‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 24 sur 110 · SEANCE DU 10 AVRIL · texte numérisé non relu

SEANCE DU 10 AVRIL

Sur les menées des aristocrates contre les sociétés patriotiques

Un membre du comité de correspondance déclare qu'après examen de plusieurs lettres des sociétés de iCassel et de Saint^Ome. <1), le comité s'est convaincu qu'à la suite des manœuvres des ennemis du bien public, la première de ces sociétés a dû se dissoiudre. Sur la proposition du co'mité, cette affaire est renvoyée au comité des rapports de l'Assemblée nationale.

Robespierre prend la parole. Après diverses interventions, la Société nomme des commissaires pour suivre l'affaire de Cassel auprès du comité des rapports de l'Assemblée nationale

(1) Sur l'affaire de Saint-Omer, cf. Moniteur, VIII, 234; et lettre de Robespierre à la Société des Amis de la Constitution de Versailles (G. Michon, I, 107).

Mercure universel, t. II, p. 182.

« M. Robespierre. La société de Saint-Omer a été obligée de fuir, parce que les aristocrates la calomnioient et trompoient lâchement le peuple; voici une mesure qui a réussi dans ces cas à plusieurs sociétés; celle de Lille (2) étoit persécutée affreusement; elle a rendu ses séances publiques; le peuple y a couru en foule et ce peuple qui, avant, vouloient se porter contre elle, s'est déclaré bientôt son plus ferme appui. A Arras (3) les membres de cette société ont été je ne dis pas persuadés, mais convaincus qu'ils couroient le plus grand danger; on rend leurs séances publiques et les aristocrates sont rentrés dans le néant » (4).

(2) Robespierre était en relations avec la Société patriotique de Lille, à laquelle il avait adressé en février 1790 un certain nombre d'exemplaires de son « Adresse au peuple belgique » (cf. G. Michon, I, 64-65).

(3) Augustin Robespierre savait joué en 1790 un rôle important dans la formation de la « Société des Amis de la Constitution » d' Arras (cf. G. Michon, I, 73).

(4) Aucune mention ide cette intervention dans Aulard, II, 3o4-3o>7. Cf. également Le Contrepoison, t. II, n° 2 (cité par G. Walter, p. 720).

Société des Amis de la Constitution

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