LXXXI I
Robespierre à Réal 2 juin 1791}
En faveur de l'entrée de Buzut au tribunal criminel du Département de Paris (3).
Petion à Robespierre (sans date
Muu ami. Je viole les décrets, je me fais solliciteur. Il est vrai que mon délit n'est pas de la compétence de l'assemblée. Je vous demande pour mon parent, mon ami et mon hôte le droit de fournir des médicaments aux pauvres prisonniers maladf>s (4). On m'a dit que cette concession étoit de votre compétence. Je n'en sais rien.
Tout à vous.
(ie vendredi soii'. Petion.
(Hiltliotlièque de Nantes. — Collection Du- ^'iist-Matifeux, n" 232).
(1) 1^^ s xi.iKkisi.s MiMiflé.s jiins'i (lu nom de leur chef Vonck étalent les (lémocrates belges opposés aux Statistes ou aristocrates.
(2) Réal (l7-)r.-1832). Proiureur au Chatelet en 1789, fut avec Hébert substitut (lu pi-Oftireur <k- la Coninuine. Ami de Danton il contribua au 31 mai, ai-rêté avec les dantonistes, il fut libéré au 9 thermidoi-. Rédig'ea avec Méhée le Journal dfs Patriotes de S9, défendit Drouet au procès des
Rabouvistes. Favorisa le 18 brumaire, adjoint à Pouché, fut comte de l'Iimpii'o.
(3) Buzot fut élu viee-préeident du tribunal criminel le 25 juin 17^1 par 175 voix sur 275 votants. I.,e président était Petion. (Cf. Charavay. Assembh-e électorale de Parin, 1790-1791. p. 613),
(1) L'accusateur public avait les i>iisons sous su .surveillance.
Robespierre à la Société des Amis de la Constitution d'Arras (Paris, juillet 1791)
Messieurs,
Si les pénibles travaux dont j'ai été comme accablé, ont différé l'expression de la vive reconnaissance que je vous dois, le titre glorieux que vous m'avez décerné n'en est pas moins à mes yeux la plus douce de toutes les récompenses. Quiconque seaura vous apprécier, quiconque connaîtra tout le prix de l'estime d'un peuple sensible et généreux ne croira jamais qu'il ait pu la mériter. Je puis du moins me dévouer pour ma patrie, je puis lui sacrifier ma jeunesse, mon repos et ma vie ; j'en ai fait le serment, je l'accomplirai d'autant plus facilement que je n'avais -pas besoin de le prêter pour en remplir l'objet. Heureux si, après avoir obtenu les preuves touchantes de votre bienveillance, je puis encore emporter vos regrets !
Je vous prierai, Messieurs, dans ces momens de crise, de vouloir bien m'écrire quelquefois. Je suis votre frère, je suis votre concitoïen ; informés-moi quelques fois de ce qui intéj'essc ma famille et ma patrie. Robespierre (i).
(Citée par M. Ch. Vellay. La Nrritc hlciu', r-" août 1908).
Robespierre à la Municipalité de Toulon (6 juillet 1791
Robespierre adresse à la Municipalité de Toulon la même lettre, dans des termes absolument identiques, que celle ci-dessus envoyée à la Société des Amis de la Cainslitution d'Arras.
(Arcli. (^)imii. (le Toulon. Kévolution. D. 357. r 300, d'après l'étude citée de
M. .T. P.MIKS).
(1) r'i>tt<' li'ttff étnlt vniI«f!mbliibloTnoiU ^riito on répon.so !i une .adresse 'Mil no noiiH est im« parvenue ; nous ne .savons quel titre la Société des Amis
■I'- !■ ••..'...Il „ .)'\,r.,o venait de dé<-erm'r A Uol)i>Hpi.-nc.
Guffroy à Robespierre (Arras, 13 juillet 1791)
Il l'inlornie (ju'il a été dénoncé au Département parce qu'il a pris la défense des soldats du 2° bataillon du 68* Régiment, ci-devant Beauce, on a prétendu qu'il entretenait l'insubordination des soldats, on a mis en cause la Société des Amis de la Constitution. Il demande à Robespierre d'intervenir auprès du comité militaire pour que l'on ne fasse pas le rapport de l'affaire avant qu'il ait eu temps d'adresser la justification des soldats (|ui demandent à être entendus (1).
(Bibliothèque de Nantes. — Collection Duga.st-Matifeux, n" 50).
Legendre à Robespierre (Mantes, 25 juillet 1791)
Il envoie à Robespierre « défenseur ordinaire des citoyens opprimés pour leur patriotisme », copie de la lettre qu'il a adressée à l'Assemblée pour réclamer son retour dans ses foyers et sa comparution devant le tribunal qui sera indiqué (2).
(l'tiliicrs iiH'dils. TT. 180).