Margot * üu IaJ'eune bourgeoise, à cause qu’elle est brave Fureter tous les troux , jusqu'au fond de la cave ,

Y rencontrer Perrette , et , daubant du gigot Dancer le bransle double au son du larigot; ’

1 uis y faire festin d’une botte de rave ;

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