BautrudeSerant,né vers i588,morten i665,krâ»ed’en
V!r?n,7VmS-’ fut Un desbeaux esPrits du règne de Louis XIII et de la Regence. Le Menagiana est plein de ses bons mots et de ses farces. Voy aussi Tallemant, III, 9s, édit. in-x8. -Bautru etoit de 1 Academie françoise. Pellisson ne cite aucun de ses ouvrages ; cependant l'Onosandre ou V Ane-homme , qui se trouve dans le Cabinet satyrique, est signé de lui. On a dit de lui m-âce à sa femme, qui garda son nom de Nogent pour ne°pas entendre prononcer à l’italienne par Marie de Médicis le nom ae Bautru : risum fecit , sed ridiculus fuit.
2. Il seroit trop long de donner la liste de tous les versificateurs d ordre infime, depuis Fortunat, Théocrite même, jusqu’au poete de Saint-Amant, qui ont cherché de semblables difficultés. M. Peignot a donné une poétique curieuse , sinon complète, des genres dont se moque Saint-Amant. Dans la Bibl. du théâtre fr an ç. on cite une puérilité de ce genre qui mérite d’être signalée (III, p. 65-66): « Hugues Millotet, prieur, chanoine en
CROTTÉ
Passoit pour miracle chez vous.
J’ay veu que vous preniez des noises Pour les Marguerites françoises1,
Et qu’eussiez joué des cousteaux Pour Nerveze et pour Escuteaux2;
l’église collégiale de Flavigny : Chariot de Triomphe , etc. Al fin du prologue, on trouve :
ipr acte.
2e acte.
3“ acte.
4** acte.
5e acte.
Sainte
Reine
priez
pour
nous.
Toutes les scènes de la présente tragédie commencent par chaque lettre de ces cinq paroles, et tous les acteurs et actrices qui ont représenté ladite tragédie ont leur acrostiche en leurs discours, par chaque lettre de leur nom et surnom. »
, . les Marguerites françoises ou fleurs de bien dire, par François Desrues , Coutançois, Rouen, 1625, in-12. Le titre de ce livre étoit devenu le nom des compliments et des façons de parler recherchées.
2. Nervèze et Des Escuteaux. Ces deux noms sont depuis long— temps synonymes de méchants auteurs. Les biographes ont" généralement dédaigné de s’en occuper. — Nousconnoissons du sieur de Nervèze, secrétaire de la chambre du roi , les Amours diverses , imprimées séparément d’abord , puis réunies en 2 vol. (Rouen, Cl. Le Villain, 1621, in-12), et dédiées à Sully et a son fils, le marquis de Rosny. Sa sœur étoit connue sous le nom de Nérésie parmi les précieuses, et elle écrivoit aussi. Le Cercle des femmes savantes de Jean de La Forge la célèbre sous le nom de Némésis. — Des Escuteaux a fait paroître entre autres , en i6o5, les Amours de Lydian et de Flo— viande, Paris, Du Bray, i6o5, 1 vol. in-12. Ce volume est dédié à dame Catherine de Mars , comtesse douairière de Caravas. Rien 11’est plus ridicule que son pathos : « Madame, si la sagesse n'avoit establi un empire aussi absolu en vostre ame que l’amour un pouvoir impérieux aux rayons de vos beaux
Le Poete
Et depuis peu mesme la Serre1, Qui livres sur livres desserre , Duppoit encore vos esprits De ses impertinents escrits.
Non , non , je ne suis pas si beste , Quelque longue que soit ma teste, Que je ne reconnoisse bien Que vous 1 estes ou n’estes rien.
Adieu , dames et damoiselles, Autant les laides que les belles ,
Si par fard on peut mériter Ce nom de belle , et le porter.
jeux Floriande, qui fut un soleil de beauté, n’auroit paru devant le jour des vostres, etc. » F
*îu”.et de La Serre, né vers 1600, mort en i665, a com-
en emlS,<ÎUr,S,lra8édieS; 11 S’y m0ntre Poseur de La Motte employant la prose : Pandoste, P yrame, Th. More», te Sac de
Carthage, le Martyre de sainte Catherine, Climène, Thésée. 11 étoit historiographe de France et conseiller d’Etat. La Serre écrivoit pour dedier; comme ses écrits ne se vendoient pas, il se rat-
inss°d’unrreS déd.,C,aaf;. 0n conserve a la Bibl- Mazarine le
ïœnvre ni etqU a k la reine’ et la re,iure est chefœuvre. Dans les notes de Brossette sur Boileau, on trouve
sur La Serre quelques curieuses anecdotes. On a de lui entre
» iêrTd ,0UVragf : “ Claire de la cour et i la mode, ou la maniéré decnre toutes sortes de lettres, tant sérieuses, morales,
delalaZ ITr’ mpmses’’ ««mette des compliments
OurseÎT n "“T - Par le,sieurde La Serre, Rouen, veuve
Malherbe* fva- V° * m'lI‘ La Serre dédie ce ïolume k M- d« “■ * Volcy une autre sta‘>« d« mon nom (lisez Memnon) que je vous présente comme à son soleil... Aussy estes-vous
de leuresMl T™'* d’Alhènes- » ï trouve des modèles e lettres sut des sujets comme celui-ci : « Lettre d’uDe dame
reûxSd’enePnSOn”lère dU commandemeilt de son prince amou-
CROTTÉ
Allez au Cours1, aux Tuilleries2 3,
Faites-y force drolleries,
Mais il n’en est pas la saison.
Ne bougez donc delamaison ,
J’entends ne bougez de la ville ,
Et là, d’une humeur bien civile Entre-visitez-vous souvent ;
Puis, feignant d’aller au convent ,
Glissez-vous en robbe discrette Chez la confidante secrette ,
Où vous attend le financier Avec boutique de mercier Et collation préparée Pour passer toute la soirée ,
Pendant que l'amoureux de cour Souspire en vain pour vostre amour.
Encore un coup, ô belle bande !
Pour adieu je vous recommande,
Si vous n’avez pire destin Aux successeurs de Roquentin3.
1. On donnoit ce nom à de« belles et grande s allées bordées de tillos », dit Richelet. « C’étoit un lieu agréable où étoit le rendez-vous du beau monde pour se promener à certaines heures. » Le Cours- la-Reine, planté par Marie de Médicis, hors des murs, le long de la Seine, avoit trois allées. (Voy. Furetière.) « Cette promenade étoit entourée de fossés et avoit aux deux extrémités deux grands portails. L’allée du milieu avoit six à sept toises de largeur. » A la suite de la Madonte , tragicomédie du sieur Auvray, on trouve, dans les « autres œuvres poétiques », une longue pièce sur la promenade du Cours — (p. 3 g-5i).