LXXXVIII
Robespierre au Maire de Marseille
Sans date, reçue le 27 juiflîet 1791.
Mkssikius.
Je regrette amèrement de n'avoir pu vous exprimer plus tôt tous les sentiments d'estime, d'attachement et de recon-
(1) Au sujet (le rinsubordlnation du 2'" bataillon du 68' Régriment cidevant Beauce, voir dans le Moniteur, lettre du ministre de la guerre à l'Assemblée, lue le 25 août 1791 et discussion du 28 août avec l'intervention de Robespierre et le décret rendu sur la proposition de Chabroud (TX,
(2) l^eRondre ven.iit d'Ctre arrôté A la suite du massacre du Champ de Mars. Il écrivit cotte lettre à Robespierre pour lui aemander d'intervenir en .sa faveur.
naissance que m'ont inspirés les lettres que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire. Ne doutez pas que je ne sois dévoué jusqu'à la mort à la cause de Marseille et à celle d(* la Constitution, à laque^Me elle est liée. Au milieu des factions qui menacent la liberté, au sein des persécutions qu'éprouvent quelques fois ses défenseurs, il est doux de penser qu'il est des lieux, où la vertu et les lumières des bons citoyens lui assurent un triomphe immortel sur. ses perfides ennemis. Je voudrais qu'il me fût permis de remettre actuellement sous vos yeux le tableau de la situation des affaires publiques, mais je dois vous prévenir qu'il existe aujourd'hui un système d'intrigues, de calomnies, dont le but est de tromper l'opinion publique par les récits les plus infidèles et quelque t'ois tes p'ius imposants sur les événements les plus décisifs pour le succès de la révolution, et sur la nature des dangers et des ennemis qui la menacent. Beaucoup de citoyens paraissent croire que Texaictitude de la poste n'est pas toujours scrupuleuse, lorsqu'il est question de la correspondance des corps ou des individus connus par leur patriotisme (1). Je suis avec un attachement fraternel.
Robespierre.
(Archives Municipales de Marseille. D-4 43, f IIG. Annales RCvol. mai-s-avril 1923, p. 121-132).
Robespierre à la Société des Amis de la Constitution d'Arras
(sans date)
Après avoir appris à ses compatriotes la scission qui a éclaté entr'e les Jacobins ot les F^'uillants, il leur reproche d'avoir penché pour ceux-ci et se plaint d'être calomnié auprès d'eux. « Il est nahu'cl que tous les ennemis du bien public soient les miens et qu'ils s'agitent surtout, au milieu de mes compatriotes, avec une vivacité proiMirlionnéo à mon dévouement pour Inur bonheur. »
(!'.. N. < 'mI:i!(i;:uc de vente du 1"» nuirs 1K."»8, 11. rii-c..")).
Cl) Voir h vo Niijct iiolif llvi<> : Ksmii sur l'Mstoiir du parti feuillant. A(lrii:n Duporl.
La Municipalité de Marseille à Robespierre (1" août 1791)
Le Maire et les officiers municipaux informent Robespierre de l'arrivée de sa Jtettre, le 26 ou 27 juillet, ils le félicitent et lui demandent de démasquer les traîtres qui peuvent lui être connus et qui « couverts du voile de la liberté qu'ils affectent de protéger, sont les seuls à craindre, si qurlque chose est. à craindre pour la constitution
(Arch. luun. de Marseille l)-4 1, f° 133. — Annales Rcvol. mars-uvrll 1923, \). 122-123).
Robespierre à la Municipalité de Toulon (10 août 1791)
Quoique je me l'egarde au-dessus des calomnies ùe tous ies ennemis du bien public, j'ai cru devoir les r&pousser depuis qu'ils les ont liées à un plan destructeur de la liberté. J'offre l'écrit que j'ai consacré en même temps et à ma défense et à celle de ma patrie, à ceux qui ont acquis des droits sacrés à sa reconnaissance et à la mienne (1).
Robespierre.
(.\reh. Coiiuuiiii. de ïoulcm. Hévolution. D. 3r>. r 40S).
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La Municipalité de Toulon à Robespierre (août 1791)
Elle le remercie et le félicite de ses efforts : « Nous n'avions pas besoin d€ oe « Mémoire » pour connaître les intentions qui vous dirigent, déjà vous étiez jugé dans nos consciences e! vous vous étiez fait autant d'amis, autant d'admirateurs qu'il y a d'officiers municipaux dans la Commune de Toulon ».
(1) Robespierre envoyait h Toulon son Adresse aux Français contre les menées des Feuilliints, particulièrement des triumvirs, Adrien Duport, Barnave et A. Lameth pour détiuiro le club des Jacobins.
Elle rinl'orme quelle est vexée, tourmentée, opprimée, par « la tourbe des bourgeois et des riches qui veulent dominer, qui sont soutenus par les Directoires du Département et du District >>.
(Arch. Comm. Toulon. Révolution D. 33.
f° 512 ; — étude citée de M. Parés).
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Robespierre à la Municipalité de Marseille (Paris, 10 août 1791)
Messieurs, J'ai reconnu dans votre dernière lettre tout le patriotisme généreux, l'attaichement inaltérable aux principes de la Constitution et à la liberté qui vous a mérité la reconnaissance de tous les Français, et qui vous assure pour jamai* les sentiments profonds d'estime et de fraternité que je vou.-: ai voué. Je ne connais aucune manière de les exprimer qui soit digne de vous que l'hommage d'un écrit (1) que je consacre à la patrie et à la liberté,, que je recommande à tous les amis de l'une et de l'autre. Robespiekrk.
(Arch. mun. de Marseille. D-4 43, f" 122, — Annales Révol. mars-avril 1923, p..
XOIV Guffroy à Robespierre (Arras, 12 août 1791)
Au sujet des soldats du 08" régiment détenus à la citadello d'Arras.
(Bibliotlièque de Nantes. — ColkH-tion Duîïast-Matifeux, n" 1).
La Municipalité de Marseille à Robespierre (17 aoûl 170t)
Blûe le remercie de sa lettre cl de l'écrit auquel ©Ile donnera la publicité nécessaire.
(Ardi. inuii. de Mai-seille. D-4 1, f" 140. — Annal R&t^ol mars-avril 1923, p. 124).
(1) Adrftiiti^ (le Mnximilicn Robrnpienr niix Fvnni:a i.t, pîinic fin juillet 1791. B. N. I.b 39/6224.
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Guffroy à Robespierre (Ai ras, 18 août 1791)
Malgré les Feuillants et leis corps administratifs, la Société des Annis de la Constitution d'Arras, dans une séance orageuse qui a duré de 5 heures à 9 heures et demie du soir, a résolu de « rester invariablement attachée aux Jacobins ».
(Bibliotlièque de Nantes. — Collection Duffust-Matifeux, n" 168).
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